Le Programme national de développement intégré de l’élevage au Sénégal (PNDIES – Phase 1) place l’adaptation au changement climatique au cœur de sa stratégie de mise en œuvre. Face aux impacts croissants des aléas climatiques sur les systèmes de production animale, le programme ambitionne de promouvoir un modèle d’élevage climato-intelligent (ECI), capable de renforcer la résilience des acteurs tout en soutenant la création d’emplois durables.
Dans cette dynamique, la Fondation rurale de l’Afrique de l’Ouest (FRAO) a présenté aux différents acteurs du secteur de l’élevage, les programmes de formation des formateurs destinés au renforcement des capacités dans les filières ciblées par le PNDIES.
Une initiative qui vise la mise en place d’un réseau de formateurs d’entrepreneurs capables de diffuser, à l’échelle locale, des innovations et de bonnes pratiques adaptées aux défis climatiques.
L’intégration du climat dans les politiques d’élevage à travers le PNDIES constitue aujourd’hui un enjeu majeur. Le programme entend ainsi s’appuyer sur des filières porteuses, notamment pour les jeunes et les femmes, afin de concilier adaptation climatique, développement économique et inclusion sociale.
Des opportunités d’emploi pour les jeunes et les femmes dans plusieurs filières stratégiques, notamment le bétail-viande, le lait, l’aviculture, l’apiculture et la filière fourragère.
Ces opportunités ont permis d’identifier des leviers de création d’emplois et de renforcer l’orientation des actions de formation.
Élaborés par la FRAO, les programmes de formation visent à « former des champions locaux de la résilience climatique », capables de vulgariser les enjeux liés au changement climatique, de valoriser les savoirs locaux et de préparer les apprenants aux défis spécifiques auxquels fait face l’élevage dans un contexte de variabilité climatique accrue.
À l’issue de cet atelier multi-acteurs, les modules de formation devraient être améliorés et validés de manière consensuelle, tout en identifiant des perspectives pertinentes pour renforcer l’impact des activités de formation prévues dans le cadre du PNDIES.
D’un coût global de 51,5 milliards de francs CFA, le PNDIES est financé par plusieurs partenaires, dont la Banque africaine de développement (BAD) à hauteur de 25,8 milliards de francs CFA, la Banque islamique de développement (BID) pour 21,9 milliards de francs CFA, un don de 196 millions de francs CFA du Global Center on Adaptation, ainsi qu’une contrepartie de 3,6 milliards de francs CFA apportée par l’État du Sénégal.
Prévu pour une durée de cinq ans, avec une clôture fixée au 31 janvier 2029, le programme ambitionne de générer un impact social et économique significatif. Il vise notamment la création de 18 000 emplois, dont 60 % destinés aux femmes, la mise en place de 3 500 entreprises dans les chaînes de valeur animales, ainsi que l’atteinte de 32 000 bénéficiaires directs et près de 950 000 bénéficiaires indirects.
Journal Agropasteur
