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À Diacounda, dans la commune de Bona (département de Bounkiling, région de Sédhiou), un groupement de femmes s’est imposé comme un acteur incontournable de la transformation des fruits locaux. Le GIE Awania, présidé par Seynabou Diedhiou, regroupe 40 membres, toutes engagées dans la valorisation de produits comme la mangue, le madd, le ditakh, le gingembre ou encore les légumes.Créé en 2022, le groupement a démarré avec la transformation de la mangue.De l’ancien bâtiment où nous travaillons , nous sommes dans de nouveaux bâtiments réhabilités par le Projet Avenir d’une valeur de 21 millions environ.en plus du renforcement des addictions d’eau,la mise en place du salaire les équipements et matériels de transformation et un tricycle pour faciliter les déplacements « Nous travaillons parfois jusqu’à plus de 200 kg par mois en pleine saison. Les bénéfices, malgré les contraintes liées à l’énergie, nous permettent d’améliorer nos vies », explique Seynabou Diedhiou. Les produits sont achetés, pesés, transformés et ensuite conservés dans des congélateurs pouvant stocker plus d’une tonne de fruits.Au-delà du chiffre d’affaires qui passe de 800 000 à 850 000 F CFA en deux ans grâce notamment à l’appui de la microfinance , le GIE a eu un impact social important. « Le travail a changé notre quotidien. Il a même contribué à freiner l’exode. Aujourd’hui, des jeunes femmes qui partaient vers les villes sont revenues et travaillent avec nous », se réjouit la présidente.Cependant, des difficultés persistent. L’accès à une énergie fiable et abordable reste le principal défi. « Nous avons besoin d’une autonomie énergétique. Les compteurs commerciaux coûtent cher et nous handicapent dans notre travail. Nous lançons un appel au projet Avenir pour renforcer notre approvisionnement en énergie », plaide Mme Diedhiou.Un autre défi est lié à la commercialisation. Le GIE Awania peine encore à obtenir un étiquetage conforme aux normes, bien que des démarches soient en cours auprès de la Chambre de commerce.Malgré ces obstacles, les femmes de Diacounda poursuivent leur ambition : transformer et valoriser les richesses locales pour créer des emplois, générer des revenus et renforcer l’autonomie économique des femmes rurales.Babacar sene Journal Agropasteur

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