0 3 minutes 6 mois
Spread the love

La capitale ivoirienne a accueilli, le mois dernier, la Conférence régionale de la CEDEAO sur le thème : « Quelles politiques commerciales et fiscales pour soutenir un développement durable des chaînes de valeur du lait local en Afrique de l’Ouest et au Sahel ? ».L’événement a réuni décideurs, organisations de la société civile et acteurs du secteur laitier afin d’identifier des leviers pour dynamiser la filière et réduire la dépendance aux importations, notamment de poudre de lait.« Améliorer l’environnement du développement des chaînes de valeur du lait local à travers la mise en place de politiques commerciales et fiscales incitatives », a plaidé M. Amadou Alilou, représentant du président de la Plateforme Lait, lors de son intervention.Une « offensive lait » régionale est élaborée par le département des Affaires économiques et de l’Agriculture de la Commission de la CEDEAO. Une stratégie régionale reposant sur quatre piliers le renforcement de l’amélioration de la production laitière locale, l’amélioration de la collecte et de la densification du réseau de transformation utilisant prioritairement du lait local, la stimulation de la consommation de produits laitiers incorporant une forte proportion de lait local et la création d’ un environnement favorable aux investissements via des mesures réglementaires et fiscales adaptées.Cette stratégie vise à positionner l’Afrique de l’Ouest parmi les grands bassins laitiers du continent, tout en augmentant sa contribution aux échanges régionaux de produits laitiers d’origine communautaire.Entre 2000 et 2021, la consommation de lait dans la région a presque triplé, passant de 4,4 à 12 milliards de litres. Un marché en pleine expansion porteur qui doit profiter aux éleveurs locaux, alors que le potentiel est considérable : plus de 500 millions de têtes de ruminants peuplent la région.Pour M. Alilou, atteindre cet objectif passe par quatre leviers : améliorer la productivité des vaches locales grâce à une meilleure alimentation et des soins vétérinaires de qualité ; renforcer la collecte et les infrastructures de transformation ; accroître la compétitivité et la distribution des produits laitiers à base de lait local et mettre en place des politiques commerciales et fiscales incitatives.En misant sur ces axes, la CEDEAO espère contribuer à l’autonomie alimentaire de la sous-région et à la valorisation du savoir-faire de ses éleveurs.Babacar Sene Journal Agropasteur

Laisser un commentaire