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Du 1ᵉʳ au 5 décembre 2025, les représentants de 196 pays et de l’Union européenne participent à la 23ᵉ session du Comité chargé de l’examen de la mise en œuvre de la Convention (CRIC23) au Panama. Objectif : évaluer les progrès réalisés dans la lutte contre la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse, dans un contexte mondial marqué par des pertes massives de terres fertiles et une intensification des crises hydriques.Un rendez-vous crucial pour la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD), l’un des trois piliers des Conventions de Rio, le CRIC23 qui réunit environ 500 participants issus des gouvernements, de la société civile et du milieu scientifique.Les dernières tendances sont alarmantes : si rien ne change, une superficie équivalente à l’Amérique du Sud soit 16 millions de km² pourrait être dégradée d’ici 2050. Parallèlement, les deux tiers de la planète ont connu un assèchement durable au cours des trente dernières années, et les deux dernières années ont été marquées par les épisodes de sécheresse les plus vastes jamais enregistrés. Au Panama, cette crise a notamment perturbé le trafic du Canal, affectant le commerce mondial.« Les terres sont le socle de notre résilience » rappelle Yasmine Fouad la Secrétaire exécutive de la CNULCD, sur l’urgence d’investir dans la gestion durable des terres ; La résilience de nos communautés, de nos économies et de nos écosystèmes dépend de la santé des terres. Pourtant, chaque année, une superficie équivalente à celle de l’Égypte est dégradée. Investir dans la restauration des terres et les solutions fondées sur la nature est un choix stratégique pour la stabilité, la prospérité et la paix. »Elle souligne que le CRIC23 permettra d’évaluer les progrès accomplis depuis la COP16 de Riyad et de renforcer la « route » vers la COP17 d’Oulan-Bator en 2026.Son Excellence Osama Faqeeha, Vice-ministre saoudien de l’Environnement et président de la COP16, a rappelé « que la conférence de Riyad avait accueilli près de 100 000 participants ; un tournant majeur pour RIYad 2024. La COP16 a marqué une prise de conscience mondiale historique sur les impacts de la dégradation des terres et de la sécheresse. Plus de 30 décisions et une quarantaine d’initiatives ont été adoptées pour renforcer l’action sur le terrain. »Des thèmes clés : tenure foncière, tempêtes de poussière, égalité de genre vont animer le programme du CRIC23 qui comprendra entre autres plusieurs sessions thématiques notamment la Gestion foncière, considérée comme un moteur d’investissement dans la restauration des terres ; les tempêtes de sable et de poussière, un phénomène en forte hausse ; l’égalité de genre, à travers le deuxième Caucus sur le genre, visant à donner davantage de voix aux femmes, souvent en première ligne face à la dégradation des terres.Les délégués échangeront aussi avec des jeunes, des peuples autochtones et des communautés locales, et prendront connaissance de nouveaux rapports consacrés aux petits États insulaires et aux zones de parcours.Il s’agira de se projeter vers la COP17 en Mongolie où les parcours seront au cœur des enjeux ; Le Processus Tafa’ul , série de dialogues volontaires sur la résilience face à la sécheresse , sera lancé en marge du CRIC23, en préparation de la COP17.M. Batmunkh Dondovdorj, représentant de la Présidence de la COP17, rappelle l’importance des parcours, qui couvrent la moitié des terres émergées et abritent deux milliards de personnes :« Trop souvent considérées comme des espaces vides, les zones de parcours sont essentielles pour les moyens de subsistance de millions de familles. Pour la Mongolie, il s’agit d’une question de dignité et d’identité. »Pays hôte du CRIC23 Le Panama, pionnier des synergies entre les Conventions de Rio est devenu en 2025 le premier pays à accueillir des réunions des trois Conventions de Rio la même année.À travers son Engagement Nature, le pays prévoit notamment la restauration de 100 000 hectares de terres d’ici 2035 ,le renforcement de la protection des bassins versants ; la promotion de l’agriculture durable.« La nature est l’épine dorsale de l’économie mondiale », a rappelé le ministre de l’Environnement Juan Carlos Navarro.Une ouverture vers la presse où un point de presse est prévu ce lundi, ainsi qu’une visite de terrain organisée par l’Autorité du Canal de Panama au Centre des visiteurs de Miraflores, pour présenter les efforts de gestion durable de l’eau dans la zone du Canal.

Babaclimat — CRIC23, Panama 2025

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