La capitale sénégalaise accueille, du 20 au 24 juillet 2026, la 5e édition de la Semaine Climat et Énergie, placée sous le thème : « Transformons durablement nos territoires : savoir, pouvoir, action climatique ». Organisée par Enda Énergie avec plusieurs partenaires nationaux et internationaux, cette édition met l’accent sur la préparation de la participation sénégalaise à la 17e Conférence des Parties (COP17) de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD), prévue du 17 au 28 août 2026 à Oulan-Bator, en Mongolie.Le temps fort de cette semaine sera la journée du 21 juillet, consacrée à une rencontre préparatoire réunissant notamment la Direction des Eaux, Forêts, Chasse et de la Conservation des Sols (DEFCCS), l’Agence Sénégalaise de la Grande Muraille Verte (ASERGMV), Enda Pronat, IED Afrique, IPAR, EGAP, GRET, Tree Aid, l’AMS et plusieurs autres organisations de la société civile.Le thème de la journée « synergie entre le triplet de Rio: climat, biodiversité et désertification -preparation a la COP17 de la CNULCD »Au-delà du partage d’informations, cette rencontre ambitionne de fédérer les expériences de terrain des différents acteurs afin de bâtir une position commune, documentée et porteuse de propositions concrètes à défendre lors de la COP17.Les organisations participantes présenteront leurs initiatives en matière de restauration des terres, de transition agroécologique, de sécurisation foncière, de gestion durable des ressources naturelles et de résilience face aux changements climatiques. Ces expériences serviront de base à l’élaboration de messages de plaidoyer et de recommandations destinés aux négociations internationales.L’objectif est également de faire le point sur l’état des négociations internationales, les priorités africaines et les enjeux spécifiques du Sénégal, tout en identifiant les contributions que les organisations de la société civile pourront porter dans les différents espaces de dialogue de la COP17 : dialogues ministériels, Forum des OSC, événements parallèles, Bulletin ECO et déclarations officielles.Valoriser les solutions localesLes organisateurs souhaitent mettre en lumière les bonnes pratiques développées par les organisations paysannes, les collectivités territoriales, les chercheurs et les communautés locales en matière de gestion durable des terres.La rencontre permettra notamment de promouvoir les transitions agroécologiques, les réformes foncières favorisant les droits des femmes et des jeunes, la gestion durable des parcours pastoraux ainsi que les approches communautaires de prévention de la sécheresse.Les participants réfléchiront également aux mécanismes permettant d’orienter davantage les financements climatiques et de biodiversité, notamment ceux du Fonds vert pour le climat et du Fonds pour l’environnement mondial, vers les projets locaux portés par les organisations de la société civile et les groupements de producteurs.L’un des résultats attendus de cette journée est la mise en place d’un Panel national des organisations de la société civile engagées dans la mise en œuvre de la CNULCD au Sénégal.Cette plateforme aura pour mission de renforcer la coordination des OSC, de porter une voix commune dans les négociations internationales et d’assurer un meilleur suivi des engagements pris par le Sénégal dans le cadre de la Convention.Les participants devront également adopter une feuille de route précisant les rôles des différentes organisations jusqu’à la COP17.Pour le Sénégal comme pour l’ensemble du Sahel, la COP17 revêt une importance particulière. La désertification, la dégradation des terres et les sécheresses répétitives fragilisent les systèmes agro-sylvo-pastoraux, accentuent la pression sur les ressources naturelles, alimentent les conflits d’usage et favorisent les migrations.Les organisations de la société civile estiment que leur participation doit être davantage structurée afin de peser sur les décisions internationales qui concernent directement les territoires ruraux.Elles plaident notamment pour une meilleure reconnaissance de la gestion intégrée des terres, l’accélération des réformes foncières, la promotion de l’agroécologie, le renforcement des droits fonciers des femmes ainsi qu’une meilleure articulation entre savoirs traditionnels et connaissances scientifiques.Quatre sessions au programmeLa journée préparatoire sera articulée autour de quatre grandes sessions.La première portera sur la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification, ses organes, les processus de négociation et le rôle des organisations de la société civile.La deuxième sera consacrée à l’état des négociations internationales, aux priorités africaines et à la mise en œuvre de la Convention au Sénégal.La troisième mettra en avant les expériences de terrain des organisations partenaires, notamment Enda Pronat, IED Afrique, IPAR, GRET, EGAP, Tree Aid et l’ASERGMV, autour de l’agroécologie, du pastoralisme, des droits fonciers et de la gestion durable des terres.Enfin, la quatrième session sera dédiée à la co-construction des messages de plaidoyer, à l’identification des espaces d’influence de la société civile durant la COP17 et à la validation de la feuille de route du futur Panel national des OSC.Des travaux en groupes permettront également d’élaborer des propositions pour le Bulletin ECO, les événements parallèles et les déclarations communes qui seront portées par la délégation sénégalaise en Mongolie.À travers cette cinquième édition de la Semaine Climat et Énergie, Enda Énergie et ses partenaires entendent faire émerger une société civile mieux organisée, capable de transformer les nombreuses expériences locales en propositions fortes pour influencer les décisions internationales en faveur de la lutte contre la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse.Cette Semaine Climat et Énergie 5 éme édition 2026 sera un rendez-vous stratégique dédié aux enjeux climatiques énergétiques et de lutte contre la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse.Elle se positionnera comme un espace d’échanges, de propositions concrètes et de sensibilisation avec les différentes plateformes partenaires qui favoriseront le partage d’expériences, le renforcement des capacités et la formulation de recommandations concrètes.Babaclimat /Journal Agropasteur