Le projet MAFVA illustre un modèle de développement local qui allie innovation technologique, inclusion sociale et préservation de l’environnement, tout en renforçant la résilience des femmes transformatrices du secteur halieutique. Les bénéficiaires ont d’ailleurs exprimé le souhait de voir une phase de consolidation du projet, afin de pérenniser et étendre les acquis.
Le projet MAFVA – Make Artisanal Fish Processing Viable Again, mis en œuvre au Sénégal, vise à améliorer la viabilité et la durabilité de la transformation artisanale des produits halieutiques, notamment à travers le fumage du poisson. À l’issue de six mois d’activités sur les sites pilotes de Cayar, Mballing et Thiaroye, les résultats ont été présentés lors d’un atelier de restitution réunissant les parties prenantes du projet.
Porté par Enda Énergie, en partenariat avec la GIZ et financé par le ministère norvégien des Affaires étrangères, le projet a particulièrement ciblé le sous-secteur de la transformation du poisson, un secteur largement dominé par les femmes, qui représentent environ 75 % des acteurs.
Diaba Diop, présidente du Réseau des femmes transformatrices et mareyeuses de la pêche artisanale au Sénégal, a témoigné des effets positifs du projet qui constitue un nouveau souffle pour la transformation artisanale du poisson au Sénégal ; les bénéficiaires ont d’ailleurs exprimé à l’unanimité le souhait de voir une phase de consolidation du projet, afin de pérenniser et étendre les acquis
« Les fours Nopalé sont arrivés à point nommé. Ils nous permettent de travailler plus vite, plus proprement et avec moins de ressources. En 30 minutes, le poisson est fumé, et le four peut contenir jusqu’à une tonne de poisson. »
Elle a également mis en avant le soutien apporté en énergie solaire pour les sites, ainsi qu’en logistique, avec la mise à disposition de motos-tricycles pour le transport des produits transformés.
Babacar sene Journal Agropasteur/babaclimat
