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L’Agence française de développement (AFD) invite à lever le voile sur l’importance vitale des forêts et sur les solutions mises en œuvre pour les protéger. À l’ombre des arbres, un enjeu planétaire se joue : celui de la biodiversité, du climat et de la survie de millions d’espèces, dont l’humanité.Des écosystèmes sont essentiels mais fragilisés. Aires de biodiversité, puits de carbone, sources de nourriture et de ressources : les forêts jouent un rôle fondamental dans l’équilibre écologique de la planète. Pourtant, elles sont aujourd’hui gravement menacées par les activités humaines et le changement climatique.Réduire la forêt à une simple « grande étendue de terrain couverte d’arbres », comme l’indique le dictionnaire, apparaît désormais réducteur. Les avancées scientifiques révèlent des écosystèmes complexes, où interagissent mammifères, oiseaux, insectes, plantes, champignons, micro-organismes, eau, gaz et matière organique. Comme le rappelle le botaniste Francis Hallé, spécialiste des forêts tropicales, « la forêt est un ensemble d’arbres qui a poussé spontanément », mais elle est bien plus que cela : un univers vivant, dynamique, et indispensable au maintien de la vie.Un rempart fait face au dérèglement climatiqueLes forêts figurent parmi les meilleurs alliés de la lutte contre le changement climatique. Elles absorbent chaque année près de 2 milliards de tonnes de CO₂, soit environ 5 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Elles abritent également près de 80 % de la biodiversité terrestre, jouent un rôle clé dans la purification de l’eau douce, la production d’oxygène et fournissent bois, nourriture et services essentiels à plus de 2 milliards de personnes.Pourtant, la déforestation s’accélère. Selon la FAO, 420 millions d’hectares de forêts ont disparu entre 1990 et 2020, essentiellement au profit de l’agriculture. Chaque année, environ 10 millions d’hectares continuent d’être perdus.« Si nous continuons à la vitesse actuelle, il n’y aura plus de forêt tropicale à la fin de ce siècle », alerte Gilles Boeuf, biologiste et professeur à Sorbonne Université. La disparition des forêts amplifierait la perte de biodiversité, aggraverait le dérèglement climatique et augmenterait le risque d’émergence de nouvelles maladies.Il faut rendre l’exploitation plus durable; etfaire face à cette situation, stopper toute exploitation forestière semble irréaliste. Mais rendre son utilisation plus responsable et plus durable représente une voie essentielle. Cet objectif figure au cœur des Objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies : préserver et restaurer les écosystèmes terrestres, gérer durablement les forêts, lutter contre la désertification et enrayer la perte de biodiversité.Depuis plus de trente ans, l’AFD s’engage dans cette direction en soutenant de nombreux projets de gestion durable des forêts, notamment dans le bassin du Congo. Ces initiatives incluent activement les communautés locales et autochtones, gardiennes historiques de ces espaces naturels.En 2025, alors que l’urgence écologique impose de repenser nos modes de production et de consommation, la préservation des forêts demeure un enjeu planétaire. Les solutions sont complexes, mais l’inaction aurait un coût irréversible.Si nous ne prenons pas soin de la nature dès maintenant, l’arbre qui cache la forêt pourrait bien ne plus rien avoir à dissimuler. Babaclimat/Journal Agropasteur(la Rédaction)

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