Le mois d’août aura été particulièrement chargé, bien au-delà de la traditionnelle période des vacances. Sur le plan international, il aura notamment été marqué par la COP17 de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD), qui vient de s’achever à Oulan-Bator, en Mongolie.
Cette conférence des Parties aura permis aux différents acteurs de se concerter autour des grands enjeux liés à la sécheresse, à la dégradation des terres, aux parcours et à la désertification, des problématiques qui touchent directement les communautés pastorales et agropastorales à travers le monde.
Parmi les résultats de cette COP17, dont la portée devra être appréciée dans le temps, L’Œil du Pasto choisit de retenir surtout une dynamique : la forte mobilisation des défenseurs du pastoralisme.
Ils étaient nombreux à s’être retrouvés en Mongolie, dans le contexte particulier de 2026, Année internationale des parcours et des éleveurs pastoraux. Une occasion privilégiée pour mieux se connaître, échanger les expériences, renforcer les liens et surtout préparer collectivement l’après-2026.
Car si les rideaux sont désormais tombés sur la COP17 à Oulan-Bator, pour les parcours, les éleveurs et les communautés pastorales et agropastorales, l’essentiel commence maintenant.
Il faudra transformer les engagements en actions, faire vivre les décisions prises et maintenir la mobilisation au-delà des grandes conférences internationales.
Cette couverture de la COP17 aura également été rendue possible grâce à la mobilisation de nombreux collaborateurs et partenaires.
L’Œil du Pasto tient donc à les remercier pour leur disponibilité, leur confiance et leur contribution, qui ont permis de suivre cette importante rencontre internationale et d’en partager les principaux enseignements avec les acteurs du pastoralisme
En cette fin du mois d’août 2026, l’actualité pastorale ne s’arrête évidemment pas aux portes de la Mongolie.
Entre les préparatifs de la rentrée scolaire et les échéances électorales, un autre rendez-vous se profile du côté de Sansa, dans les Pyrénées-Orientales (66).
Mme Denise Leiboff, présidente de la Fédération nationale des communes pastorales (FNCP), doit s’y rendre chez Antoine Tahoces, maire et vice-président de la FNCP pour les Pyrénées-Orientales. Elle y retrouvera notamment des éleveurs espagnols pour partager un moment autour d’une transhumance, illustration concrète de ce pastoralisme qui dépasse les frontières et rapproche les territoires.
De la Mongolie aux Pyrénées, des grandes conférences internationales aux rencontres de terrain, le message reste finalement le même : le pastoralisme se vit, se défend et se construit dans la durée.
Alors que le mois d’août touche à sa fin, L’Œil du Pasto souhaite à toutes et à tous une bonne reprise et une excellente fin d’année 2026.
Que ce soit à Callian, dans le Pays de Fayence et le Var, à Paris, en France, en Suisse, en Afrique ou ailleurs dans le monde, l’Observateur extérieur continuera de garder un œil attentif sur les parcours, les éleveurs, les territoires et les communautés pastorales.
Car après Oulan-Bator, l’histoire continue. Et pour le pastoralisme, l’après-2026 se prépare dès maintenant.
Par Christian Louis, l’Observateur extérieur