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Un appel international est lancé en faveur des communautés pastorales et de la préservation des pâturages, présentés comme des alliés essentiels dans la lutte contre le changement climatique, l’érosion de la biodiversité et l’insécurité alimentaire.
À travers un manifeste ouvert à signature, l’organisation invite citoyens, institutions et décideurs à soutenir une meilleure reconnaissance du pastoralisme et des services écologiques qu’il rend à la planète.
Souvent sous-estimés, les pâturages jouent un rôle écologique majeur. Ils contribuent à la régulation du climat, participent aux cycles de l’eau, enrichissent la fertilité des sols et favorisent le maintien de la biodiversité. De véritables remparts naturels face aux crises environnementales.
Ces écosystèmes, façonnés par des pratiques pastorales séculaires, constituent ainsi une défense naturelle contre la dégradation des terres et les dérèglements climatiques.
Les éleveurs et éleveuses pastoraux, par leurs savoirs traditionnels et la mobilité saisonnière de leurs troupeaux, assurent l’équilibre entre végétation, sols et ressources naturelles. Cette gestion dynamique des territoires permet de préserver la productivité des écosystèmes tout en évitant leur surexploitation.
Le pastoralisme représente également un levier stratégique pour la sécurité alimentaire mondiale. Il nourrit plus de deux milliards de personnes et soutient des chaînes d’échanges commerciaux essentielles à l’économie de nombreux pays, notamment dans les régions arides et semi-arides.
Au-delà de son apport nutritionnel, ce mode de vie porte des patrimoines culturels riches et des connaissances ancestrales indispensables à la gestion durable des milieux fragiles.Il constitue un pilier alimentaire et économique mondial.
Malgré son importance, le pastoralisme fait face à de multiples pressions : accaparement des terres, multiplication des clôtures, expansion agricole, exploitation minière ou encore restriction des couloirs de transhumance. Des communautés de plus en plus marginalisées Autant de facteurs qui entravent la mobilité des troupeaux, pourtant au cœur de l’équilibre pastoral.
Ces dynamiques menacent directement la résilience des communautés pastorales et la durabilité des pâturages, avec des répercussions qui dépassent les seules zones rurales.
Dans le contexte de l’Année internationale des pâturages et du pastoralisme, les acteurs engagés estiment qu’il s’agit d’un moment décisif pour réorienter les politiques publiques, renforcer la protection des terres pastorales et reconnaître pleinement le rôle des pastoralistes dans les transitions écologiques. Une mobilisation internationale jugée urgente.
Selon les promoteurs du manifeste, préserver les pâturages revient à consolider les systèmes alimentaires mondiaux, stabiliser le climat et sauvegarder des savoirs culturels uniques.
Un appel à l’action collective considérant que les enjeux concernent l’ensemble de la communauté internationale, l’initiative invite chacun à soutenir cet engagement en signant le manifeste, afin de donner davantage de visibilité et de protection aux pastoralistes et aux territoires qu’ils entretiennent avec l’objectif affiché de faire reconnaître le pastoralisme comme une solution d’avenir, à la croisée des défis climatiques, alimentaires et culturels.
Babacar Sene Journal Agropateur
