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La capitale sénégalaise se prépare à accueillir, les 10 et 11 octobre prochains, un sommet inédit placé sous le signe de l’engagement et de la voix des jeunes filles africaines. Organisé « par les filles et pour les filles », l’événement réunira des délégations venues de 24 pays du continent, avec un objectif clair : faire des adolescentes des actrices du changement.

Ce jeudi 7 août, la Ministre de la Famille et des Solidarités, Maïmouna Dièye, a rencontré le Représentant résident de l’UNICEF au Sénégal, Jacques Boyer, pour affiner les préparatifs de ce rendez-vous continental.

« Nous voulons que les adolescentes soient au cœur des décisions qui les concernent », a affirmé M. Boyer, saluant l’engagement du Sénégal à placer la jeunesse féminine au centre des débats.

Un espace d’expression et d’influence pour les adolescentes que constitue le Sommet de l’Adolescence ; il sera en outre  un cadre d’échanges, de partage d’expériences et de collecte de bonnes pratiques. Les discussions mettront particulièrement l’accent sur les droits des adolescentes vivant avec un handicap, non scolarisées ou en situation de vulnérabilité.

Pour Maïssa Abdellaoui, Chargée de l’Éducation et de l’Autonomisation des filles à l’UNICEF Sénégal, l’ambition est claire « Créer un espace où elles prennent la parole et influencent les politiques publiques. »

L’UNICEF souhaite que Mme Dièye ouvre officiellement le sommet et que Mme Fatou Ba, Directrice de la Protection de l’Enfant, rejoigne le comité technique d’organisation.

Le Sénégal mobilisé en première ligne confirmé par Mme la Ministre « c’est la mobilisation des antennes régionales de son département pour mener des consultations nationales ». Elle a également sollicité l’appui de l’UNICEF pour organiser des ateliers thématiques sur des enjeux cruciaux tels que le mariage d’enfants et les mutilations génitales féminines.

« Nous serons aux côtés des adolescentes pour que ce sommet marque un tournant dans la défense de leurs droits », a-t-elle assuré.

Un contexte national marqué par des avancées et des défis au Sénégal où la question de l’égalité des sexes et des droits humains demeure un sujet majeur.

Le pays a ratifié plusieurs conventions internationales, dont la CEDAW, et adopté des lois telles que la parité en politique. Pourtant, des inégalités persistent, notamment en matière d’éducation, d’accès aux soins et de participation à la vie publique.

Selon ONU Femmes, 70 % des femmes ont subi au moins une fois dans leur vie des violences physiques ou sexuelles de la part d’un partenaire intime. Les stéréotypes sexistes restent largement véhiculés, limitant la participation pleine et entière des femmes et des filles dans la société.

Pour relever ces défis, l’UNICEF et ses partenaires misent sur des initiatives comme le projet Promouvoir l’égalité à travers l’éducation aux droits humains, visant à rendre le milieu éducatif plus sûr, favoriser la participation active des filles et encourager des normes sociales plus égalitaires.

Cette mobilisation s’inscrit dans un contexte international où le bien-être des adolescents est de plus en plus reconnu comme un enjeu de développement. Un Sommet mondial sur le Bien-Être des Adolescents est également en préparation afin de bâtir un monde où chaque jeune pourra réaliser son plein potentiel.

À deux mois de l’événement, Dakar se positionne comme un carrefour de réflexion et d’action pour les droits des filles en Afrique. Les 10 et 11 octobre prochains, la capitale vibrera au rythme des voix, des idées et des ambitions de centaines d’adolescentes prêtes à écrire une nouvelle page de l’histoire de l’égalité sur le continent.

Babacar sene Journal Agropasteur

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