Réunis au Forum africain sur les systèmes alimentaires, la PAFO, le ROPPA et le CNCR ont fait entendre la voix des producteurs. Pas de répit pour l’Organisation Panafricaine des Agriculteurs (PAFO), le Réseau des Organisations Paysannes et de Producteurs de l’Afrique de l’Ouest (ROPPA) et le Conseil National de Concertation et de Coopération des Ruraux (CNCR) partagés entre Panels, conférences, concours et débats qui ont rythmé les travaux, mettant en lumière des thématiques cruciales : l’investissement agricole, le leadership, la jeunesse, l’agroécologie, l’employabilité et l’accès aux financements climatiques. Parmi les activités phares figuraient des discussions sur la levée des freins à l’investissement, le rôle de la jeunesse africaine dans les exploitations familiales, ainsi qu’un panel dédié à l’emploi, aux femmes et au financement climatique.Réunis dans le cadre du Forum africain sur les systèmes alimentaires de Dakar, ces organisations ont choisi de placer l’événement sous l’angle des systèmes alimentaires paysans, afin de renforcer la visibilité et la reconnaissance des exploitations familiales.À mi-parcours, le ROPPA a tenu une conférence de presse en présence du président du CNCR, du secrétaire exécutif du ROPPA, ainsi que des représentants d’Afrique centrale, du Maghreb et de Tunisie.Pour le secrétaire général du ROPPA, également président du CNCR, l’enjeu est clair : « Il s’agit de rendre compte de la production de connaissances paysannes initiée depuis 2023 et de démontrer, par des évidences, que les exploitations familiales produisent selon des stratégies propres, basées sur la famille, l’autoconsommation, la dignité et l’autonomie. Elles créent aussi du marché, des revenus et de l’emploi. »Le responsable a insisté sur la nécessité de mettre en place des politiques publiques adaptées à ces stratégies pour transformer durablement les exploitations familiales.De leur côté, les représentants du Maghreb et d’Afrique centrale ont salué l’expérience du CNCR, notamment avec la création d’un Collège des Jeunes au niveau national, en voie d’extension au plan régional. Ce dispositif vise à doter les jeunes de stratégies propres et à renforcer leur participation aux dynamiques paysannes.Ils ont également rappelé que l’agriculture familiale, souvent qualifiée à tort de « traditionnelle » ou « archaïque », est au contraire un moteur de richesses, de revenus et d’emplois. « L’avenir de l’agriculture est ici, en Afrique. » Comme l’a affirmé le représentant d’Afrique centrale :Enfin, le secrétaire exécutif du ROPPA a annoncé que le processus de capitalisation des connaissances se poursuivra afin de produire un document de référence avec des orientations claires. Ce texte devra consolider les politiques régionales, valoriser les savoirs paysans et renforcer la place des organisations dans le débat agricole africain.Babacar sene journal Agropasteur
