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À Oulan-Bator, la société civile africaine a parlé d’une voix commune. Au lendemain de la COP17 de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD), la Présidente du Groupe Afrique des organisations de la société civile, (UNCCD CSO Panel ) Ellen Otaru-Okoedion rend hommage aux organisations et acteurs mobilisés pour porter les préoccupations du continent dans les négociations et les espaces de la Conférence.De l’Afrique de l’Ouest à l’Afrique centrale et de l’Est, en passant par l’Afrique du Nord et la Corne de l’Afrique, les organisations de la société civile ont fait de la mobilisation collective un levier pour faire entendre la voix du continent à la COP17, tenue à Oulan-Bator, en Mongolie.Dans un message adressé aux membres du réseau, Ellen Otaru-Okoedion a exprimé sa « sincère gratitude » à l’ensemble des organisations et acteurs ayant contribué à cette dynamique collective. Elle a notamment salué leur soutien, leurs encouragements et leur collaboration, estimant que les efforts communs constituent désormais une voie incontournable pour faire avancer les projets et les actions sur le terrain.« La voie à suivre est collective »Pour la Présidente du Groupe Afrique des organisations de la société civile, les enseignements de la COP17 doivent déjà servir de point de départ pour la suite. Les défis rencontrés, les opportunités ouvertes et les résultats obtenus appellent, selon elle, à renforcer les alliances et les partenariats.« Commencez dès maintenant à préparer la COP18. Recherchez des alliances, des partenaires et des collaborateurs », recommande-t-elle, invitant ainsi les organisations africaines à ne pas attendre la prochaine conférence pour construire leurs stratégies et leurs coalitions.Cette anticipation traduit une conviction : la capacité de l’Afrique à défendre ses priorités dépend aussi de sa capacité à parler d’une voix collective et à coordonner ses forces au-delà des frontières nationales.yDans son message, Ellen Otaru-Okoedion a également témoigné de son émotion face à la diversité des organisations et des personnes rencontrées à l’occasion de cette mobilisation. « Je rencontre pour la première fois tous les membres du groupe, à l’exception de deux d’entre eux. Je suis profondément honorée », souligne-t-elle, avant d’adresser ses remerciements à ses « sœurs et frères ».Au-delà des différences de pays, d’organisations et de contextes d’intervention, cette rencontre a permis de mettre en évidence la force d’un réseau africain mobilisé autour d’enjeux communs : restauration des terres, lutte contre la désertification, adaptation au changement climatique, sécurité alimentaire, protection des moyens d’existence des communautés rurales et renforcement de la résilience des territoires.De la COP17 à la COP18 : maintenir la dynamiqueEllen Otaru-Okoedion considère par ailleurs sa participation au dispositif des coordinateurs africains du RCM comme un privilège et une responsabilité pour les prochaines échéances internationales.Elle appelle surtout à poursuivre les messages communs aux trois grandes conventions de Rio, afin de renforcer les passerelles entre la lutte contre la désertification et la dégradation des terres, les changements climatiques et la préservation de la biodiversité.La COP17 apparaît ainsi non seulement comme une étape achevée, mais comme un point de départ pour une nouvelle séquence de mobilisation africaine. Pour les organisations de la société civile, l’enjeu est désormais de transformer l’énergie collective déployée à Oulan-Bator en alliances durables, en actions coordonnées et en propositions concrètes pour les prochaines COP.À travers son message de remerciement, Ellen Otaru-Okoedion adresse donc un signal clair : la voix de l’Afrique gagne à être portée collectivement, dans les espaces internationaux comme sur le terrain, et la préparation de la prochaine COP commence dès maintenant.Babaclimat Journal Agropasteur 

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