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Le paysage agricole de Djilakhar, dans le département de Kaolack (arrondissement et commune de Ndiédiéng), connaît une transformation notable grâce à l’opérationnalisation de la Société de Coopérative des Producteurs Agroécologiques Solidaires (SCOOPAES). Avec plus de 250 membres, la coopérative s’impose désormais comme un acteur clé de la valorisation de la riziculture locale, du renforcement de la sécurité alimentaire et du développement économique communautaire.« Une dynamique portée par la production locale de riz »selon la Présidente de la Société de coopérative, Sayda Néné Mbodja ,Niass la Fille de Serigne Mamoune Niass. qui informe que « la production de riz réalisée à Djilakhar est principalement destinée à l’approvisionnement local, dans le cadre du partenariat entre le Programme Agricole Italie–Sénégal (PAIS) et l’Institut Sénégalais de Recherches Agricoles (ISRA) ».« L’opérationnalisation de notre coopérative est une réalité. dans mon terroir, à Djilakhar où plus de 250 hectares de riz paddy sont emblavés, ; les populations s’intéressent de plus en plus à nos activités au regard des résultats obtenus malgré que l’eau nous envahi », affirme-t-elle.La coopérative multiplie plusieurs variétés issues du programme ISRA–PAIS, notamment ISRI 12, sélectionnée pour la production de semences pré-base et base, ainsi que Nerica 4. D’autres variétés comme L19 ou Sahel complètent le portefeuille productif.Mme Niasse note également l’évolution du milieu naturel : « Dans notre zone, om les innondations font leur loi avec l’eau qui nous envahi de plus en plus ; la riziculture pluviale reste une alternative . ce qui constitue un véritable modèle d’engagement communautaire’Au-delà de la production, la SCOOPAES porte une vision sociale forte. Sa présidente s’illustre dans un engagement résolu pour l’atteinte de la souveraineté alimentaire, la lutte contre le chômage des jeunes,l a réduction de l’exode rural, et le développement des territoires. Pour elle, « l’agriculture reste l’un des piliers essentiels du développement économique du Sénégal ».Dans la région de Kaolack, la collaboration entre l’ISRA -PAIS et le PNAR soutient la transition vers une autonomie semencière locale, grâce à la production de variétés de riz adaptées au contexte du Bassin arachidier et à la diversification . Cette approche vise à réduire la dépendance extérieure, améliorer les rendements et renforcer les capacités techniques des producteurs.À Djilakhar, les effets sont déjà visibles :les paysages agricoles se transforment, les familles consomment désormais leur propre riz, la production sert à la commercialisation et à la multiplication des semences.Grâce au PNAR le Programme National d’Autosuffisance en Riz qui assure la cohérence dans les différentes interventions relatives au développement de la filiére riz local lancé depuis 2014 avec qui tout a commencé depuis 2017 plus de 250 hectares sont emblavés avec 20 Tonnes de semences l’année pasée « de l’avis de Mme la Présidente ,« Nous remercions nos partenaires, notamment le PAIS–ISRA et le PNAR, qui visitent régulièrement nos champs. Les résultats sont nets : nous disposons aujourd’hui de variétés adaptées à notre localité », déclare Mme Niasse, qui sollicite en outre les partenaires pour l’extension des aménagements dans le département de Kaolack notamment à Ndiaffate et Ndiédieng ; c’est aussi leur accompagnement dans la lutte contre l’avancé du sel et l’envahissement des eaux .Un appel à structurer davantage la filière semencière lancé par Mme la présidente de la SOOPAES qui insiste sur la nécessité de renforcer l’organisation des filières semencières locales et considére que l’initiative conjointe ISRA–PAIS, accompagnée par l’antenne régionale de Kaolack, « contribuera sans aucun doute au développement durable de la riziculture pluviale ». Babacar sene journal Agropasteur

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