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Dakar a accueilli un atelier stratégique réunissant les principaux acteurs du pastoralisme autour de la problématique grandissante des espèces végétales envahissantes, désormais identifiées comme un facteur majeur de dégradation des pâturages et de fragilisation des systèmes d’élevage au Sénégal et dans le Sahel.Au Sénégal, la question des plantes envahissantes dans les parcours du bétail s’impose aujourd’hui comme une priorité stratégique pour l’avenir du secteur pastoral. Réunis le 21 avril 2026 à Dakar, les acteurs du pastoralisme, les partenaires techniques et financiers ainsi que les institutions de recherche ont lancé une alerte forte sur les conséquences de ce phénomène sur la durabilité de l’élevage extensif.Organisé par le Réseau Billital Maroobé (RBM/Sénégal), avec l’appui du Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel Phase II (PRAPS II-SN) et de la FAO, l’atelier de partage des résultats d’études sur les espèces envahissantes a permis de mettre en lumière l’ampleur d’un défi écologique, économique et alimentaire de plus en plus préoccupant.Une menace directe pour la souveraineté alimentaireLa prolifération de plantes envahissantes réduit en effet la disponibilité du fourrage, altère la qualité nutritionnelle des pâturages et accentue la vulnérabilité des éleveurs face aux aléas climatiques et économiques.L’étude sur les plantes envahissantes soutenue par le PRAPS II a été menée en collaboration avec plusieurs institutions nationales de référence :le Centre de Suivi Écologique (CSE),l’Institut Sénégalais de Recherches Agricoles (ISRA),l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD).Cette synergie entre recherche scientifique, organisations pastorales et institutions publiques vise à mieux comprendre la dynamique des espèces invasives et à proposer des réponses adaptées.Vers une stratégie nationale de préservation des parcoursAu terme de cette rencontre, un consensus fort se dégage : la gestion des plantes envahissantes constitue désormais un enjeu majeur pour :la sécurité alimentaire,la résilience climatique,la préservation des moyens d’existence des éleveurs,la durabilité du pastoralisme sénégalais et sahélien.L’atelier, qui se poursuit jusqu’à la fin de la semaine, devrait déboucher sur des recommandations concrètes en matière de gestion écologique, de politiques pastorales et de renforcement institutionnel.Un défi écologique devenu priorité économiqueFace à l’intensification des pressions climatiques et environnementales, les espèces envahissantes ne sont plus seulement un problème écologique : elles représentent désormais une menace structurelle pour l’économie pastorale.Pour les acteurs réunis à Dakar, préserver les parcours pastoraux revient aujourd’hui à protéger l’avenir de l’élevage, de la souveraineté alimentaire et de la stabilité socio-économique du Sahel.Babacar sene journal Agropasteur

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