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Le Comité permanent Inter-États de Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel (CILSS) a tenu un side event de premier plan au Pavillon de la Francophonie lors de la COP30, consacré aux pertes et dommages dans le Sahel et en Afrique de l’Ouest. L’événement a mis en lumière les avancées majeures réalisées par le Centre Régional AGRHYMET dans le développement d’un système intégré de suivi des impacts des aléas climatiques.Au cœur de cette session, l’intervention du Centre Climatique Régional AGRHYMET pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (CCR-AOS) a permis de présenter un dispositif inédit de collecte, de gestion et d’analyse des données relatives aux impacts des inondations, sécheresses et autres aléas, y compris les pertes et dommages.Intervenant en ligne, le Dr Abdou Ali, chef du Département Climat-Eau-Météo, a souligné que cette avancée constitue « un progrès stratégique pour une région longtemps confrontée à l’absence de données harmonisées », contrairement aux dispositifs déjà bien établis en météorologie ou en hydrologie.Une plateforme digitale unifiée pour les pertes et dommages a été mise en place par AGRHYMET financé par le Gouvernement suédois et coordonné par le PNUD dans le cadre du Programme Résilience du Sahel. Cette plateforme digitale unifiée est désormais opérationnelle. Celle-ci centralise les informations sur les impacts humains, économiques, environnementaux et socio-culturels liés aux principaux aléas climatiques.Cette plateforme permet de documenter de manière systématique les pertes et dommages, de suivre leur évolution dans le temps et dans l’espace et d’alimenter les politiques nationales et régionales d’adaptation et de financement climat.Le Dr Abdou Ali, qui a participé à l’élaboration de nombreux outils régionaux d’alerte précoce et travaillé à renforcer la résilience climatique des populations, a rappelé que cet outil est « le fruit d’un processus de co-conception » associant experts nationaux, services techniques, communautés locales et partenaires régionaux et internationaux.Une infrastructure stratégique pour l’adaptation munie d’un système qui comprend des bases de données harmonisées sur les risques et leurs impacts, des modules de modélisation, de cartographie et de prévision et des des solutions de suivi, d’alerte et des communication entre les niveaux national et régional.Selon le CILSS, cette infrastructure représente désormais un outil clé pour disposer d’un inventaire opérationnel des pertes et dommages, soutenir l’anticipation des risques et renforcer la gouvernance climat.Un appel à étendre l’initiative à toute l’Afrique de l’Ouest et le dispositif est déployé aujourd’hui dans sept pays sahéliens Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria, Sénégal et Tchad dans le cadre du projet Résilience du Sahel.Le CILSS appelle également à en renforcer les moyens et à élargir l’approche à l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest, afin d’améliorer la préparation, la réponse et la résilience face à l’intensification des extrêmes climatiques. Babaclimat Belem2025-Bresil (CILSS)

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