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Face à l’intensification des vagues de chaleur liée au changement climatique, le Sénégal franchit une nouvelle étape dans l’adaptation de son système de santé. Le pays a officiellement lancé un processus participatif de co-construction d’un Plan d’Action Chaleur (PAC), destiné à mieux préparer les structures sanitaires et à protéger les populations contre les risques croissants liés aux fortes températures.

Cette initiative est portée par le Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, en partenariat avec l’African Population and Health Research Center (APHRC) et le Centre de Suivi Écologique (CSE), dans le cadre du projet Fin4ClimHealth et du programme Science Support for Action on Climate and Health (SSACH).

Un atelier national de concertation a réuni à Dakar une cinquantaine de participants issus des ministères sectoriels, du monde académique, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des organisations de la société civile. L’objectif : définir les contours d’un dispositif national capable d’anticiper et de gérer les impacts sanitaires des épisodes de chaleur extrême.

Financé par la Fondation Rockefeller et le Centre de Recherches pour le Développement International (CRDI), le projet est dirigé par l’APHRC, en collaboration avec le CSE et le ministère en charge de la Santé.

Il  s’agira d’Identifier les vulnérabilités du système de santé  pù les  travaux ont permis  d’identifier les principales vulnérabilités du secteur de la santé face aux risques climatiques ;de définir des critères de priorisation des interventions ;de sélectionner entre une et trois actions prioritaires à traduire en notes conceptuelles   et de valider une feuille de route annuelle visant à mobiliser les financements nécessaires.

Malgré des avancées notables en matière de surveillance sanitaire et de services climatiques, les participants ont relevé que la gestion spécifique des risques liés à la chaleur demeure encore insuffisamment structurée.

Le renforcer  de l’alerte précoce et de  la coordination intersectorielle étaient au centre  des  discussions  qui ont mis en évidence la nécessité d’améliorer les systèmes d’alerte précoce chaleur-santé ;de renforcer la coordination entre les secteurs de la santé, de l’environnement, de la météorologie et de la protection civile  et de clarifier les mécanismes de réponse opérationnelle lors des épisodes de chaleur extrême.

L’ambition est de transformer les données climatiques en actions sanitaires concrètes, capables de prévenir les hospitalisations, les complications médicales et les décès liés aux fortes températures.

À l’issue de l’atelier, une feuille de route opérationnelle a été élaborée pour guider les prochaines étapes de mise en œuvre du Plan d’Action Chaleur et intégrer durablement les risques climatiques dans les politiques publiques nationales.

Par cette démarche, le Sénégal réaffirme son engagement à bâtir un système de santé résilient, capable d’anticiper, d’adapter ses réponses et de protéger efficacement les populations face aux effets sanitaires du changement climatique, dont les vagues de chaleur constituent désormais l’un des risques majeurs.

Babacar Sene/ Babaclimat / Journal Agropasteur

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