0 6 minutes 3 heures
Spread the love

Le Burkina Faso s’apprête à importer 710 vaches gestantes en provenance du Brésil au profit des promoteurs de fermes d’élevage, dans le cadre d’une stratégie globale visant à moderniser les filières lait et bétail-viande.L’annonce a été faite dans un communiqué publié le samedi 24 janvier par le ministère de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques. Cette opération porte sur l’acquisition de bovins à haut potentiel génétique, destinés à renforcer la productivité du cheptel national.Selon les autorités burkinabè, cette importation fait suite aux discussions engagées en juin 2025 entre le Centre de promotion de l’aviculture et de multiplication des animaux performants (CPAMAP) et l’Institut Daniel Franco (IDF), une structure brésilienne reconnue pour son expertise en sélection animale et en élevage durable.

L’objectif affiché est de diffuser progressivement ces lignées génétiques améliorées auprès des éleveurs locaux, afin d’augmenter la production laitière et carnée, tout en contribuant au renforcement de la sécurité alimentaire.Après le Sénégal, le Burkina Faso s’inscrit ainsi dans une dynamique régionale reposant sur l’importation de races exotiques pour soutenir la transformation du secteur de l’élevage. Toutefois, cette option relance le débat sur la valorisation des ressources humaines et génétiques locales, ainsi que sur la volonté politique de promouvoir des stratégies endogènes de développement.Pour rappel, les premières opérations de transfert embryonnaire réussies ont été réalisées dès 1983 par feu le colonel Diop, ouvrant la voie à la mise en place du Programme d’insémination artificielle en 1998-1999, qui a été mis en œuvre pendant une dizaine d’années. Ce programme a toutefois connu un arrêt entre 2012 et 2015, avant de rester en léthargie pendant près d’une décennie, jusqu’au lancement des importations de vaches laitières à partir de 2017, avec l’Association nationale pour l’intensification de la production laitière (ANIPL) précédée par la mise en place en 2014 du PRADELAIT Le (Projet d’Appui au Développement de la Filière Laitière) , une initiative de l’Etat avec les acteurs de la Filiére Lait visant l’autosuffisance en lait et qui met l’accent sur la valorisation du lait local, la structuration des éleveurs et la modernisation de la production pour réduire les importations et stimuler la filière.

L’objectif affiché est de diffuser progressivement ces lignées génétiques améliorées auprès des éleveurs locaux, afin d’augmenter la production laitière et carnée, tout en contribuant au renforcement de la sécurité alimentaire.Après le Sénégal, le Burkina Faso s’inscrit ainsi dans une dynamique régionale reposant sur l’importation de races exotiques pour soutenir la transformation du secteur de l’élevage. Toutefois, cette option relance le débat sur la valorisation des ressources humaines et génétiques locales, ainsi que sur la volonté politique de promouvoir des stratégies endogènes de développement.Pour rappel, les premières opérations de transfert embryonnaire réussies ont été réalisées dès 1983 par feu le colonel Diop, ouvrant la voie à la mise en place du Programme d’insémination artificielle en 1998-1999, qui a été mis en œuvre pendant une dizaine d’années. Ce programme a toutefois connu un arrêt entre 2012 et 2015, avant de rester en léthargie pendant près d’une décennie, jusqu’au lancement des importations de vaches laitières à partir de 2017, avec l’Association nationale pour l’intensification de la production laitière (ANIPL) précédée par la mise en place en 2014 du PRADELAIT Le (Projet d’Appui au Développement de la Filière Laitière) , une initiative de l’Etat avec les acteurs de la Filiére Lait visant l’autosuffisance en lait et qui met l’accent sur la valorisation du lait local, la structuration des éleveurs et la modernisation de la production pour réduire les importations et stimuler la filière.Selon plusieurs études scientifiques menées à l’ISRA, le zébu Gobra demeure une race à fort potentiel bouché, avec des rendements carcasse estimés entre 50 et 55 %. Le centre de Dahra avait également accueilli des races Guzera dans les années 1980-1990, qui ont par la suite été réformées.Autant d’éléments qui interrogent sur l’équilibre à trouver entre importation de matériel génétique étranger et valorisation durable des acquis scientifiques et des races locales.Le chantier reste ouvert.

Babacar sene journal Agropasteur

Laisser un commentaire