À l’heure où les effets du changement climatique, la dégradation des parcours pastoraux et l’insécurité alimentaire fragilisent les territoires ruraux, la reconnaissance et le renforcement du rôle des femmes agro-pastorales apparaissent comme un levier stratégique majeur. Dans le contexte de l’Année internationale des éleveurs pastoraux et des paysages en 2026, la promotion de la prise de décision des femmes s’impose comme une priorité pour construire des systèmes de production plus résilients et durables au Sénégal.
Des femmes au cœur des systèmes agro-pastoraux notamment dans les zones sylvo-pastorales du Ferlo, la vallée du fleuve Sénégal et le bassin arachidier, les femmes jouent un rôle central dans le fonctionnement quotidien des systèmes agro-pastoraux. Elles sont activement engagées dans l’élevage de petits ruminants, la transformation des produits animaux (lait, fromage, beurre), la production agricole familiale, ainsi que dans la gestion de l’eau et des ressources naturelles.
Pourtant, malgré cette contribution essentielle à la sécurité alimentaire des ménages et à l’économie locale, leur rôle demeure insuffisamment reconnu. Les femmes restent largement marginalisées dans les instances de décision, qu’il s’agisse des organisations professionnelles d’éleveurs, des coopératives agricoles ou des cadres locaux de gouvernance foncière et environnementale.
Un déficit de reconnaissance et d’accès aux ressources qui confirment leur marginalisation se traduisant notamment par un accès limité des femmes à la terre, au bétail, aux intrants agricoles, aux services vétérinaires et aux mécanismes de financement.
Autant de contraintes qui freinent leur autonomisation économique et réduisent leur capacité à s’adapter aux chocs climatiques, économiques et sociaux.
Dans un contexte marqué par la variabilité climatique, la raréfaction des ressources pastorales et la pression foncière croissante, cette exclusion constitue un frein majeur à la résilience des territoires ruraux.
À l’occasion de l’Année internationale des éleveurs pastoraux et des paysages en 2026, les acteurs du développement rural plaident pour une gouvernance plus inclusive des systèmes agro-pastoraux. Favoriser la prise de décision des femmes apparaît ainsi comme un levier stratégique pour renforcer la durabilité des paysages sylvo-pastoraux et améliorer la sécurité alimentaire.
Cela passe par plusieurs actions clés portant sur la sécurisation des droits d’accès des femmes à la terre et aux ressources naturelles ;sur l’amélioration de leur accès au bétail, aux intrants, au crédit et aux marchés ; sur le renforcement de leurs capacités organisationnelles et techniques ; et sur la promotion de leur représentation effective dans les organisations d’éleveurs, les coopératives agricoles et les cadres de concertation territoriale.
Il s’agira d’aller vers un leadership féminin agro-pastoral où l’ l’objectif est clair en termes de renforcement du leadership ett de la gouvernance inclusive des femmes agro-pastorales au Sénégal, en particulier aussi bien dans les zones sylvo-pastorales que dans , la vallée du fleuve Sénégal et dans le bassin arachidier.
Cette dynamique vise à intégrer pleinement les femmes dans les mécanismes de décision liés à l’élevage, à l’agriculture familiale et à la gestion durable des territoires ruraux.
Au-delà de l’équité de genre, il s’agit d’un enjeu de développement durable, de souveraineté alimentaire et de résilience climatique. Car sans une participation active et reconnue des femmes, la transformation des systèmes agro-pastoraux sénégalais restera incomplète.
L’exemple du Sénégal est illustratif à Gandé dans la région de Louga dans l’Arrondissement de Keur Momar Sarr dans la zone sylvopastorale où le leadership des femmes agro-pastorales se conjugue à la résilience des territoires ruraux
Dans le contexte de l’Année internationale des éleveurs pastoraux et des paysages en 2026, la prise en compte du rôle stratégique des femmes agro-pastorales s’impose comme une priorité pour renforcer la résilience des territoires ruraux face aux changements climatiques, à la dégradation des parcours pastoraux et à l’insécurité alimentaire. L’exemple de la commune de Gandé, dans la zone sylvo-pastorale du Ferlo, illustre de manière concrète cette dynamique en construction.
À Gandé, les femmes sont au cœur du fonctionnement quotidien des systèmes agro-pastoraux. Elles sont les actrices clés du Systéme Agropastoral local.
Elles interviennent dans l’élevage de petits ruminants, la collecte et la transformation du lait local, la production agricole familiale, mais aussi dans la gestion de l’eau et des ressources naturelles, essentielles à la survie des ménages et du cheptel.
À travers des groupements féminins et des initiatives économiques locales, elles contribuent directement à la sécurité alimentaire des familles, à la diversification des revenus et à la valorisation des ressources du terroir. La transformation du lait local, notamment, constitue une source importante d’autonomisation économique et de création de valeur au niveau communautaire.
Malgré cette contribution déterminante, les femmes de Gandé demeurent encore faiblement représentées dans les cadres de décision relatifs à la gestion des ressources pastorales, à l’organisation de la filière élevage ou à l’aménagement des territoires ruraux. L’accès à la terre, au bétail, aux intrants, aux services vétérinaires et au financement reste limité, freinant leur capacité d’investissement et d’adaptation face aux chocs climatiques récurrents. Une reconnaissance encore insuffisante dans les instances de décision.
Cette situation reflète une réalité plus large observée dans les zones sylvo-pastorales du Ferlo, la vallée du fleuve Sénégal et le bassin arachidier, où les femmes agro-pastorales jouent un rôle central mais insuffisamment reconnu.
« La prise de décision des femmes, un levier de résilience à Gandé » considére Mme Mariama Bâ Présidente du GIE des Femmes pour le Développement de Gandé .
À Gandé, où plusieurs initiatives locales montrent toutefois que le renforcement du leadership féminin peut transformer durablement les systèmes de production, les les femmes participent aux décisions concernant la gestion du lait, l’organisation des marchés locaux, la transformation du lait ,la collecte, l’utilisation des ressources pastorales ou la répartition des revenus.; les effets positifs se font rapidement sentir en termes d’amélioration des revenus des ménages, meilleure nutrition, renforcement de la cohésion sociale et adaptation accrue aux aléas climatiques.
Dans le contexte de l’Année internationale des éleveurs pastoraux et des paysages en 2026, l’expérience de Gandé plaide pour une gouvernance plus inclusive, intégrant pleinement les femmes dans les mécanismes de décision liés à l’élevage, à l’agriculture familiale et à la gestion durable des paysages sylvo-pastoraux.
Vers une gouvernance inclusive et durable des territoires ruraux par et pour les femmes ; c’est le challengr des femmes pour arriver à renforcer la prise de décision des femmes agro-pastorales à Gandé tout en actionnant sur le curseur de la sécurisation de leurs droits d’accès à la terre et aux ressources naturelles ; de l’amélioration de leur accès au bétail, au crédit, aux intrants et aux marchés ; du renforcement des capacités organisationnelles et techniques des groupements féminins et de leur représentation effective au sein des organisations d’éleveurs, des coopératives et des cadres locaux de concertation.
Mme Mariama Bâ Présidente s’estime très heureuse « que Gandé, soit un exemple pour les territoires sylvo-pastoraux et au-delà de la commune , cette dynamique puisse constituer une source d’inspiration pour l’ensemble des zones sylvo-pastorales du Sénégal. »
Le leadership et la gouvernance inclusive des femmes agro-pastorales apparaissent ainsi comme des piliers essentiels pour promouvoir une agriculture familiale durable, une gestion responsable des paysages et une résilience accrue des territoires face aux défis climatiques et alimentaires.
À l’horizon 2026, l’exemple des femmes de Gandé rappelle que l’autonomisation économique et décisionnelle des femmes n’est pas seulement une question d’équité, mais un choix stratégique pour l’avenir des systèmes agro-pastoraux sénégalais.
Gandé une commune rurale en pleine dynamique de développement et Situé dans la région de Louga, ; le village de Gandé, anciennement communauté rurale, est aujourd’hui érigé en commune. Il fait partie de l’arrondissement de Keur Momar Sarr et se trouve à 54 km de Louga et à 12 km du village de Thiaméne.
La Commune de Gandé est composée de populations ouolofs, peulhs et maures. Elle polarise plusieurs villages environnants, notamment Thiaméne, Moukh Moukh et Coky. L’élevage, l’agriculture et le commerce constituent les principales activités économiques des habitants, contribuant à la vitalité et à la résilience de la localité.
En parallèle, la promotion du lait local à Gandé illustre l’importance des initiatives communautaires. Sous l’impulsion de Mme Mariama Ba, Présidente du GIE des Femmes, et avec l’appui du CNCR, les populations s’approprient progressivement ce produit local. Cette démarche renforce l’autonomisation des femmes et stimule l’économie locale, tout en favorisant la consommation de produits locaux de qualité.
Babaca Sene Journal Agropasteur