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À l’occasion de la 17e session de la Conférence des Parties à la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (COP17), une session spéciale consacrée à l’Observatoire international de la résilience à la sécheresse (IDRO) est prévue cet après-midi à l’Action Dome. Cette rencontre vise à présenter à la délégation sénégalaise les outils développés dans le cadre de l’Alliance internationale pour la résilience à la sécheresse (IDRA), ainsi que les opportunités qu’ils offrent en matière de politiques publiques, de planification et d’investissement.À l’initiative du point focal IDRA pour le Sénégal, le colonel Major Babacar Dione, également coprésident de l’IDRA, une demande a été adressée à l’équipe de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) pour organiser cette session spéciale de démonstration destinée à la délégation sénégalaise.C’est ainsi que le colonel Major Babacar Dione invite ainsi les membres de la délégation et les acteurs intéressés à prendre part à cette rencontre afin de découvrir plus largement l’IDRA et l’IDRO, mais également l’étude de cas consacrée au Sénégal et les opportunités de collaboration offertes par ces initiatives.Un outil au service de la décisionDéveloppé dans le cadre commun d’action de l’Alliance internationale pour la résilience à la sécheresse (IDRA), l’IDRO se présente comme une plateforme à l’interface entre science et politiques publiques. Son ambition est d’aider les pays à mieux mesurer, suivre et renforcer leur résilience face aux sécheresses.Les origines de l’IDRO remontent aux discussions engagées autour de la COP15 de la CNULCD, au cours desquelles le besoin d’un outil spécifiquement destiné aux décideurs de haut niveau avait été identifié.Cette nécessité est devenue d’autant plus importante que les sécheresses sont de plus en plus fréquentes et sévères dans plusieurs régions du monde. Malgré l’abondance croissante des données disponibles, les décideurs disposent encore de moyens limités pour transformer ces données en informations intégrées et directement exploitables.L’IDRO entend répondre à cette problématique en mettant à disposition des décideurs et des parties prenantes des données, analyses et informations stratégiques susceptibles d’éclairer les politiques publiques et les investissements.Passer d’une réponse réactive à une démarche préventiveL’Observatoire vise notamment à permettre aux pays d’identifier leurs lacunes en matière de résilience, de hiérarchiser les interventions et d’améliorer leur préparation face aux épisodes de sécheresse.L’objectif est également de favoriser une évolution des politiques, en passant d’une gestion essentiellement réactive des crises à une approche davantage proactive et anticipatrice, fondée sur le renforcement de la résilience des territoires et des populations.Dans cette perspective, l’IDRO s’appuie notamment sur l’Indice de résilience à la sécheresse (DRI) et sur un ensemble d’indicateurs destinés à faciliter l’évaluation de la résilience et son intégration dans les processus nationaux de planification et de prise de décision.Le Sénégal, un pays piloteLe Sénégal occupe une place particulière dans cette démarche puisqu’il figure parmi les pays pilotes participant à la mise en œuvre et à l’expérimentation des méthodologies de l’IDRO.L’expérience sénégalaise constitue ainsi un cas d’étude permettant de montrer concrètement comment la résilience à la sécheresse peut être évaluée à travers des approches intégrées et comment les résultats obtenus peuvent être transformés en informations utiles pour orienter les politiques publiques et les investissements.La session de l’Action Dome permettra notamment de présenter cette étude de cas, les enseignements tirés de l’expérience sénégalaise, les innovations méthodologiques ainsi que les efforts d’appropriation nationale.Vers une montée en puissance de l’initiativeCette rencontre s’inscrit dans la continuité du Technical Showcase de l’IDRO et doit également permettre d’examiner les possibilités de mise à l’échelle des approches fondées sur la résilience.Les échanges réuniront notamment des décideurs politiques, des experts techniques et des partenaires au développement autour de plusieurs enjeux : intégration des données, mobilisation des parties prenantes, évaluation de la résilience, renforcement des capacités et utilisation des indicateurs dans la planification.À terme, l’ambition est de renforcer la coopération entre les acteurs engagés dans la lutte contre les sécheresses et de favoriser l’utilisation des indicateurs de résilience dans l’élaboration des politiques publiques.Pour le Sénégal, cette session représente également une opportunité de valoriser son expérience en tant que pays pilote et d’identifier de nouvelles possibilités de collaboration, notamment dans la perspective de la Phase III de l’IDRO et de l’élargissement de ces méthodologies à d’autres pays africains et régions fortement exposées aux sécheresses.Au-delà de la présentation d’un nouvel outil, l’enjeu est donc de contribuer à une meilleure anticipation des sécheresses et à une prise de décision davantage fondée sur les données, afin de renforcer durablement la résilience des territoires et des communautés vulnérables.D’ailleurs la COP 17 a été un espace pour les États de plaider pour une réponse mondiale plus proactive à la COP17 La question de la sécheresse a occupe une place importante dans les discussions de la 17ᵉ session de la Conférence des Parties à la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification où plusieurs pays et groupes régionaux ont appelé au renforcement de la coopération internationale et à la mise en place de mécanismes plus efficaces pour anticiper et gérer les épisodes de sécheresse.C’est dans ce cadre de saluer la position renforcée du Sénégal de quitter Oulan-Bator avec un engagement fort.en relevant que l’un des principaux défis consiste à passer d’une gestion essentiellement réactive de la sécheresse à une réponse proactive, fondée notamment sur la prévision, l’alerte précoce et l’action précoce..une position qui renforce la nécessité de placer les communautés locales au cœur des réponses à la sécheresse, en veillant à ce que les mécanismes mis en place répondent concrètement à leurs besoins.Babaclimat Journal Agropasteur

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