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À trois mois du grand rendez-vous climatique, André Corrêa do Lago défend le choix de l’Amazonie malgré des défis logistiquesLa 30ᵉ Conférence des Nations unies sur le climat (COP30) se tiendra du 10 au 21 novembre 2025 à Belém, au nord du Brésil, dans le Parque da Cidade, où de nouveaux bâtiments sont en construction pour l’événement. Ce sera la première fois qu’une COP se déroulera au cœur de l’Amazonie, région emblématique de la lutte contre le changement climatique.Dans un entretien accordé à l’AFP, André Corrêa do Lago, président de la COP30, a insisté sur la volonté du Brésil d’organiser une conférence tournée vers l’action concrète plutôt que vers de nouvelles promesses ambitieuses mais difficiles à mettre en œuvre. « Nous entrons dans une nouvelle phase : il faut se concentrer sur la mise en œuvre de ce qui a déjà été décidé », a-t-il déclaré.Plutôt que de négocier de nouveaux engagements contraignants, le Brésil proposera un « agenda de l’action » centré sur 30 objectifs clés, dont la sortie des énergies fossiles. Il s’agira de mesurer les progrès réalisés depuis l’Accord de Paris, en mobilisant aussi bien les États que les entreprises et autres acteurs non étatiques.« Certains pays prendront une direction, d’autres une autre, et certains secteurs pourront aller plus loin que leur gouvernement. L’important, c’est d’avancer », explique Corrêa do Lago.Le président de la conférence veut faire de la COP30 une tribune pour les populations marginalisées, déplacées ou invisibilisées, et souligne l’importance symbolique de Belém.Une COP au centre du peuple « C’est une ville aux portes de l’Amazonie, dans un pays très inégalitaire mais riche en diversité culturelle, en savoir scientifique et en initiatives économiques », souligne-t-il.L’organisation de la COP à Belém n’est pas sans défis. Des inquiétudes sur l’hébergementPlusieurs délégations, notamment celles des petits États insulaires, craignent que le coût élevé des logements ne limite leur participation. « Nous avons besoin d’inclusivité. Si des participants ne peuvent pas venir faute de chambres, la légitimité de la COP serait menacée. Nous faisons tout pour résoudre ce problème », assure Corrêa do Lago.La question de la sortie du pétrole et du gaz sera inévitablement abordée, alors même que le Brésil, champion des énergies renouvelables, projette d’explorer de nouveaux gisements pétroliers près de l’embouchure de l’Amazone.Un débat énergétique au cœur du pays hôte. « C’est un débat important pour le Brésil et pour le monde. Chaque pays aura sa propre manière d’atteindre les objectifs fixés », conclut le président de la COP30.Avec ce rendez-vous inédit en Amazonie, le Brésil veut démontrer qu’il est possible de conjuguer diversité, justice sociale et action climatique, dans un contexte où la patience de l’opinion publique face à l’urgence climatique s’amenuise.Babaclimat/ journal Agropasteur

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