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Réunis à Dakar, États, organisations régionales et partenaires techniques ont engagé une réflexion concertée pour endiguer le vol de bétail, une criminalité transfrontalière qui menace la sécurité, les économies rurales et la paix sociale en Afrique de l’Ouest.Dakar a abrité un atelier sous-régional consacré à la prévention et à la lutte contre le vol de bétail en Afrique de l’Ouest, marquant un tournant décisif vers une réponse régionale coordonnée face à ce fléau. À cette occasion, le ministre malien de l’Élevage et de la Pêche, M. Youba Ba, a réaffirmé l’engagement ferme du Mali à lutter contre cette criminalité qui fragilise le pastoralisme et alimente l’insécurité dans la sous-région.Lors des travaux, les participants ont examiné un diagnostic régional approfondi, partagé des expériences nationales et identifié des solutions innovantes en vue de renforcer la coopération entre les États. Cette rencontre stratégique a réuni des représentants des gouvernements, des organisations régionales ainsi que des partenaires techniques et financiers autour d’actions concertées.Le ministre malien a mis en avant plusieurs mesures fortes entreprises par son pays, notamment la criminalisation du vol de bétail, l’adoption d’une stratégie nationale de sécurisation du cheptel et le renforcement de la coopération régionale. Selon lui, ces actions visent à protéger les éleveurs, à stabiliser les systèmes pastoraux et à assécher les sources de financement des réseaux criminels liés à l’insécurité.Longtemps considéré comme un phénomène marginal, le vol de bétail est aujourd’hui reconnu comme une criminalité organisée à dimension transfrontalière, étroitement liée aux groupes armés et aux trafics illicites. Les pertes économiques qui en résultent sont estimées à plus de 467 millions de dollars par an, affectant gravement les économies rurales, la sécurité alimentaire et la cohésion sociale dans de nombreuses zones pastorales.Face à l’ampleur du phénomène, les États restent confrontés à d’importants défis, notamment l’insuffisance des cadres juridiques, la faiblesse des capacités d’enquête, l’absence de systèmes efficaces d’identification du bétail et une coopération régionale encore limitée. À cela s’ajoutent les effets du changement climatique, la pression foncière et l’insécurité, qui accentuent la vulnérabilité des éleveurs.L’atelier de Dakar apparaît ainsi comme une étape clé vers une approche collective et durable, fondée sur la solidarité régionale, pour endiguer le vol de bétail et préserver la paix et la stabilité en Afrique de l’Ouest.Babacar sene journal Agropasteur

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