La 15ᵉ édition du Forum mondial sur le conseil agricole et rural (GFRAS) a consacré un espace de dialogue essentiel aux jeunes, autour du thème : « Le conseil agricole et rural au service de l’insertion et de l’installation des jeunes en agriculture ».Ce Forum national des jeunes a réuni à Dakar des acteurs publics et privés, parmi lesquels la SODAGRI, ECOJES, AgriJeunes Tekki Ndawñi, le Projet SALOUMA et l’ANCAR, décidés à repenser l’avenir de l’agriculture à travers le prisme de la jeunesse.Prenant la parole en tant que panéliste, M. Sana Sané, Conseiller technique du Directeur général de la SODAGRI, a rappelé que l’insertion des jeunes dans le monde agricole est désormais une priorité stratégique de la société.« Il ne s’agit plus seulement d’inciter les jeunes à retourner vers la terre, mais de leur offrir les conditions qui rendent ce choix attractif, rentable et valorisant », a-t-il affirmé.Pour M. Sané, le conseil agricole doit évoluer vers un accompagnement de proximité, plus à l’écoute des réalités du terrain et des aspirations des jeunes. Cela passe, selon lui, par la formation, la responsabilisation et l’accès aux technologies modernes.« L’agriculture n’est plus un secteur de subsistance, c’est un espace d’innovation et d’opportunités économiques », a-t-il insisté, invitant à changer le regard sur ce métier et rendree Conseil attractif.L’expérience de la première Coopérative Agricole Communautaire (CAC) du Sénégal, implantée à Sambagara, illustre cette vision nouvelle. Portée par des jeunes du terroir , la CAC bénéficie d’un appui technique et logistique de la SODAGRI ainsi que du Programme Alimentaire Mondial (PAM), partenaire clé du projet. Les membres de la coopérative suivent déjà des formations en mécanisation agricole, un pas décisif vers la professionnalisation de la jeunesse rurale.Au-delà de cet exemple, M. Sané a plaidé pour une meilleure synergie entre les acteurs publics, privés et communautaires, afin de bâtir un environnement propice à l’épanouissement professionnel des jeunes agriculteurs.« L’avenir de l’agriculture sénégalaise dépendra de notre capacité à la rendre désirable et durable pour les nouvelles générations », a-t-il conclu.Ce forum aura ainsi rappelé un message fort : attirer et maintenir les jeunes dans l’agriculture, c’est investir dans la sécurité alimentaire, l’emploi et le développement durable du pays.Babacar sene journal Agropasteur
