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L’atelier de clôture du projet BIOSTAR a été l’occasion de présenter les principaux résultats obtenus après six années de mise en œuvre au Sénégal et au Burkina Faso, ainsi que les perspectives d’extension de cette initiative innovante en Afrique de l’Ouest. Axé sur la valorisation des résidus agricoles en bioénergie, le projet s’inscrit dans une dynamique de développement durable, de compétitivité des chaînes de valeur agricoles et d’amélioration de l’accès à l’énergie en milieu rural.Un message d’espoir et de continuité porté par l’ISRAIntervenant au cours des échanges et discussions, le Directeur général de l’Institut Sénégalais de Recherches Agricoles (ISRA), Moustapha Guéye, a adressé un message d’espoir et d’encouragement aux différents partenaires engagés dans le projet, notamment le CIRAD, l’Université Gaston Berger (UGB) et les acteurs des chaînes de valeur.Selon lui, BIOSTAR ouvre des perspectives concrètes pour accompagner la mise en valeur des produits agricoles, renforcer leur compétitivité et améliorer durablement l’accès à l’énergie.Il a insisté sur la nécessité de capitaliser les innovations générées et de veiller à ce qu’aucun maillon ne soit laissé en marge, notamment dans les territoires ruraux.Pour illustrer le potentiel de la bioénergie, le Directeur général de l’ISRA a évoqué l’exemple de la zone cotonnière de l’Est du Sénégal (Tambacounda, Kédougou, Kolda), où les tiges de coton, souvent abandonnées ou brûlées après récolte, constituent en réalité une importante source de biomasse. Leur valorisation pourrait fournir une énergie verte locale et représenter une alternative énergétique adaptée aux réalités rurales.Cette approche, a-t-il souligné, est réplicable dans d’autres zones selon les spécificités culturales.La transformation sur les lieux de production apparaît également comme un levier essentiel pour réduire les pertes post-récolte, créer des emplois et générer des revenus locaux, tout en rééquilibrant le développement entre villes et territoires ruraux.Le projet BIOSTAR c’est produire de l’énergie à partir de ressources sous-valoriséesUn proje qui démontre à suffisance qu’il est possible de produire de l’énergie à partir de résidus agricoles disponibles tels que les coques d’arachide, les balles de riz ou encore les sous-produits de transformation.Ces solutions permettent à la fois de limiter les pertes, d’améliorer la rentabilité des filières et de proposer des prix plus rémunérateurs pour les producteurs.BIOSTAR constitue ainsi un véritable levier de développement durable, fondé sur une démarche participative multi-acteurs visant à concevoir des innovations locales répondant directement aux besoins des utilisateurs.Babacar sene journal Agropasteur

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