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Le projet AVENIR accompagne les jeunes et les femmes dans l’entrepreneuriat agricole au Sénégal. A Tambacounda, au cœur du Sénégal oriental, Moussa Thiam a fait un choix qui change sa vie et inspire sa génération : rester, investir et construire plutôt que de partir vers l’inconnu.Moussa Thiam a misé sur l’agriculture pour bâtir son avenir. Grâce au projet AVENIR, ce jeune entrepreneur a transformé un petit atelier artisanal en une entreprise florissante au service de l’agriculture locale.Mis en œuvre par MEDA (Mennonite Economic Development Associates), en partenariat avec l’Alliance Bioversity et le CIAT, et financé par le gouvernement du Canada, le projet vise à promouvoir une agriculture et un entrepreneuriat climato-intelligents dans les régions de Tambacounda et de Sédhiou. À terme, il ambitionne d’améliorer le bien-être socioéconomique et la résilience de 11 500 femmes et jeunes issus de ménages agricoles.Un choix de vie : rester et entreprendreIl ya 3 ans , Moussa Thiam, alors installé dans un modeste atelier de métallurgie, se retrouvait face à une décision que beaucoup de jeunes Africains connaissent : tenter la migration vers l’Europe ou trouver une voie pour réaliser ses ambitions dans son pays.« À un moment donné, j’ai pensé que quitter le pays était ma seule option. Mais grâce au projet AVENIR, j’ai vu que des opportunités existaient ici », raconte-t-il.Aujourd’hui, dans le quartier de Saré Issa à Tambacounda, son entreprise Khelcom Agribusiness « Thiam et Frères  » est devenue un partenaire incontournable des producteurs agricoles. Elle emploie 13 personnes, dont plusieurs femmes et jeunes, et fabrique des outils agricoles modernes adaptés aux besoins locaux.Du rêve d’enfant à l’entrepreneur accompliMoussa a découvert le travail du métal dès l’âge de huit ans, dans les ateliers de Tambacounda. Une passion d’enfant qui l’a conduit à Saint-Louis, où il a obtenu un certificat de spécialisation professionnelle avant de se perfectionner en soudage et assemblage.En 2022, il crée sa propre entreprise, mais les débuts sont difficiles : manque de moyens financiers, incertitude de marché, tentation de l’émigration. Le projet AVENIR lui apporte alors un soutien décisif : une subvention de 21 millions de FCFA (environ 46 200 $ CA), complétée par sa contribution personnelle de 8 millions de FCFA. À cela s’ajoutent des formations, des opportunités de réseautage et l’appui de partenaires financiers comme CAURIE-MF.Les résultats ne se font pas attendre : en deux ans, le chiffre d’affaires de son entreprise passe de 3,5 millions à 18 millions de FCFA, soit une croissance multipliée par cinq.Un symbole pour la jeunesse sénégalaiseAu-delà des chiffres, Moussa incarne un message fort à l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse 2025 : les jeunes Sénégalais peuvent réussir chez eux.« Je souhaite que davantage de jeunes aient la même chance que moi. Aujourd’hui, je suis fier de rester ici, dans ma communauté, et de construire quelque chose de significatif », confie-t-il.Son succès illustre le rôle crucial des programmes comme AVENIR dans la lutte contre le chômage des jeunes et la migration irrégulière, tout en contribuant aux Objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies.MEDA, est un acteur clé du développement inclusif; présente dans plusieurs pays du Sud, elle œuvre pour créer des solutions commerciales contre la pauvreté, en ciblant en particulier les femmes et les jeunes des zones rurales. Son action repose sur l’amélioration des revenus, des connaissances et de la création d’emplois décents au sein des systèmes agroalimentaires.Avec des partenaires comme l’Alliance Bioversity et le CIAT, l’organisation démontre qu’investir dans la jeunesse, c’est aussi investir dans la résilience et l’avenir de communautés entières.Babacar sene journal Agropasteur (source avenir)

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