À l’occasion du sommet international Désertif’Actions 2026, organisé à Djerba en Tunisie, le Centre d’Actions et de Réalisations Internationales (CARI) s’impose comme un acteur incontournable dans la dynamique de renforcement du plaidoyer et de mise en cohérence des stratégies d’action avec les besoins réels des populations et des écosystèmes.
Créé en 1998, le CARI est une association française de solidarité internationale engagée dans la lutte contre la désertification et la dégradation des terres, notamment dans les régions arides et semi-arides du Sahel et du bassin méditerranéen.
Fondé par des pionniers de l’agroécologie, le CARI promeut un modèle agricole durable reposant sur l’agroécologie, l’agriculture familiale, la valorisation des patrimoines alimentaires, et l’adaptation aux milieux fragiles.
Ses interventions couvrent des contextes variés : territoires oasiens, zones semi-arides d’Afrique sèche et espaces méditerranéens.
D’une approche centrée sur les acteurs locaux, le CARI privilégie une démarche d’accompagnement sans substitution, en soutenant les organisations de la société civile et les collectivités territoriales. L’organisation favorise la concertation multi-acteurs et développe des dynamiques de réseau afin de renforcer les capacités d’action et d’influence de ces acteurs locaux.
Aujourd’hui, le CARI est impliqué dans plus d’une vingtaine de collectifs, réseaux et plateformes, contribuant à structurer les réponses face à la dégradation des terres qui constituent des réseaux structurants au cœur de l’action
C’est ainsi que le Groupe de Travail Désertification (GTD) est crée en 2000 et animé par le CARI ; une plateforme française rassemblant ONG, scientifiques, acteurs privés et collectivités territoriales avec pour mission de renforcer la concertation, de mobiliser l’opinion publique et d’ influencer les décideurs sur les enjeux de désertification.
C’est aussi le lancement du Réseau Sahel Désertification (ReSaD) en 2010, qui regroupe des plateformes nationales de la société civile au Niger, au Mali, au Burkina Faso et en France visant à promouvoir une réponse concertée, à renforcer les capacités des acteurs et à soutenir le plaidoyer pour la gestion durable des terres au Sahel.
Il y a aussi la du Réseau Associatif de Développement Durable des Oasis (RADDO) créée en 2001 e qui constitue un réseau international actif au Maghreb et au Sahel oeuvrant pour la sauvegarde des oasis et la valorisation de leur patrimoine matériel et immatériel, tout en portant un plaidoyer aux niveaux national et international.
C’est aussi la création du Drynet qui est un réseau mondial des zones arides crée depuis 2001 rassemblant des acteurs de la société civile à l’échelle mondiale dans le bur de renforcer la visibilité et l’influence des organisations sur les politiques de développement des zones arides, notamment dans le cadre de la CNULCD.
Il ya la création du MEDAE qui est une dynamique méditerranéenne récente , crée en 2023, et qui constitue un espace de partage de connaissances et de renforcement des capacités en agroécologie en Méditerranée ; Ce réseau vise à rapprocher savoirs scientifiques et empiriques pour soutenir la transition agroécologique.
Des coalitions pour transformer les systèmes agricoles c’est l’ambition du CARI qui participe à plusieurs initiatives structurantes notamment le GTAE crée depuis 2010 aux côtés d’organisations comme Agrisud, AVSF et GRET ; c’est aussi la création du réseau Minka International en 2020, réunissant des acteurs de trois continents ; c’est le cas de Occitanie Coopération, qui favorise la coopération internationale ;
En outre il ya le Réseau Euromed France, engagé sur les politiques euro-méditerranéennes ; la Coalition Agroécologie, créée en 2021 pour promouvoir la transformation des systèmes alimentaires.
Un acteur de référence du plaidoyer international que constitue le CARI qui à travers ses actions et ses engagements, s’affirme comme une référence internationale sur les enjeux de désertification.
Il joue un rôle central dans le dialogue entre les réalités de terrain et les politiques publiques, en lien avec les institutions nationales et les cadres internationaux, notamment la CNULCD.
Dans le cadre de Désertif’Actions 2026, le CARI coorganise l’événement en partenariat avec l’Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS) et la CNULCD.
Une collaboration stratégique qui illustre la complémentarité entre acteurs et la volonté commune d’apporter des réponses concrètes et durables aux défis de la désertification.
Babacar Sene/babaclimat/Journal Agropasteur
