A Paris du 21 février – 1er mars 2026, le Salon International de l’Agriculture accueille cette année une initiative conjointe du CIRAD et de l’AFD consacrée au thème : « Pastoralisme, une richesse vivante pour la planète ».
Durant toute la durée du salon, les deux institutions engagées dans le développement des pays tropicaux et méditerranéens animeront un espace dédié à la valorisation des systèmes pastoraux au Pavillon 5 Allée B Stand n°33, conçu comme un lieu d’échanges scientifiques, techniques et professionnels.
Une conférence débat internationale pour repositionner le pastoralisme restera un des temps fort de la programmation ; une conférence- qui mettra en lumière le rôle stratégique du pastoralisme dans les systèmes alimentaires de demain.
Longtemps perçu comme marginal, ce mode d’élevage apparaît aujourd’hui comme un levier essentiel pour répondre aux défis contemporains : sécurité alimentaire, résilience climatique, préservation des écosystèmes et développement durable des territoires ruraux.
Les discussions réuniront chercheurs, organisations pastorales, décideurs publics et partenaires du développement, avec l’ambition de rappeler que les systèmes mobiles d’élevage valorisent durablement de vastes espaces naturels tout en s’adaptant aux aléas climatiques.
Un modèle productif que constitue le Pastoralisme confronté à de fortes pressions qui malgré ses atouts, doit faire face à de nombreuses mutations , dégradation des terres et raréfaction des ressources naturelles ;pressions foncières et concurrence des usages ;transformations économiques et sociales rapides et nécessité d’une meilleure reconnaissance dans les politiques publiques.
Dans ce contexte, les échanges visent à identifier les mécanismes d’accompagnement nécessaires pour sécuriser les mobilités pastorales et renforcer leur contribution aux économies locales.
Il s’agit de mettre en lumière les services rendus par les systèmes pastoraux ; Une première séquence des travaux sera consacrée à la diversité des services apportés par les parcours pastoraux aux territoires, aux sociétés et à la biodiversité.
Des expériences concrètes issues notamment d’Afrique de l’Ouest illustreront la capacité du pastoralisme à produire tout en préservant les ressources naturelles, avec la participation d’institutions telles que l’ISRA.
Une nécesssité impérieuse de reconnaître et soutenir les pasteurs pour investir dans l’avenir.
La seconde session, placée sous le thème « Reconnaître et soutenir les pasteurs, c’est investir dans un avenir durable », abordera les enjeux d’appui institutionnel, économique et politique au monde agropastoral.
Elle associera plusieurs organisations régionales et internationales, dont le CILSS, l’APESS et le FIDA, engagées dans la promotion de systèmes d’élevage résilients et inclusifs.
Des « side events » pour approfondir les enjeux de terrain
Plusieurs événements parallèles viendront enrichir les débats au stand CIRAD–AFD : réflexion sur les relations entre pastoralisme, parcours et aires protégées ;rôle de l’agropastoralisme dans la transition agroécologique des territoires ; outils de concertation locale et de planification foncière pour prévenir les conflits d’usage et valorisation économique des produits agropastoraux sur les marchés.
Au-delà d’une présence institutionnelle, la participation conjointe du CIRAD et de l’AFD constitue un véritable plaidoyer pour la reconnaissance du pastoralisme comme solution d’avenir.
Adapté aux zones arides et semi-arides, économe en ressources, créateur d’emplois et de richesses locales, ce système apparaît plus que jamais comme un modèle de résilience face aux changements climatiques.
Les organisateurs espèrent ainsi renforcer son intégration dans les politiques publiques, soutenir les innovations locales et promouvoir des territoires agropastoraux durables, apaisés et productifs.
Babacar Sene Journal Agropasteur
