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Les représentants de 196 pays et de l’Union européenne se réuniront à Panama pour la 23e session du Comité chargé de l’examen de la mise en œuvre de la Convention (CRIC23) de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD). Pendant cinq jours, quelque 500 délégués issus des gouvernements, de la société civile et du monde académique feront le point sur les progrès réalisés dans la lutte contre la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse.Signataire de la CNULCD depuis 1996, le Panama s’est fixé pour objectif d’atteindre la neutralité en matière de dégradation des terres d’ici 2030. Le pays a identifié 31 zones critiques et mis en œuvre plusieurs programmes de reforestation et d’adaptation dans le Corridor sec, une région particulièrement vulnérable aux changements climatiques.En 2023, le Panama a connu l’année la plus sèche de son histoire, lorsque la pénurie d’eau a ralenti le trafic du canal de Panama, démontrant à quel point les sécheresses locales peuvent avoir des impacts économiques et logistiques à l’échelle mondiale.« Jamais auparavant un pays n’avait accueilli, la même année, les trois grandes conventions environnementales des Nations Unies sur le climat, la biodiversité et la désertification.À travers le CRIC23, le Panama réaffirme son engagement pour la nature et le développement durable », a déclaré Juan Carlos Navarro, ministre de l’Environnement du Panama.« Nous appelons à une gestion intégrée de ces trois piliers afin de relever la crise planétaire et de bâtir un avenir résilient pour nos communautés. »Selon la Secrétaire exécutive de la CNULCD, Yasmine Fouad, les sécheresses sévères et la perte de terres fertiles « mettent déjà à rude épreuve la production alimentaire et énergétique, déracinent les communautés rurales et menacent les moyens de subsistance de millions de personnes ».Elle a rappelé que la dégradation des terres touche au moins 20 % de la superficie totale de l’Amérique latine et des Caraïbes, et salué le rôle du Panama, « au cœur de la réponse collective régionale à travers son Engagement pour la nature et l’Initiative du Corridor sec régional ».Le CRIC23 mettra un accent particulier sur l’égalité de genre, en valorisant les bonnes pratiques et en identifiant les obstacles à la pleine participation des femmes notamment les femmes autochtones dans la gestion durable des terres.Ces dernières figurent parmi les plus touchées par la désertification, tout en étant en première ligne pour assurer la subsistance des familles et la sécurité alimentaire.Les chiffres récents de la CNULCD sont alarmants : le monde perd chaque année près de 100 millions d’hectares de terres saines, et plus de 70 % des terres se sont asséchées au cours des trois dernières décennies.Atteindre les objectifs mondiaux de restauration des terres nécessiterait 1 milliard de dollars par jour d’ici 2030, un montant inférieur aux sommes actuellement consacrées à des subventions et investissements non durables.Les travaux de la session, qui se tiendra au Centre de conventions de Panama (Panama City), porteront notamment sur l’examen des progrès réalisés et la formulation de recommandations pour renforcer la résilience à la sécheresse et atteindre les objectifs de 2030 ; la discussion du cadre stratégique post-2030 de la Convention ; des dialogues avec des parties prenantes clés : femmes, jeunes, peuples autochtones et communautés locales ; le lancement de l’Engagement pour la nature du Panama et la présentation de rapports majeurs sur la restauration des terres.Babacar sene Journal Agropasteur(Communiqué de presse (CNULCD)

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