La 23ᵉ session du Comité chargé de l’examen de la mise en œuvre de la Convention (CRIC23) se tient à Panama du 1ᵉʳ au 5 décembre 2025, réunissant les représentants des 196 Parties à la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULD).Cependant, un fait majeur et préoccupant marque cette édition : de nombreux représentants africains n’ont pas pu faire le déplacement, principalement en raison des difficultés d’obtention de visa d’entrée au Panama.Ce constat soulève des inquiétudes, car des décisions essentielles pour le continent risquent d’être prises en son absence. Alors que l’Afrique est l’une des régions les plus touchées par la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse, son niveau de participation réduit compromet la prise en compte de ses priorités et de ses réalités dans les discussions.Plusieurs délégations nationales, organisations paysannes, institutions techniques et organisations de la société civile africaines avaient pourtant exprimé leur volonté de participer activement aux travaux du CRIC23. Mais les procédures consulaires complexes, les délais d’attente prolongés ,l’attente des titres et logistique pour le voyage, et l’absence de représentation consulaire panaméenne dans plusieurs pays du continent ont constitué des obstacles majeurs. Cette situation relance le débat sur la nécessité de faciliter l’accès aux grandes rencontres internationales, en particulier pour les pays les plus exposés aux impacts du changement climatique et de la dégradation des terres.
Babacar sene journal Agropasteur/babaclimat
