C était à l’occasion de la Journée d’échanges et de partage de la contribution des OPH et des autres acteurs de la société civile au processus de révision et de formulation de la 3éme Contribution Déterminée au niveau national du Sénégal (CDN3)
Directeur des Programmes de Green Sénégal et de la Cellule régionale du CONGAD à Thiès, Ibrahima Fall revient sur les efforts du Sénégal dans la mise en œuvre de la Contribution Déterminée au niveau National (CDN). Il souligne les avancées de l’État et plaide pour une plus grande implication des organisations de la société civile, actrices clés de l’adaptation et de l’atténuation face au changement climatique.
Trois questions à Ibrahima Fall
1. En quelques mots, qu’est-ce que la CDN ?
La CDN est l’engagement du Sénégal, comme de tous les pays signataires de l’Accord de Paris, pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et s’adapter au changement climatique. Elle est révisée tous les cinq ans afin de renforcer l’ambition climatique.
2. Quels efforts l’État a-t-il déjà réalisés ?
Des avancées notables existent : le Parc éolien de Taïba Ndiaye, les centrales solaires de Bokhol et de Malicounda, le projet du BRT, la transition agroécologique, le reboisement, la pêche durable et la restauration des terres.
3. Quelle place pour les OSC dans ce processus ?
Les OSC agissent déjà sur le terrain : foyers améliorés, agroécologie, reboisement communautaire, gestion des déchets, semences résilientes. Pour mieux les intégrer, il faut aller au-delà de la simple consultation, réactiver les instances locales (COMRECC), renforcer la formation et le financement, et mettre en place un système de suivi participatif valorisant leurs contributions.
Pour Ibrahima Fall, la réussite de la CDN au Sénégal dépendra de la capacité de l’État à reconnaître et valoriser les initiatives des OSC. « Sans elles, la bataille climatique restera inachevée », insiste-t-il.
