Réunis à Dakar, les acteurs de la lutte antiacridienne ont dressé le bilan du projet régional financé par l’Agence française de développement (AFD) et mis en œuvre par la Commission de lutte contre le Criquet pèlerin dans la Région occidentale (CLCPRO). Objectif : renforcer la prévention contre le Criquet pèlerin à travers la surveillance, la recherche et une coopération régionale accrue.Le Criquet pèlerin reste l’un des ravageurs transfrontaliers les plus redoutables, menaçant la sécurité alimentaire, les moyens d’existence des populations rurales et la stabilité socioéconomique de la région ouest-africaine. Les épisodes récents de résurgence ont rappelé que seule une lutte préventive, basée sur une surveillance continue, une alerte précoce performante, une recherche appliquée et une coordination régionale solide, peut être efficace.Le projet, intitulé « Consolider les bases de la stratégie de lutte préventive et développer la recherche opérationnelle sur le Criquet pèlerin en région occidentale », mis en œuvre de janvier 2021 à décembre 2025, s’est articulé autour de quatre axes :l’introduction d’innovations technologiques pour améliorer la surveillance et la gestion des populations acridiennes ;l’analyse de l’impact du changement climatique sur la bioécologie du Criquet pèlerin ;la promotion de techniques de lutte respectueuses de l’environnement ;le renforcement de la coopération régionale pour une réponse concertée et efficace.À l’occasion de l’atelier régional de clôture, le Secrétaire exécutif de la CLCPRO, Mohamed Lemine Ould Hamouny, a souligné le rôle clé de la force d’intervention régionale, outil opérationnel mais aussi cadre de partage d’expériences et de transfert de compétences entre pays.Les travaux ont permis de présenter les résultats du projet, de discuter de l’évaluation externe, d’identifier les bonnes pratiques et les enseignements majeurs, et de définir les priorités de coopération future. Des groupes thématiques ont été constitués autour des innovations technologiques, du changement climatique et de la bioécologie, de la lutte respectueuse de l’environnement et de la coopération régionale.L’atelier a également été marqué par la participation de Mme Bintia Stephen Tchicaya, Coordonnatrice sous-régionale de la FAO pour l’Afrique de l’Ouest et Représentante de la FAO au Sénégal, témoignant de l’engagement constant de l’institution en faveur de la prévention des crises acridiennes et du renforcement de la coordination régionale.En conclusion, les échanges ont réaffirmé que la lutte contre le Criquet pèlerin ne peut être efficace que si elle est collective, anticipative et durable. Investir dans la prévention, la science et la coopération régionale, c’est protéger les récoltes, préserver les moyens d’existence des populations rurales et renforcer la résilience des systèmes alimentaires face aux chocs climatiques et biologiques.Babacar sene Journal Agropasteur
