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L’Institut international d’agriculture tropicale (IITA) mise sur la culture hydroponique semi-autotrophe (SAH) pour transformer la production de matériel végétal en Afrique. Cette innovation ouvre de nouvelles perspectives pour la sécurité alimentaire et le développement agricole du continent.

La culture hydroponique semi-autotrophe (SAH) prend de l’ampleur en Afrique subsaharienne. Développée et promue par l’Institut international d’agriculture tropicale (IITA), membre du consortium CGIAR, cette technologie novatrice change la donne dans la multiplication et la distribution de matériel végétal sain, en particulier pour les cultures à multiplication végétative comme le manioc et l’igname.

Une réponse aux défis agricoles et alimentaires que constitue le SAH qui permet de produire rapidement et à grande échelle des plants exempts de maladies ; il reste un atout crucial dans une région où l’accès à des semences de qualité reste limité.

 En collaboration avec les systèmes nationaux de recherche agricole et des partenaires privés, l’IITA a déjà déployé cette technologie dans plusieurs pays, dont le Ghana, le Libéria, le Nigéria, la Sierra Leone, la Tanzanie et l’Ouganda.

Cette mise à l’échelle favorise la création de pôles de production de semences décentralisés et de partenariats avec des entreprises agroalimentaires. Les agriculteurs bénéficient ainsi d’un accès plus rapide à du matériel de plantation de haute qualité, ce qui leur permet d’obtenir de meilleurs rendements, de réduire les pertes liées aux ravageurs et aux maladies, mais aussi de diversifier leurs revenus en devenant eux-mêmes producteurs de semences certifiées.

Le SAH reste une innovation reconnue à l’échelle continentale ; c’est pourquoi de l’avis du Dr Simeon Ehui directeur général de l’IITA et directeur régional du CGIAR pour l’Afrique. « La SAH est plus qu’une technologie : elle révolutionne les systèmes semenciers africains. En garantissant aux agriculteurs l’accès à du matériel végétal propre et fiable, nous transformons des vies, renforçons les marchés et consolidons la résilience face aux pressions climatiques et aux maladies « 

La reconnaissance de cette innovation par l’Africa Food Prize, distinction la plus prestigieuse sur le continent en matière d’agriculture, illustre son impact transformateur sur la sécurité alimentaire et le développement rural.

Former une nouvelle génération d’acteurs agricoles c’est le challenge réussi par ITA qui ces dernières années, la mise  en place des programmes de formation sur les protocoles SAH, à l’intention des entrepreneurs semenciers, des partenaires nationaux, mais aussi des femmes et des jeunes. L’objectif est de constituer une nouvelle génération de producteurs de semences et de leaders agroalimentaires capables de répondre aux besoins croissants du secteur.

Alors que l’adoption de la SAH continue de progresser, l’IITA travaille étroitement avec les gouvernements, les partenaires de développement et le secteur privé pour intégrer cette technologie dans les programmes agricoles nationaux. À terme, il s’agit de garantir aux communautés africaines un accès durable à des semences saines et de renforcer la résilience des systèmes alimentaires face aux défis du climat et de la démographie.

Babacar sene journal Agropasteur(source Agridigitale.net)

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