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En prélude à la cérémonie officielle de la Journée mondiale du lait, les acteurs de la filière laitière sénégalaise se sont réunis ce mercredi à Diamniadio dans le cadre d’une conférence scientifique qui a servi de cadre d’échanges et de concertation sur les principaux défis auxquels est confrontée la filière laitière .Cette rencontre a permis de réunir institutions publiques, producteurs, transformateurs, chercheurs, partenaires techniques et financiers autour d’un objectif commun : bâtir une filière laitière durable, compétitive et souveraine. Instituée par la FAO, la Journée mondiale du lait constitue un moment privilégié de sensibilisation et de réflexion sur le rôle essentiel du lait dans l’alimentation humaine ainsi que sur ses dimensions économiques, sociales et culturelles. Elle représente également une opportunité de mettre en lumière l’importance stratégique du lait local dans la réalisation de la souveraineté alimentaire. Au Sénégal, l’édition 2026 s’inscrit dans la vision de l’Agenda national de Transformation Sénégal 2050, qui ambitionne de faire du secteur agricole un moteur de développement endogène et durable. Pour les autorités et les acteurs du secteur, la filière lait local doit devenir un pilier de cette transformation en contribuant à réduire la dépendance du pays aux importations de produits laitiers et à renforcer la résilience économique des territoires ruraux.Placée sous le thème « Gouvernance de la chaîne de valeur lait : gouvernance, qualité et marché pour une filière durable et compétitive », la conférence scientifique s’articulant autour du thème a servi de cadre d’échanges et de concertation sur les principaux défis auxquels est confrontée la filière.Les travaux se sont articulés autour de trois panels majeurs. Le premier a porté sur la gouvernance et les responsabilités institutionnelles, en mettant l’accent sur les rôles et les synergies entre l’État, INTERLAIT, les organisations professionnelles, les ONG, le secteur privé et les partenaires au développement.Le deuxième panel a été consacré à la sécurisation des approvisionnements en lait cru des unités de transformation laitière. Les discussions ont notamment porté sur l’amélioration de la production nationale, l’organisation de la collecte, la rentabilité des systèmes d’approvisionnement et la recherche de solutions durables pour garantir la disponibilité du lait tout au long de l’année.Le troisième panel a abordé les bonnes pratiques de fabrication et de commercialisation des produits laitiers, avec un focus sur le respect des normes de qualité, le développement des marchés et l’optimisation des stratégies de promotion du lait local.Selon les organisateurs, l’objectif principal de cette conférence est d’aboutir à une meilleure coordination des actions autour du lait et des produits laitiers locaux, tout en construisant des solutions adaptées aux enjeux et défis de la filière. Il s’agit également de définir les modalités de mise en œuvre des bonnes pratiques de fabrication et de commercialisation ainsi que les mécanismes permettant de sécuriser durablement l’approvisionnement en lait cru.Les communications techniques ont été assurées par plusieurs structures de référence. Le Bureau Opérationnel de Coordination et de Suivi (BOCS) de la Primature et INTERLAIT ont présenté les rôles et responsabilités des différents acteurs dans la gouvernance de la chaîne de valeur lait. La Direction de l’Élevage (DIREL) et la Direction de l’Industrie Animale (DIA) ont, pour leur part, exposé les solutions endogènes susceptibles de renforcer l’approvisionnement des transformateurs en lait cru. Enfin, la Division de la Consommation et de la Sécurité des Consommateurs (DCSC), le Codex Alimentarius et l’Association Sénégalaise de Normalisation (ASN) ont animé les échanges relatifs aux bonnes pratiques de fabrication et de commercialisation.Les travaux ont enregistré une forte mobilisation des producteurs, transformateurs, collecteurs, distributeurs, chercheurs, universitaires, instituts de recherche, organisations non gouvernementales, institutions financières, agences publiques, projets et programmes de développement, partenaires internationaux, médias et représentants de la coopération étrangère.La cérémonie d’ouverture a été marquée par les interventions de M. Ousmane Ndiaye, président d’INTERLAIT, du Dr Fafa Sow de la Direction de l’Industrie Animale (DIA/MASAE) et de Mme Sandani Marème de l’Association Sénégalaise de Normalisation (ASN), sous la modération de M. Famara Sarr.Cette édition revêt un caractère particulier puisqu’elle est organisée pour la première fois par INTERLAIT, l’Interprofession de la filière laitière du Sénégal. Elle se tient également dans un contexte mondial marqué par des crises multiples climatiques, sanitaires, économiques, sociales et géopolitiques qui accentuent les pressions sur les systèmes agricoles et alimentaires.Pour les participants, la promotion du lait local constitue aujourd’hui un impératif économique et stratégique. Le développement de la production nationale apparaît comme une réponse durable à la forte dépendance aux importations de produits laitiers, dont le coût pèse lourdement sur les réserves en devises du pays. Les ressources ainsi économisées pourraient être réinvesties dans le développement des territoires, la modernisation des exploitations et l’amélioration des revenus des acteurs de la filière.Les recommandations issues de cette conférence scientifique seront présentées lors de la cérémonie officielle de la Journée mondiale du lait. Elles devraient contribuer à renforcer les politiques publiques et les initiatives privées en faveur d’une filière laitière performante, compétitive et capable d’accompagner le Sénégal sur la voie de la souveraineté alimentaire. Babacar sene journal Agropasteur

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