Dakar accueille du 12 au 14 mai 2026 la 5e édition des Rencontres internationales « Lait, vecteur de développement », un rendez-vous majeur consacré à l’avenir de la filière laitière en Afrique. À cette occasion, l’Institut international de recherche sur l’élevage présente une initiative innovante portée par AICCRA Sénégal pour renforcer les capacités des femmes entrepreneures et promouvoir un secteur laitier plus inclusif, compétitif et résilient.Le Sénégal a l’honneur d’accueillir, pour la deuxième fois, les Rencontres internationales « Lait, vecteur de développement », après des éditions organisées notamment à Rennes, Rabat et en Tunisie. Cette 5e édition réunit éleveurs, chercheurs, transformateurs, décideurs économiques et responsables publics autour d’un objectif commun : construire des solutions durables pour le développement de la filière laitière locale.Les Rencontres offrent ainsi une plateforme de dialogue entre les acteurs de terrain, les scientifiques et les décideurs politiques pour partager expériences, innovations et bonnes pratiques, avec comme ambition la co-construction de solutions adaptées aux réalités locales.C’est dans ce cadre que ILRI l’Institut international de recherche sur l’élevage / AICCRA Sénégal au service des femmes de la filière laitière a participé activement à l’animation d’un stand pour mettre en avant leurs solutions adaptées aux réalités locales avec la mise en place d’une initiative stratégique que constitue le programme Gender-Smart Livestock Accelerator (GSLA).Présenté au stand de l’ILRI par Lamine Diedhiou, représentant de AICCRA Sénégal, ce programme de trois mois vise à accélérer le développement de 30 PME et mini-laiteries dirigées par des femmes dans six régions prioritaires du Sénégal, notamment Louga, Linguère, Richard-Toll et Fatick.Les bénéficiaires reçoivent un accompagnement ciblé pour renforcer leur productivité, leur compétitivité et leur accès au marché, tout en adoptant des pratiques d’élevage durables et climato-intelligentes.Des résultats déjà encourageantsLa première cohorte du GSLA 2025 a démarré à Saint-Louis. Les premiers résultats témoignent de l’impact du programme :30 mini-laiteries formées ;23 à 30 femmes entrepreneures accompagnées ;100 % des participantes dotées d’une feuille de route financière ;6 régions couvertes.Le programme combine formation, coaching personnalisé, outils de gestion, solutions technologiques, accès au financement et diffusion d’informations climatiques pour faire des femmes les piliers de la chaîne de valeur laitièreLes données disponibles confirment le rôle central des femmes dans toute la chaîne de valeur du lait. Elles assurent la traite, la transformation et la commercialisation du lait, tout en assumant d’importantes responsabilités familiales et domestiques.Malgré les nombreuses contraintes qu’elles rencontrent, leur engagement demeure essentiel pour le développement du lait local au Sénégal.Il s’agira d’aller avec les femmes vers un secteur laitier plus inclusif et résilient en intégrant technologie, gestion, finance et innovation climatique.Le programme GSLA contribue ainsi à bâtir un secteur laitier plus compétitif, inclusif et résilient, porté par des femmes mieux formées, mieux informées et mieux financées.Comme l’a souligné Lamine Diedhiou :« Investir dans les femmes, c’est investir dans un écosystème plus fort, plus résilient et plus durable pour toute la filière lait au Sénégal. »À travers cette initiative, l’ILRI et ses partenaires démontrent que l’autonomisation économique des femmes constitue un levier stratégique pour accélérer la transformation durable de la filière laitière et renforcer la souveraineté alimentaire du Sénégal.Babacar sene journal Agropasteur
