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		<title>Forum africain sur les systèmes d’alerte précoce multirisques : le Sénégal, un modèle à consolider!</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Babacar Sene]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Sep 2026 22:39:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
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					<description><![CDATA[À Addis-Abeba, les acteurs africains de la prévention des catastrophes ont appelé les gouvernements à renforcer les systèmes d’alerte précoce et la préparation des communautés face à des risques de plus en plus nombreux. Pour le géographe environnementaliste Abdou Sané, le Sénégal dispose déjà d’importants [&#8230;]]]></description>
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<p class="has-drop-cap">À Addis-Abeba, les acteurs africains de la prévention des catastrophes ont appelé les gouvernements à renforcer les systèmes d’alerte précoce et la préparation des communautés face à des risques de plus en plus nombreux. Pour le géographe environnementaliste Abdou Sané, le Sénégal dispose déjà d’importants acquis, mais doit désormais franchir un cap décisif : mieux coordonner les initiatives sectorielles.Du 2 au 4 septembre 2026,&nbsp; Addis-Abeba, en Éthiopie, a accueilli le Forum africain sur les systèmes d’alerte précoce multirisques, organisé dans le cadre de l’initiative « Alertes précoces pour tous » (Early Warnings for All – EW4ALL).Organisé par le Bureau des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophe (UNDRR), en collaboration avec l’Organisation météorologique mondiale (OMM), la Commission de l’Union africaine (CUA), l’Union internationale des télécommunications (UIT) et la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR), le forum a réuni plusieurs institutions et acteurs engagés dans la prévention et la gestion des risques de catastrophe.Cette rencontre, accueillie par le gouvernement de la République fédérale démocratique d’Éthiopie, s’inscrit dans l’initiative lancée en 2022 par le Secrétaire général des Nations unies, avec une ambition forte : faire en sorte que chaque personne sur la planète puisse être protégée par un système d’alerte précoce multirisque.Revenant sur les principaux enseignements du forum, Abdou Sané, géographe-environnementaliste, ancien député, expert en réduction des risques de catastrophe, Champion de l’UNDRR, Chevalier de l’Ordre international de la protection civile et conseiller municipal de la commune de Ziguinchor, rappelle que les systèmes d’alerte précoce constituent aujourd’hui un outil essentiel de protection des populations.Ils permettent d’anticiper des phénomènes tels que les cyclones, les inondations, les sécheresses, les vagues de chaleur ou encore les incendies, afin de donner aux populations exposées le temps nécessaire pour se préparer et agir.Un système d’alerte précoce efficace repose, selon lui, sur quatre piliers fondamentaux : la connaissance des risques, la surveillance et la prévision, la diffusion et la communication des alertes, ainsi que la préparation et la capacité de réaction des communautés.L’enjeu n’est donc plus seulement de prévoir une catastrophe, mais de transformer l’information disponible en action anticipée et coordonnée.Sur ce terrain, le Sénégal dispose de plusieurs acquis qui méritent d’être consolidés. Sous l’impulsion de la Direction de la protection civile, le pays a engagé la mise en œuvre du Projet de résilience dans le Sahel, axé sur le renforcement de la résilience à travers des systèmes intégrés d’alerte précoce multirisques et des approches de développement territorial fondées sur les risques.Cette dynamique doit notamment se traduire par l’élaboration de plans régionaux de contingence pour les régions de Ziguinchor et de Kaolack.Le principe est simple : le système d’alerte précoce signale l’imminence d’un danger, tandis que le plan de contingence définit la manière dont les acteurs doivent réagir.Dans cette perspective, les deux régions sont appelées à renforcer leurs capacités de préparation et de réponse. Le projet de Plan national multirisque 2025-2027 identifie notamment Ziguinchor et Kaolack comme des territoires exposés à plusieurs risques, parmi lesquels le ravinement, les inondations, les feux de brousse et les épidémies.Ziguinchor et Kaolack passent à l’actionUne nouvelle étape sera franchie en septembre avec l’organisation de deux ateliers régionaux consacrés à l’élaboration des plans régionaux de contingence multirisques intégrant les actions anticipatoires.L’atelier de Ziguinchor se tiendra du 8 au 11 septembre 2026, tandis que celui de Kaolack est prévu du 14 au 17 septembre 2026.Ces rencontres seront conduites selon une approche participative associant les acteurs institutionnels, techniques, humanitaires et communautaires.Il s’agira notamment d’actualiser les profils régionaux des risques, de définir les scénarios de planification, de préciser les mécanismes de coordination, d’élaborer les plans de réponse sectoriels et les matrices de réaction rapide, mais également d’évaluer les besoins opérationnels et financiers nécessaires à la mise en œuvre des plans.Cette démarche s’inscrit dans les orientations du gouvernement du Sénégal, mais également dans le cadre de l’initiative Early Warnings for All, du Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe 2015-2030 et des principes de gestion intégrée des risques.Pour Abdou Sané, cette dynamique doit également beaucoup à l’engagement des autorités territoriales.Les gouverneurs, préfets et sous-préfets des régions concernées figurent parmi les acteurs clés de cette stratégie. Leur implication contribue à renforcer la résilience au niveau local et communautaire, notamment à travers les commissions auxiliaires de protection civile et la mise en place de cadres d’échanges permettant une meilleure utilisation de l’information issue des systèmes d’alerte précoce.Plusieurs initiatives témoignent déjà de cette volonté de territorialiser la gestion des risques.Abdou Sané cite notamment l’arrêté n°088 PD/KAF du préfet de Kaffrine, portant création d’un groupe de travail pluridisciplinaire basé sur les informations climatiques, dénommé GTP/SAP.Il évoque également l’arrêté n°033/PDB du 9 juillet 2014 du préfet de Bambey, portant création d’un groupe de travail pluridisciplinaire sur l’utilisation de l’information climatique dans le développement rural, ainsi que l’arrêté n°041/DZG/P du 28 février 2017 du préfet de Ziguinchor, portant création d’un groupe de travail pluridisciplinaire dans le cadre du Projet de renforcement de la gestion des terres et des écosystèmes (PRGTE).Alors, le Sénégal peut-il être considéré comme un « bon élève » en matière de réduction des risques de catastrophe ?« Pourquoi pas ! », répond Abdou Sané, qui estime que le pays dispose d’atouts importants. Mais cette appréciation est assortie d’une condition majeure : améliorer la coordination entre les différentes initiatives sectorielles.Santé, industrie, environnement, changement climatique, écosystèmes, systèmes alimentaires, hydrologie, hydrométéorologie : de nombreux secteurs produisent aujourd’hui des données, développent des outils et mettent en œuvre des actions de prévention.Pour l’expert, le défi consiste désormais à faire converger ces efforts.« Pour que l’ensemble de ces efforts soient féconds, il faut obligatoirement une meilleure coordination des actions, plus de mutualisation dans les actions des différents acteurs et une meilleure mise en cohérence des différentes interventions », souligne-t-il.Cette question de la coordination constitue, selon Abdou Sané, l’un des principaux enseignements des expériences internationales en matière de réduction des risques de catastrophe.Le Sénégal dispose déjà d’un cadre institutionnel permettant d’organiser cette gouvernance. Dans le cadre du Cadre de Sendai, le ministère de l’Intérieur demeure le point focal de la mise en œuvre de la politique nationale de réduction des risques de catastrophe, ce qui lui confère, selon l’expert, un leadership naturel dans la coordination des interventions.Le défi est donc moins de multiplier les initiatives que de les articuler, les mutualiser et les inscrire dans une vision commune de la résilience.À l’heure où les effets du changement climatique accentuent l’exposition des territoires africains aux risques, l’expérience sénégalaise montre ainsi une voie possible : renforcer les systèmes d’alerte, territorialiser la préparation, associer les communautés et surtout faire de la coordination entre acteurs le véritable levier d’une politique efficace de prévention des catastrophes.À Addis-Abeba comme à Dakar, le message est désormais clair : une alerte n’a de valeur que si elle arrive à temps, est comprise par les populations et déclenche une réponse organisée.Babaclimat journal Agropasteur&nbsp;</p>
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		<title>Révolution verte : pourquoi l’Afrique est elle restée à la marge ? pourquoi n’a-t-elle pas connu une transformation agricole?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Babacar Sene]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Sep 2026 20:37:34 +0000</pubDate>
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<p class="has-drop-cap">C’est à cette question que s’intéresse le Colonel Youssou Lo, IEF, MSc Soil and Water Conservation Engineering and Agronomy, dans une réflexion consacrée à la problématique du développement agricole et aux conditions d’une véritable souveraineté alimentaire africaine. Pourtant  l’Afrique est  dépositaire d’un patrimoine génétique végétal exceptionnel, pourquoi n’a-t-elle pas connu une transformation agricole comparable à celle de l’Asie ou de l’Amérique latine ? À travers une lecture historique et agronomique de la Révolution verte, amorcée dans les années 1960, le Colonel Youssou Lo met en lumière un paradoxe majeur : alors que plusieurs régions du monde ont réussi à transformer leur agriculture grâce à la recherche, à la maîtrise de l’eau, à l’intensification des intrants et à des politiques publiques volontaristes, une grande partie de l’Afrique subsaharienne demeure confrontée à des déficits alimentaires structurels.Pour lui, cette situation n’est pas une fatalité. Les expériences de l’Asie, du Brésil et de la Malaisie montrent, selon son analyse, que des contraintes agronomiques, climatiques ou pédologiques peuvent être surmontées lorsque la recherche, l’investissement et les politiques publiques convergent autour d’une stratégie de transformation agricole.L’expérience asiatique constitue l’un des exemples les plus emblématiques de la Révolution verte. Dans des pays densément peuplés où le riz représente une base essentielle de l’alimentation, l’amélioration de la productivité agricole est devenue un impératif stratégique.La mise au point de variétés de riz à haut rendement, associée au développement de l’irrigation, à l’utilisation d’engrais minéraux et à un encadrement technique rapproché des producteurs, a permis d’importants gains de productivité.Des pays comme l’Inde, l’Indonésie ou les Philippines ont ainsi considérablement renforcé leur production rizicole et réduit leur dépendance aux importations.Derrière cette transformation, souligne le Colonel Youssou Lo, se trouve surtout une politique agricole volontariste, articulant recherche variétale, infrastructures hydrauliques, accès aux intrants, financement et accompagnement des producteurs.Un enseignement particulièrement important pour l’Afrique, confrontée à une croissance démographique rapide et à une demande alimentaire en constante progression.Le deuxième exemple évoqué par le Colonel Youssou Lo est celui du Cerrado brésilien.Cette immense région de savane tropicale, couvrant près de deux millions de kilomètres carrés, était longtemps considérée comme difficilement exploitable pour une agriculture intensive. Ses sols acides et relativement pauvres en phosphore constituaient d&rsquo;importantes contraintes agronomiques.La recherche a pourtant permis de changer la donne.Grâce notamment aux travaux de l’Empresa Brasileira de Pesquisa Agropecuária (Embrapa), à la correction de l’acidité des sols, à l’apport de phosphore et à la sélection de variétés adaptées, le Cerrado est progressivement devenu l’un des grands bassins agricoles du Brésil.Le paradoxe devient alors particulièrement saisissant : certaines ressources biologiques africaines ont participé à cette transformation agricole réalisée hors du continent.Le Colonel Youssou Lo cite notamment Andropogon gayanus, une graminée originaire des savanes ouest-africaines. Introduite au Brésil à partir de matériel collecté notamment au Nigeria, cette plante a été sélectionnée et valorisée pour sa capacité à produire de la biomasse et à s’adapter aux sols acides et pauvres du Cerrado.Une ressource issue des écosystèmes africains est ainsi devenue un élément important de systèmes d’élevage et de production fourragère au Brésil.Le même phénomène est observé avec le palmier à huile, Elaeis guineensis, originaire du golfe de Guinée.Introduit en Asie du Sud-Est durant la période coloniale, il a fait l’objet d’importants programmes de recherche, d’amélioration variétale, d’organisation des plantations et d’investissement industriel.La Malaisie, puis l’Indonésie, ont progressivement construit autour du palmier à huile des filières intégrées allant de la recherche et de la production à la transformation et à l’exportation.Pour le Colonel Youssou Lo, cet exemple illustre une question fondamentale : comment expliquer que des ressources génétiques africaines aient pu contribuer au développement agricole d’autres régions du monde sans que l’Afrique ne soit parvenue à en tirer une valeur comparable ?Ce paradoxe, loin de constituer une fatalité, devrait au contraire conduire le continent à réexaminer ses propres ressources, ses capacités scientifiques et ses politiques agricoles.Pour expliquer le décrochage agricole africain, le Colonel Youssou Lo identifie plusieurs contraintes structurelles.La première est la forte dépendance à une pluviométrie irrégulière.Alors que l’irrigation a joué un rôle déterminant dans la transformation des agricultures asiatiques, une grande partie de l’agriculture subsaharienne reste dépendante des précipitations.Cette situation accroît les risques pour les producteurs, rend les campagnes agricoles moins prévisibles et limite les investissements à long terme.Pour l’ingénieur des Eaux ét Foréts , la question de l’eau apparaît donc comme l’un des principaux verrous à lever.Sans maîtrise de l’eau, difficile de construire une agriculture productive, prévisible et résiliente.La diversification : une stratégie de survie qui limite aussi l’intensificationCette diversité constitue une stratégie rationnelle permettant aux exploitants de réduire les risques liés aux aléas climatiques et aux fluctuations des marchés. Mais elle peut également disperser les moyens techniques et financiers disponibles.À l’inverse, les grandes transformations agricoles observées en Asie ou au Brésil se sont souvent appuyées sur des investissements concentrés dans certaines filières et certains territoires.L’enjeu pour l’Afrique serait donc de trouver un équilibre entre diversification, résilience et spécialisation productive, sans fragiliser les systèmes agricoles locaux.Le Colonel Youssou Lo insiste également sur le faible recours aux intrants agricoles dans de nombreuses régions africaines.Les sols tropicaux peuvent présenter des déficits importants en éléments nutritifs essentiels, notamment en azote, phosphore et potassium. Or l&rsquo;accès aux engrais, aux semences améliorées et aux autres facteurs de production reste souvent limité par leur coût, le manque de financement et la faiblesse des circuits de distribution.Pour lui, l&rsquo;enjeu n&rsquo;est pas de promouvoir une intensification aveugle, mais une intensification raisonnée, fondée sur la connaissance des sols, les besoins des cultures et la disponibilité de l’eau.Autrement dit, il ne s’agit pas simplement d’utiliser davantage d’intrants, mais de mieux les utiliser.Le foncier : impossible de faire une révolution agricole sans les femmesLa question foncière constitue un autre point central de la réflexion.Dans de nombreuses communautés rurales africaines, les femmes jouent un rôle majeur dans la production agricole et la sécurité alimentaire, mais leur accès sécurisé à la terre demeure insuffisant.Cette précarité foncière peut également limiter leur accès au crédit, aux intrants, aux équipements et aux technologies.Le constat du Colonel Youssou Lo est sans détour : aucune révolution agricole durable ne peut être construite en marginalisant une part aussi importante de la force productive rurale.La sécurisation foncière des femmes apparaît ainsi non seulement comme une question d’équité, mais aussi comme un levier de productivité, d’investissement et de souveraineté alimentaire.Au-delà de l’eau, des intrants et du foncier, le Colonel Youssou Lo appelle à une valorisation beaucoup plus ambitieuse du patrimoine génétique végétal africain.Le continent dispose d’une biodiversité agricole considérable et d’espèces adaptées à des environnements parfois extrêmement contraignants. L’enjeu serait donc de renforcer les capacités africaines de recherche, de conservation, de sélection variétale et de diffusion des innovations.Le paradoxe d’Andropogon gayanus ou d’Elaeis guineensis devrait, selon cette analyse, servir de signal d’alerte : l’Afrique possède une partie des ressources biologiques susceptibles de soutenir son développement agricole, mais ne dispose pas encore partout des systèmes scientifiques, économiques et institutionnels permettant de les valoriser pleinement.La principale leçon de cette comparaison internationale est peut-être là : la transformation agricole ne se produit jamais spontanément.L’Asie a investi dans l’eau, la recherche et les intrants. Le Brésil a mobilisé la science pour conquérir agronomiquement le Cerrado. La Malaisie et l’Indonésie ont construit des chaînes de valeur autour d’une ressource végétale originaire d’Afrique.L’Afrique dispose désormais de suffisamment d’enseignements pour construire son propre modèle.Pour le Colonel Youssou Lo, la souveraineté alimentaire africaine  et particulièrement l’autosuffisance rizicole devra nécessairement reposer sur plusieurs piliers : la maîtrise de l’eau, l’intensification raisonnée des intrants, la sécurisation foncière, notamment au profit des femmes, le renforcement de la recherche agronomique et la valorisation du patrimoine génétique africain.Le véritable défi n’est donc peut-être plus de savoir si l’Afrique possède les ressources nécessaires pour nourrir ses populations. Il est de savoir si elle saura transformer ses ressources en puissance agricole, en s’inspirant des expériences réussies ailleurs sans les reproduire mécaniquement.Le paradoxe de la Révolution verte pourrait ainsi devenir un formidable enseignement : des plantes africaines ont contribué à nourrir et enrichir d’autres continents. La prochaine révolution agricole pourrait consister à permettre à l’Afrique de valoriser pleinement, sur son propre sol, les ressources dont elle est l’un des berceaux.Babacar sene journal Agropasteur Page</p>
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		<title>Au Palais de la République : Serigne Cheikh Ndigal Sène, un guide religieux engagé pour la jeunesse, l’agriculture et le développement.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Babacar Sene]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Sep 2026 17:27:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Le Président de la République a reçu, samedi 5 septembre 2026, au Palais de la République, Serigne Cheikh Ndigal Sène, guide religieux particulièrement engagé dans l’éducation et l’encadrement de la jeunesse. Accompagné d’une forte délégation, le dignitaire religieux a été reçu dans le cadre d’une [&#8230;]]]></description>
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<p class="has-drop-cap">Le Président de la République a reçu, samedi 5 septembre 2026, au Palais de la République, Serigne Cheikh Ndigal Sène, guide religieux particulièrement engagé dans l’éducation et l’encadrement de la jeunesse. Accompagné d’une forte délégation, le dignitaire religieux a été reçu dans le cadre d’une rencontre qui illustre l’importance accordée aux forces sociales et communautaires dans les politiques de développement du Sénégal.Serigne Cheikh Ndigal Sène est bien plus qu’un guide religieux. Figure respectée dans le Sine et au-delà, il a progressivement inscrit son action dans une démarche où éducation religieuse, encadrement de la jeunesse, développement communautaire et activités productives se conjuguent.À travers les communautés qu’il accompagne, son engagement ne se limite pas à l’apprentissage du Coran. Il porte également sur la transmission des valeurs, l’éducation, la responsabilisation des jeunes et des femmes, mais aussi sur la promotion d’activités génératrices de revenus, notamment l’agriculture et l’élevage.Dans ses foyers et communautés, le guide religieux s’attache à transmettre aux jeunes des valeurs susceptibles de renforcer leur autonomie et leur capacité à contribuer au développement de leurs familles et de leurs territoires.La pratique de l’agriculture occupe notamment une place importante dans cette démarche. Elle est présentée non seulement comme une activité économique, mais également comme un outil d’insertion, d’autonomisation et d’ancrage territorial de la jeunesse.Cette orientation rejoint les enjeux actuels du Sénégal, confronté à la nécessité de créer davantage d’opportunités économiques pour sa jeunesse, tout en renforçant sa souveraineté alimentaire.La rencontre avec le Chef de l’État met également en lumière le rôle que peuvent jouer les guides religieux dans les politiques publiques destinées à la jeunesse.Au contact quotidien de nombreuses familles, d’enfants et de jeunes, les foyers religieux constituent des espaces de proximité qui peuvent compléter l’action des institutions publiques, notamment dans les domaines de l’éducation civique, de la transmission des valeurs, de la discipline, du travail et de la responsabilité individuelle et collective.Dans cette perspective, le rapprochement entre l’État et les acteurs communautaires apparaît comme un levier susceptible de renforcer l’efficacité des politiques publiques, particulièrement dans les territoires où les dispositifs institutionnels ne touchent pas toujours directement les jeunes.Mobiliser toutes les forces vives du paysAu cours de la rencontre, le Président de la République a rappelé l’importance de s’appuyer sur ces relais de proximité dans la mise en œuvre des politiques publiques en faveur de la jeunesse et du développement agricole.L’enjeu est de créer une dynamique dans laquelle État, familles, communautés, guides religieux, producteurs et organisations de jeunesse peuvent agir de manière complémentaire pour offrir aux jeunes de véritables perspectives.Dans un Sénégal appelé à investir davantage dans la formation, l’emploi, la citoyenneté et la responsabilisation de sa jeunesse, l’implication des acteurs communautaires peut constituer un atout majeur.La réception de Serigne Cheikh Ndigal Sène au Palais de la République dépasse ainsi le simple cadre protocolaire. Elle traduit une volonté de renforcer le dialogue avec des acteurs de terrain dont l’action quotidienne contribue à l’éducation, à l’encadrement et à l’autonomisation des jeunes.À travers l’agriculture, l’élevage et la transmission des valeurs, le message porté par le guide religieux rejoint ainsi une préoccupation centrale du Sénégal : donner à sa jeunesse les moyens de construire son avenir tout en restant solidement ancrée dans ses territoires.Babacar sene journal Agropasteur</p>
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		<title>COP17 à Oulan-Bator : Amazone Aïcha porte la voix des femmes maliennes pour la justice foncière et climatique .</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Babacar Sene]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Sep 2026 16:47:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
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					<description><![CDATA[À la COP17 de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD), tenue du 17 au 28 août 2026 à Oulan-Bator, en Mongolie, Amazone Aïcha, activiste internationale représentant l’UACDDDD-Mali dans le cadre du projet W4R, avec l’appui de la GIZ-Mali, a [&#8230;]]]></description>
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<p class="has-drop-cap">À la COP17 de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD), tenue du 17 au 28 août 2026 à Oulan-Bator, en Mongolie, Amazone Aïcha, activiste internationale représentant l’UACDDDD-Mali dans le cadre du projet W4R, avec l’appui de la GIZ-Mali, a placé les droits fonciers des femmes rurales au cœur de son plaidoyer. Une mobilisation qui entend faire de la sécurisation foncière un levier essentiel de résilience face au changement climatique et à la dégradation des terres.Dans un contexte marqué par l’accélération de la désertification, des effets du changement climatique et de la pression croissante sur les ressources naturelles, la question de l’accès des femmes à la terre s’est invitée au cœur des débats de la COP17.Parmi les voix de la société civile africaine présentes à Oulan-Bator, Amazone Aïcha a particulièrement défendu les droits des femmes rurales, en mettant l’accent sur leur accès, leur contrôle et leur sécurisation foncière.Représentant l’UACDDDD-Mali, elle a porté dans les espaces de dialogue de la COP17 les réalités vécues par les communautés maliennes, notamment par les femmes qui dépendent directement des ressources naturelles pour leurs activités agricoles et leurs moyens de subsistance.Placée sous le thème « Nourrir la terre, c’est nourrir l’espoir », la COP17 a réuni gouvernements, organisations internationales, chercheurs, acteurs de la société civile, organisations communautaires et défenseurs de l’environnement autour des réponses à apporter à la dégradation des terres et à la désertification.Les femmes jouent un rôle central dans l’agriculture, la gestion des ressources naturelles, la sécurité alimentaire et la résilience des communautés. Pourtant, elles restent souvent confrontées à des difficultés pour accéder durablement à la terre, la contrôler et bénéficier de droits fonciers sécurisés.Son plaidoyer vise ainsi à rappeler qu’il ne peut y avoir de justice climatique sans justice foncière, particulièrement pour les femmes rurales qui se trouvent en première ligne face aux conséquences de la dégradation des terres et des changements climatiques.Au-delà du plaidoyer, la participation d’Amazone Aïcha à la COP17 a été marquée par de nombreuses rencontres, des échanges d’expériences et des discussions avec des acteurs et actrices engagés dans la lutte contre la désertification et pour la résilience climatique.Ces échanges ont permis de partager les expériences et les réalités des communautés maliennes, mais également de découvrir d’autres initiatives et approches développées à travers le monde.Ils ont surtout contribué à renforcer les réseaux de solidarité et de collaboration autour de solutions plus inclusives, capables de mieux prendre en compte les besoins et les droits des femmes.À travers son engagement, Amazone Aïcha défend une conviction forte : la question foncière doit occuper une place centrale dans les politiques de développement durable et de lutte contre la désertification.La sécurisation des droits fonciers des femmes constitue, selon cette approche, non seulement une question d’équité, mais également un facteur d’autonomisation économique, de sécurité alimentaire et de résilience des territoires.Sa présence à Oulan-Bator constitue ainsi une nouvelle étape dans son engagement en faveur de la justice foncière et climatique.Au nom de l’UACDDDD-Mali, elle a contribué à porter la voix des femmes et de la société civile malienne dans un espace international consacré à l’avenir des terres et des communautés qui en dépendent.Elle a par ailleurs exprimé sa reconnaissance à la GIZ-Mali pour son accompagnement et son soutien, ainsi qu’à l’UACDDDD-Mali pour la confiance qui lui a été accordée.À travers ce plaidoyer, Amazone Aïcha entend poursuivre son combat pour que les femmes, en particulier celles des communautés rurales, puissent bénéficier de droits fonciers équitables et sécurisés, mais aussi participer pleinement aux décisions relatives à la terre, aux ressources naturelles et à l’avenir de leurs territoires.Babaclimat – Journal Agropasteu</p>
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		<title>AFS Forum 2026 in Kigali,Rwanda:ROPPA Calls for Farmer-Led Food Systems to Be Placed at the Heart of Policies and Financing.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Babacar Sene]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Sep 2026 16:26:55 +0000</pubDate>
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<p class="has-drop-cap">Present at the 20th edition of the Africa Food Systems Forum (AFS Forum 2026), held from August 31 to September 4 at the Kigali Convention Centre, ROPPA — the Network of Peasant and Agricultural Producers’ Organizations of West Africa — brought the voices of family farmers from across West Africa to the discussions.On the sidelines of the Forum, the regional network organized a press conference on September 3 focusing on the resilience of farmer-led food systems and the need to redirect agricultural policies and investments.“Investing in Africa’s agrifood systems, feeding nations, creating jobs, building resilience”: this was the theme that brought together public-sector actors, farmers’ organizations, technical and financial partners, researchers and private-sector representatives in Kigali for AFS Forum 2026.Among the key stakeholders contributing to the discussions, ROPPA defended a clear position: the transformation of Africa’s food systems cannot be sustainable if family farms and locally rooted food systems are left on the margins.With its strong regional presence, ROPPA represents the voice of more than 30 million producers and their organizations in dialogue, advocacy and agricultural and food policy-making processes.In Kigali, ROPPA’s participation aimed in particular to contribute to discussions on agricultural investment, share the realities, visions and proposals of West African family farmers, and strengthen dialogue with policymakers and international partners.The network therefore brought several major concerns back to the centre of the debate: making family farming a priority for financing, promoting and protecting farmer-led food systems, supporting the agroecological transition, promoting local consumption and strengthening seed sovereignty.The effective inclusion of women and young people in agricultural policies and investments was also among the priorities defended by ROPPA.For the farmers’ network, the discussions in Kigali highlighted, above all, the persistent gaps between public policy orientations and the realities experienced in rural communities.In Kigali, ROPPA Raises the Alarm over the Resilience of Farmer-Led Food SystemsIt was in this context that ROPPA organized a press conference on September 3, 2026, on the sidelines of AFS Forum, devoted to the “resilience features of farmer-led food systems.”The meeting with the media was one of the highlights of the network’s participation in Kigali. It provided ROPPA with an opportunity to present and officially launch a series of initiatives resulting from its work on farmer-led food systems in West Africa, including the Thematic Booklet on Farmer-Led Food Systems.These publications are the outcome of action research conducted by ROPPA between 2024 and 2026 in nine countries. They translate lessons learned from the field into messages and proposals aimed at the various stakeholders capable of influencing the policies, investments and practices that shape food systems.ROPPA’s assessment is unequivocal: policies supporting food systems still do not sufficiently take into account the principles, practices and resilience capacities of farmer-led food systems.Hence the message from ROPPA representatives: “Farmer-led food systems must no longer be left on the margins.”Speaking to journalists gathered in Kigali, ROPPA representatives denounced the gap between the concentration of a significant share of financing on agribusiness and the reality of rural areas, where farmer-led food systems play a decisive role in supplying populations and safeguarding food sovereignty.For the network, the transformation of Africa’s food systems must therefore begin with the realities of local territories and family farms.The advocacy agenda presented in Kigali focuses on several key levers: territorial markets, local consumption, local processing, agroecology, endogenous resources and knowledge, and the resilience of rural communities.“The transformation of food systems must start from the realities of territories and family farms, rather than leaving them on the margins of public policies,” ROPPA representatives stressed.The network also believes that territorial markets, local consumption and local processing are economic, social and food-system levers that should receive greater support.Responsibilities for Every Category of StakeholderIn Kigali, ROPPA did more than simply present findings. It also issued specific calls to different categories of stakeholders.To policymakers and regional institutions, ROPPA calls for policies that give greater recognition to farmer-led food systems, support local consumption and territorial markets, and create an enabling environment for inclusive, sustainable and resilient food systems.To civil society organizations and farmers’ organizations, ROPPA calls for stronger knowledge-sharing, the building of alliances, contributions to the renewal of agricultural policies, and advocacy structured around issues such as local consumption, school feeding and food sovereignty.Local and regional authorities are also being called upon to take action. They are encouraged to integrate farmer-led food systems into their local plans and budgets, invest in territorial markets and processing infrastructure, support local institutional procurement and strengthen the resilience of communities.Research institutions, for their part, are urged to bring their work closer to farmers’ realities, co-produce knowledge with producer organizations and move beyond a simple technology-transfer approach in favour of stronger support for farmer-led innovation.Farmers and Their Organizations: Full-Fledged Actors in Agricultural PolicyBeyond financing, ROPPA stresses the need for genuine participation by producers in the governance of food systems.According to the network, producers and their organizations must be involved in the formulation, implementation and monitoring of agricultural and food policies.Research institutions, local authorities, civil society, governments and technical and financial partners also have specific responsibilities to assume.ROPPA further considers the processes aimed at renewing regional agricultural policies, as well as the implementation of the Kampala Declaration, to be important spaces for advancing these proposals.In Kigali, the September 3 press conference therefore enabled ROPPA to move beyond simple participation in AFS Forum and open a broader space for dialogue around its proposals.Media organizations, policymakers, technical and financial partners, farmers’ organizations, civil society, researchers and local authorities are now being called upon to take ownership of these orientations and reflect on concrete ways to implement them.Through its participation in AFS Forum 2026, ROPPA is seeking to remind stakeholders of a reality that is often at the heart of debates about the continent’s food future: farmer-led food systems are not a sector to be protected on the margins of agricultural transformation. They are one of the foundations of food sovereignty, rural employment and the resilience of African territories.Babacar SeneAgropasteur Journal</p>
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		<title>AFS Forum 2026 à Kigali Rwanda :le ROPPA veut replacer les Systèmes Alimentaires Paysans au cœur des politiques et des financements.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Babacar Sene]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Sep 2026 14:37:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Présent à la 20e édition de l’Africa Food Systems Forum (AFS Forum 2026), tenue du 31 août au 4 septembre au Convention Centre de Kigali, le ROPPA , le Réseau des organisations paysannes et de producteurs de l’Afrique de l’Ouesta porté la voix des agricultrices [&#8230;]]]></description>
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<p class="has-drop-cap">Présent à la 20e édition de l’Africa Food Systems Forum (AFS Forum 2026), tenue du 31 août au 4 septembre au Convention Centre de Kigali, le ROPPA , le Réseau des organisations paysannes et de producteurs de l’Afrique de l’Ouesta porté la voix des agricultrices et agriculteurs familiaux d’Afrique de l’Ouest.&nbsp;En marge du Forum, le réseau régional a organisé, le 3 septembre, une conférence de presse consacrée à la résilience des systèmes alimentaires paysans et à la nécessité de réorienter les politiques et les investissements agricoles.« Investir dans les systèmes agroalimentaires africains, nourrir les nations, créer des emplois, bâtir la résilience » : c’est autour de cette thématique que se sont retrouvés à Kigali acteurs publics, organisations paysannes, partenaires techniques et financiers, chercheurs et représentants du secteur privé à l’occasion de l’AFS Forum 2026.Parmi les acteurs de premier plan présents dans les débats, le ROPPA (Réseau des organisations paysannes et de producteurs de l’Afrique de l’Ouest) a défendu une position claire&nbsp; la transformation des systèmes alimentaires africains ne peut être durable si elle laisse en marge les exploitations familiales et les dynamiques alimentaires portées par les territoires.Fort de son ancrage régional, le ROPPA porte la voix de plus de 30 millions de producteurs et de leurs organisations dans les espaces de dialogue, de plaidoyer et de construction des politiques agricoles et alimentaires.À Kigali, la participation du ROPPA visait notamment à contribuer aux débats sur les investissements agricoles, à partager les réalités, les visions et les propositions des producteurs familiaux ouest-africains, mais également à renforcer le dialogue avec les décideurs et les partenaires internationaux.Le réseau a ainsi remis au centre des discussions plusieurs préoccupations majeures : faire de l’agriculture familiale une priorité des financements, promouvoir et protéger les systèmes alimentaires paysans, accompagner la transition agroécologique, valoriser la consommation locale et renforcer la souveraineté semencière.L’inclusion effective des femmes et des jeunes dans les politiques et les investissements agricoles figure également parmi les priorités défendues par le ROPPA.Pour le réseau paysan, les échanges de Kigali ont surtout permis de mettre en évidence les écarts persistants entre les orientations des politiques publiques et les réalités vécues dans les territoires ruraux.À Kigali, le ROPPA interpelle sur la résilience des systèmes alimentaires paysans. C’est dans ce contexte que le ROPPA a organisé, le 3 septembre 2026, en marge de l’AFS Forum, une conférence de presse consacrée aux « traits de résilience des systèmes alimentaires paysans ».Cette rencontre avec les médias a constitué l’un des temps forts de la participation du réseau à Kigali. Elle a permis au ROPPA de présenter et de lancer officiellement une série d’actions issues de son travail sur les systèmes alimentaires paysans en Afrique de l’Ouest, notamment le Livret thématique sur les systèmes alimentaires paysans.Ces publications sont issues d’une recherche-action conduite par le ROPPA entre 2024 et 2026 dans neuf pays. Elles transforment les enseignements tirés du terrain en messages et propositions destinés aux différents acteurs susceptibles d’influencer les politiques, les investissements et les pratiques qui façonnent les systèmes alimentaires.Le constat porté par le ROPPA est sans ambiguïté : les politiques de soutien aux systèmes alimentaires ne prennent pas encore suffisamment en compte les principes, les pratiques et les capacités de résilience des systèmes alimentaires paysans donc désormais&nbsp; « Les systèmes alimentaires paysans ne doivent plus être laissés à la marge » estiment les représentants du ROPPA&nbsp;Devant les journalistes réunis à Kigali, les représentants du ROPPA ont dénoncé le décalage entre la concentration d’une partie importante des financements sur l’agrobusiness et la réalité des territoires ruraux, où les systèmes alimentaires paysans jouent un rôle déterminant dans l’approvisionnement des populations et la souveraineté alimentaire.Pour le réseau, la transformation des systèmes alimentaires africains doit donc partir des réalités des territoires et des exploitations familiales.Le plaidoyer porté à Kigali repose notamment sur plusieurs leviers : les marchés territoriaux, la consommation locale, la transformation locale, l’agroécologie, les ressources et savoir-faire endogènes et la résilience des communautés rurales.« La transformation des systèmes alimentaires doit partir des réalités des territoires et des exploitations familiales, et non les laisser à la marge des politiques publiques », ont insisté les représentants du ROPPA.Le réseau estime également que les marchés territoriaux, la consommation et la transformation locales constituent des leviers économiques, sociaux et alimentaires qui doivent bénéficier d’un soutien accru.Des responsabilités pour chaque catégorie d’acteursÀ Kigali, le ROPPA n’a pas seulement formulé des constats. Il a également adressé des appels précis aux différents acteurs.Aux décideurs publics et aux institutions régionales, il demande des politiques qui reconnaissent davantage les systèmes alimentaires paysans, soutiennent la consommation locale et les marchés territoriaux et créent un environnement favorable à des systèmes alimentaires inclusifs, durables et résilients.Aux organisations de la société civile et aux organisations paysannes, le ROPPA appelle à renforcer la diffusion des connaissances, construire des alliances, contribuer au renouvellement des politiques agricoles et structurer le plaidoyer autour de questions telles que la consommation locale, l’alimentation scolaire et la souveraineté alimentaire.Les collectivités territoriales sont également interpellées. Elles sont invitées à intégrer les systèmes alimentaires paysans dans leurs plans et budgets locaux, à investir dans les marchés territoriaux et les infrastructures de transformation, à soutenir les achats institutionnels locaux et à renforcer la résilience des communautés.Quant aux institutions de recherche, elles sont appelées à rapprocher davantage leurs travaux des réalités paysannes, à coproduire les connaissances avec les organisations de producteurs et à dépasser une logique de simple transfert de technologies au profit d’un soutien renforcé à l’innovation paysanne.Producteurs et organisations paysannes : des acteurs à part entière des politiques agricolesAu-delà des financements, le ROPPA insiste sur la nécessité d’une véritable participation des producteurs à la gouvernance des systèmes alimentaires.Pour le réseau, les producteurs et leurs organisations doivent être associés à la formulation, à la mise en œuvre et au suivi des politiques agricoles et alimentaires.La recherche, les collectivités territoriales, la société civile, les gouvernements et les partenaires techniques et financiers ont, eux aussi, des responsabilités spécifiques à assumer.Le ROPPA considère par ailleurs que les processus de renouvellement des politiques agricoles régionales, ainsi que la mise en œuvre de la Déclaration de Kampala, constituent des espaces importants pour faire progresser ces propositions.À Kigali, la conférence de presse du 3 septembre aura ainsi permis au ROPPA de dépasser le simple cadre de la participation à l’AFS Forum pour ouvrir un espace de dialogue plus large autour de ses propositions.Médias, décideurs, partenaires techniques et financiers, organisations paysannes, société civile, chercheurs et collectivités sont désormais appelés à s’approprier ces orientations et à réfléchir aux modalités concrètes de leur mise en œuvre.À travers cette participation à l’AFS Forum 2026, le ROPPA entend ainsi rappeler une réalité souvent au cœur des débats sur l’avenir alimentaire du continent : les systèmes alimentaires paysans ne constituent pas un secteur à protéger en marge de la transformation agricole. Ils sont l’un des fondements de la souveraineté alimentaire, de l’emploi rural et de la résilience des territoires africains.Babacar sene journal Agropasteur</p>
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		<title>« Foncier, pastoralisme et changement climatique : le Dr Tamsir Mbaye propose une nouvelle lecture des territoires sahéliens » axé sur l’intérêt scientifique et les enjeux de gouvernance des territoires sahéliens.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Babacar Sene]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 05 Sep 2026 19:17:09 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[A travers cet ouvrage sur * Gouvernance des territoires sahéliens * »: le Dr Tamsir Mbaye décrypte les mutations du foncier et des systèmes agro-sylvo-pastoraux au SénégalUn nouvel ouvrage consacré aux transformations des territoires ruraux sahéliens paraîtra prochainement à Dakar. Intitulé « Gouverner les socio-écosystèmes sahéliens [&#8230;]]]></description>
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<p class="has-drop-cap">A travers cet ouvrage sur * Gouvernance des territoires sahéliens * »: le Dr Tamsir Mbaye décrypte les mutations du foncier et des systèmes agro-sylvo-pastoraux au SénégalUn nouvel ouvrage consacré aux transformations des territoires ruraux sahéliens paraîtra prochainement à Dakar. Intitulé « Gouverner les socio-écosystèmes sahéliens : Institutions, foncier et transitions agro-sylvo-pastorales au Sénégal », ce livre du chercheur et expert sénégalais Dr Tamsir Mbaye entend apporter un éclairage scientifique sur les mutations qui traversent les espaces ruraux du Sénégal.Publié par L’Harmattan Sénégal, l’ouvrage compte 284 pages et sera disponible au prix de 19 000 FCFA. Sa date officielle de parution en 2026 reste à confirmer. Il est référencé sous l’ISBN 978-2-336-62928-5.Comprendre les mutations des socio-écosystèmes sahéliensLes territoires ruraux sahéliens sont aujourd’hui confrontés à de profondes mutations, sous l’effet conjugué du changement climatique, de la pression foncière, de l’évolution des systèmes agricoles, des transformations du pastoralisme et de la recomposition des institutions locales.Dans ce contexte, comprendre les interactions entre ressources naturelles, pratiques sociales, systèmes de production et mécanismes de gouvernance constitue un enjeu majeur pour accompagner les transitions écologiques et territoriales.À travers son ouvrage, le Dr Tamsir Mbaye propose une lecture intégrée des socio-écosystèmes ruraux sénégalais. Son analyse s’appuie notamment sur des recherches conduites dans trois espaces aux dynamiques particulièrement contrastées : la Casamance, le bassin arachidier et le Ferlo pastoral.L’auteur s’intéresse aux dynamiques agro-sylvo-pastorales, aux régimes fonciers hybrides, au rôle des institutions locales ainsi qu’aux mécanismes de résilience développés par les territoires et les communautés rurales.L’ouvrage met ainsi en évidence la complexité des relations entre les différents acteurs et usages des espaces ruraux. Agriculture, élevage, ressources forestières, accès à la terre et gouvernance territoriale y sont analysés comme des composantes interdépendantes des socio-écosystèmes sahéliens.Cette approche permet également d’interroger les conditions nécessaires à une meilleure articulation entre les politiques publiques, les institutions locales, les savoirs territoriaux et les stratégies d’adaptation des communautés face aux changements environnementaux et socio-économiques.L’une des principales originalités de l’ouvrage réside dans son approche interdisciplinaire, à la croisée de l’écologie, de la géographie, de la foresterie, du pastoralisme, de l’analyse institutionnelle et de la prospective.Cette démarche permet au Dr Tamsir Mbaye de dépasser une lecture sectorielle des problématiques rurales pour proposer une réflexion globale sur les conditions de transformation durable des territoires.Le livre contribue ainsi aux débats sur la gouvernance des ressources naturelles, la restauration des paysages, la résilience territoriale et les transitions agroécologiques au Sahel.À la croisée de la recherche et du développement, « Gouverner les socio-écosystèmes sahéliens » s’adresse à un large public : chercheurs, enseignants, étudiants, décideurs publics, praticiens du développement, organisations paysannes, acteurs territoriaux et professionnels engagés dans la transformation durable des territoires ruraux africains.Au-delà du Sénégal, la réflexion proposée par l’auteur entend alimenter les débats sur les réponses à apporter aux défis auxquels sont confrontés les territoires sahéliens : changement climatique, dégradation des terres, sécurisation foncière, développement de l’agriculture et de l’élevage, restauration des paysages et renforcement de la gouvernance locale.Disponible prochainement à Dakar; Publié par L’Harmattan Sénégal, maison d’édition et librairie basée à Dakar, l’ouvrage sera prochainement disponible au prix annoncé de 19 000 FCFA. Une possibilité de réservation est également annoncée.Titre : Gouverner les socio-écosystèmes sahéliens : Institutions, foncier et transitions agro-sylvo-pastorales au SénégalAuteur : Dr Tamsir MbayeÉditeur : L’Harmattan SénégalNombre de pages : 284 pagesISBN : 978-2-336-62928-5Prix : 19 000 FCFADate de parution : 2026, date précise à confirmer.Babaclimat Journal Agropasteu</p>
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		<title>Semences au Sénégal : trois systèmes, un même défi de souveraineté</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Babacar Sene]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 05 Sep 2026 18:11:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Dans un extrait de sa contribution au Livre blanc sur la semence au Sénégal, qui paraîtra prochainement, Simon Ndéné décrypte les trois systèmes semenciers qui structurent aujourd’hui la filière : paysan, formel et communautaire.La contribution de Simon Ndéne au futur Livre blanc sur la semence [&#8230;]]]></description>
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<p class="has-drop-cap">Dans un extrait de sa contribution au Livre blanc sur la semence au Sénégal, qui paraîtra prochainement, Simon Ndéné décrypte les trois systèmes semenciers qui structurent aujourd’hui la filière : paysan, formel et communautaire.La contribution de Simon Ndéne au futur Livre blanc sur la semence au Sénégal invite ainsi à dépasser les oppositions simplistes entre semences paysannes et semences modernes. Une lecture à s’approprier pour mieux comprendre les enjeux de la souveraineté semencière au Sénégal.La semence est bien plus qu’un simple intrant agricole. Elle est au cœur de la production, de la sécurité alimentaire et, plus largement, de la souveraineté agricole. Au Sénégal, derrière les débats sur l’accès aux semences de qualité se dessine une réalité plus complexe : plusieurs systèmes semenciers coexistent, se complètent, mais peuvent aussi se confronter.Dans une contribution qui paraîtra prochainement dans le Livre blanc sur la semence au Sénégal, Simon Ndéné met en lumière trois systèmes : le système semencier paysan ou traditionnel, le système semencier formel et le système semencier communautaire.Un éclairage particulièrement utile au moment où le Sénégal cherche à améliorer la productivité agricole tout en préservant ses ressources génétiques, ses savoirs endogènes et les pratiques des communautés rurales.Le système paysan : la semence qui se transmet de génération en générationLe premier système est celui des paysans eux-mêmes. Il repose sur une pratique ancienne : sélectionner les meilleures graines d’une campagne agricole, les conserver et les utiliser comme semences lors de la saison suivante.Ces semences circulent également entre producteurs à travers des mécanismes de solidarité profondément ancrés dans les communautés rurales : troc, échanges, dons et réseaux paysans.Pour Simon Ndéné, ce système est alimenté par les savoirs endogènes et constitue une composante essentielle de la stratégie de sécurité alimentaire. Les variétés locales, les cultivars traditionnels et les réserves conservées dans les greniers familiaux représentent ainsi un patrimoine agricole précieux, particulièrement pour les cultures vivrières, marginales et dites « orphelines ».L’Association sénégalaise pour la Production de Semences paysannes (ASPSP) s’inscrit dans cette dynamique en promouvant notamment des variétés traditionnelles et améliorées, non certifiées selon les normes conventionnelles, tout en utilisant également certaines variétés modernes.Le système formel : la semence sous contrôle et certificationÀ l’autre bout de la chaîne se trouve le système semencier formel, organisé autour d’un cadre institutionnel, législatif et réglementaire.Ici, la semence est soumise à des normes et à des exigences qui permettent d’assurer sa traçabilité à travers les différentes étapes de la chaîne : création et sélection des variétés, obtention et maintenance, production et multiplication, triage, conditionnement, distribution et commercialisation.Ce dispositif vise notamment à garantir la qualité et la conformité des semences mises à la disposition des producteurs.Simon Ndéné relève que le Sénégal a réalisé, au cours des deux dernières décennies, des avancées importantes dans la structuration de ce système.Le système communautaire : trouver le trait d’unionC’est précisément entre ces deux univers que se situe le système semencier communautaire.Présenté comme un système intermédiaire, il combine des éléments du système paysan et du système formel. Son ambition est notamment de permettre la transformation et l’intégration progressive du système informel dans le circuit réglementé, sans perdre de vue les réalités et les pratiques des communautés.Le défi est de taille : comment faire évoluer le système semencier sans marginaliser les savoirs paysans et les variétés locales ?Et surtout, comment garantir aux producteurs un accès, au bon moment et à un prix abordable, à un portefeuille variétal diversifié, sélectionné et certifié ?Pour Simon Ndéné, cette question est directement liée à l’amélioration de la productivité et de la production agricoles.Vingt ans de structuration et des acquis à consoliderLa contribution rappelle qu’entre 2004 et 2024, plusieurs programmes phares ont accompagné la consolidation du système semencier sénégalais, parmi lesquels le PSAOP, le COM-STABEX, le PPAAO/WAAPP et, actuellement, le FSRP pour la période 2024-2029.Cette évolution s’est traduite par plusieurs acquis majeurs : un cadre juridique et réglementaire renforcé, avec notamment une loi, trois décrets, des arrêtés et des règlements techniques et professionnels harmonisés avec les cadres internationaux et communautaires ; un cadre institutionnel et organisationnel impliquant de nombreux acteurs ; un portefeuille variétal homologué inscrit au Catalogue des Semences et Plants ; ainsi que des laboratoires et centres ou unités de triage et de conditionnement opérationnels.Le Livre blanc, un document à s’approprierÀ travers cet extrait, Simon Ndéné ouvre surtout une réflexion sur l’avenir du système semencier sénégalais.Le Livre blanc sur la semence au Sénégal, dont la publication est annoncée prochainement, devrait ainsi apporter un éclairage précieux sur les dynamiques, les acquis, les limites et les perspectives de la filière.Pour les producteurs, organisations paysannes, chercheurs, décideurs publics, acteurs privés, partenaires techniques et financiers, mais aussi pour les professionnels de l’information agricole, ce document mérite d’être lu, connu et surtout approprié.Car derrière la question apparemment technique de la semence se joue une question beaucoup plus fondamentale : qui maîtrise les semences maîtrise en grande partie les conditions de production et donc une part essentielle de la souveraineté alimentaire.La contribution de Simon Ndéné au futur Livre blanc sur la semence au Sénégal invite ainsi à dépasser les oppositions simplistes entre semences paysannes et semences modernes. Elle pose plutôt la nécessité de penser leur coexistence, leur complémentarité et leur articulation, au service des producteurs et de la souveraineté agricole du Sénégal.Le débat est lancé. Le Livre blanc est attendu.Babacar sene journal Agropasteur</p>
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		<title>BrookeWA-Commerce illégal des peaux d’ânes : la Côte d’Ivoire  face à un enjeu régional.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Babacar Sene]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 05 Sep 2026 14:28:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
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<p class="has-drop-cap">La lutte contre la maltraitance des ânes et le commerce illégal de leurs peaux pourrait connaître un nouvel élan en Afrique de l’Ouest.&nbsp;La rencontre entre Sidi Tiémoko Touré, ministre des Ressources animales et halieutiques de Côte d’Ivoire, et Emmanuel Bouré Sarr, Directeur régional de Brooke Afrique de l’Ouest, a placé la Côte d’Ivoire face à un enjeu qui dépasse désormais largement ses frontières : celui de peser dans la définition des règles et des décisions régionales destinées à mieux protéger l’espèce asine.Au-delà d’une simple rencontre institutionnelle, les échanges ont porté sur le positionnement de la Côte d’Ivoire dans les mécanismes de décision et de réglementation relatifs au bien-être animal, notamment dans la lutte contre la maltraitance, les vols, l’abattage clandestin et le commerce illégal des peaux d’ânes.<br>Pour Brooke Afrique de l’Ouest, la Côte d’Ivoire dispose d’un rôle potentiel majeur dans cette bataille. Membre de l’UEMOA et de la CEDEAO, et partie prenante des dynamiques de l’Union africaine, le pays peut contribuer à porter la question de la protection des ânes au plus haut niveau des agendas régionaux et continentaux.Car le problème ne peut plus être traité uniquement à l’échelle nationale. Les réseaux de commerce illégal ignorent les frontières administratives. Les animaux peuvent être volés dans un pays, acheminés à travers plusieurs territoires puis abattus clandestinement avant que leurs peaux ne rejoignent des circuits commerciaux internationaux.Face à cette réalité, une réglementation isolée risque de montrer rapidement ses limites.L’enjeu est donc désormais de parvenir à une réponse régionale cohérente, harmonisée et effectivement appliquée, associant réglementation, contrôle des mouvements, lutte contre les réseaux criminels, traçabilité et sanctions.La question centrale pour la Côte d’Ivoire est ainsi celle de sa capacité à prendre des positions et à participer activement à la construction des décisions régionales.Il ne s’agit plus seulement d&rsquo;appliquer des réglementations élaborées ailleurs, mais de contribuer à leur définition, notamment au sein des espaces UEMOA et CEDEAO, afin que les mesures adoptées tiennent compte des réalités des pays et des communautés qui utilisent les ânes comme animaux de travail.Cette implication pourrait également permettre de porter le sujet auprès de l’Union africaine et de favoriser l’émergence d’une approche continentale du bien-être des animaux de travail.Pour Brooke Afrique de l’Ouest, protéger les ânes exige de s’attaquer simultanément à l’offre et à la demande.Tant que les peaux d’ânes conserveront une valeur commerciale suffisamment importante pour alimenter des réseaux clandestins, les vols, les abattages et les pratiques cruelles continueront de menacer les populations asines.La réponse doit donc combiner sensibilisation, prévention, contrôle et répression. Il faut également rendre les activités des trafiquants plus difficiles, plus coûteuses et plus risquées, en renforçant les contrôles et les mécanismes de coopération entre États.Le Burkina Faso vient, de son côté, d’adopter de nouvelles mesures réglementaires sur le commerce des ânes, avec notamment l’interdiction de l’exportation des ânes et des cuirs d’âne.Cette décision montre que certains États commencent à considérer la protection de l’espèce comme une question relevant directement des politiques publiques et de la sécurité des moyens de subsistance des populations.Pour la Côte d’Ivoire, l’enjeu consiste désormais à s’inscrire dans cette dynamique tout en contribuant à une harmonisation des réponses, afin d’éviter que le durcissement des mesures dans un pays ne provoque simplement un déplacement des circuits illégaux vers un autre.La Côte d’Ivoire est également concernée par le démarrage du projet « Lutte contre le commerce illégal des peaux d’ânes en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale », déployé dans cinq pays.Cette initiative offre un cadre supplémentaire pour renforcer la coopération, documenter les pratiques, améliorer les politiques publiques et favoriser le dialogue entre les différents acteurs engagés dans la protection de l’espèce.Derrière les chiffres du commerce des peaux se trouve une autre réalité souvent moins visible : l’âne est avant tout un animal de travail.Transport de l’eau, des récoltes, des marchandises ou des personnes : dans de nombreuses communautés rurales africaines, sa contribution à la vie économique et sociale est considérable.La disparition ou la diminution des populations asines fragilise donc directement les moyens de subsistance des ménages qui en dépendent.D’autant que le renouvellement des populations est lent. La longue durée de gestation et certaines caractéristiques biologiques de l’espèce rendent sa reproduction et son élevage particulièrement exigeants.La rencontre entre Sidi Tiémoko Touré et Emmanuel Bourré Sarr intervient ainsi à un moment stratégique.Pour la Côte d’Ivoire, il s’agit désormais de transformer son intérêt pour la question du bien-être animal en positionnement politique et réglementaire, en faisant entendre sa voix dans les espaces où se construisent les politiques régionales.UEMOA, CEDEAO, Union africaine : la protection des ânes appelle désormais une réponse qui dépasse les frontières.L’urgence n’est plus seulement de dénoncer la cruauté du commerce illégal des peaux d’ânes. Elle est de construire des règles communes, de les faire appliquer et de coordonner les États pour fermer progressivement les espaces d’action aux réseaux de trafic.<br>À Abidjan, le dialogue engagé pourrait ainsi constituer une étape vers une ambition plus large : faire de la Côte d’Ivoire un acteur influent de la construction d’une politique régionale de protection des ânes et, plus largement, du bien-être des animaux de travail en Afrique.Babacar sene journal Agropasteur&nbsp;</p>
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		<title>Commerce illégal des peaux d’ânes : une nouvelle phase du projet lancée dans cinq pays d’Afrique à Abidjan en Côte d&#8217;Ivoire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Babacar Sene]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Sep 2026 22:17:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[La lutte contre le commerce illégal des peaux d’ânes entre dans une nouvelle phase en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale. Du 31 août au 3 septembre 2026, INADES-Formation et Brooke Afrique de l’Ouest ont réuni à Abidjan les principales parties prenantes du projet [&#8230;]]]></description>
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<p class="has-drop-cap">La lutte contre le commerce illégal des peaux d’ânes entre dans une nouvelle phase en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale. Du 31 août au 3 septembre 2026, INADES-Formation et Brooke Afrique de l’Ouest ont réuni à Abidjan les principales parties prenantes du projet consacré à la lutte contre ce commerce dans cinq pays : le Togo, le Bénin, le Tchad, le Nigéria et le Cameroun.Cet atelier de démarrage marque le lancement effectif de la nouvelle phase du projet, avec pour objectif de consolider les acquis de la première phase et de renforcer les actions destinées à lutter contre les circuits illégaux de commercialisation des peaux d’ânes.Pendant quatre jours, les participants ont procédé à un bilan de la première phase du projet, tout en partageant les principales leçons apprises et les expériences acquises sur le terrain. Les échanges ont également porté sur les priorités et les modalités de mise en œuvre de la nouvelle phase.Au cœur des travaux figuraient notamment le cadre logique du projet, le plan de travail, le dispositif de suivi-évaluation, la gestion des risques, la gouvernance ainsi que la feuille de route des 90 premiers jours.Ces différents outils doivent permettre aux équipes nationales et aux partenaires de disposer d’un cadre commun pour assurer une mise en œuvre cohérente et efficace des activités dans les cinq pays concernés.Au-delà de la planification opérationnelle, l’atelier d’Abidjan a constitué une étape stratégique pour renforcer la coordination entre les différents acteurs engagés dans la lutte contre le commerce illégal des peaux d’ânes.Pour Emmanuel B. Sarr, Directeur régional de Brooke Afrique de l’Ouest, cette rencontre constitue une étape déterminante pour la suite du projet.«« Cette étape demeure très importante pour la nouvelle phase du projet. Elle a permis de poser des bases solides et d’assurer une mise en œuvre efficace du projet dans les cinq pays concernés : Togo, Bénin, Tchad, Nigéria et Cameroun. »»La nouvelle phase entend ainsi capitaliser sur les enseignements tirés de la première, tout en renforçant la gouvernance, le suivi des interventions et la coordination entre les différents partenaires.Avec le lancement de cette nouvelle étape, INADES-Formation et Brooke Afrique de l’Ouest entendent poursuivre leurs efforts pour contribuer à endiguer le commerce illégal des peaux d’ânes, tout en renforçant les mécanismes de collaboration et d’action dans les cinq pays ciblés.Les conséquences du commerce illégal des peaux d’ânes pour les communautés, les équidés et les économies locales sont énormes ; Une filière clandestine qui menace les ânes, fragilise les communautés et saigne les économies localesAu-delà d’un simple commerce illégal, le trafic des peaux d’ânes constitue désormais un véritable enjeu économique, social et de protection animale. Derrière chaque peau exportée se cachent des pertes pour les éleveurs, des menaces sur les moyens de subsistance des communautés rurales et une pression croissante sur les populations d’ânes, indispensables au transport, à l’agriculture et aux activités quotidiennes de nombreuses familles.Face à cette situation, la lutte contre le commerce clandestin des peaux d’ânes ne peut plus se limiter à des opérations ponctuelles. Elle appelle une réponse structurée, associant pouvoirs publics, collectivités territoriales, organisations d’éleveurs, acteurs de la protection animale les communautés <a href="https://l.facebook.com/l.php?u=http%3A%2F%2Flocales.et%2F%3Ffbclid%3DIwcGRvZgVleHRuA2FlbQIxMABicmlkETFpYXo4U1ltSUFuczRYQk1jc3J0YwZhcHBfaWQQMjIyMDM5MTc4ODIwMDg5MgABHpNG05CzBB1nS_CJkCBELBlY4TDB_LSMGBqii9d_JNyFE9tnMTMHgZ5AHMh__aem_swfbBimJ6fGfkRwU9lvp4Q&amp;h=AUDTm11JSekE30tPw6HzjvTF9utZZQySoJ7YS40ixbilIeRC5WucW_Nb00y0ItnaAT_8MqbupxRbe7VAL3auBdMobiNX4ruGUExBOQkcSJef7k1YqW9vIA1Hd41tLs1KMDWeoWOvA09Oqw&amp;__tn__=-UK-R&amp;c[0]=AUCZdDIXX_Humub1GZmKbfT4bM2QoAnJEdd245NGcpWPQB0XvKUG_xQMsJ_Cp6maBhuzKmk8hp23hg1ImTSwFEK1su1_HWKmoEjp0PyqxhwvVRXVDUfu37sQS8VvsIZlQeVNdPAQ1iK9w-fqVam7uv21cgHaP6lqhHYg" rel="noreferrer noopener" target="_blank">locales.et</a> les médias La relance du projet doit ainsi marquer un tournant : mieux documenter le phénomène, renforcer la surveillance de la chaîne de commercialisation, sensibiliser les populations et surtout proposer des alternatives économiques durables.L’enjeu est désormais de passer a l&rsquo;action afin de tarir les circuits clandestins et de faire de la protection des équidés des Asins et des Camélins un véritable levier de développement local.Babacar sene journal Agropasteur</p>
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