Célébrée le 31 août, la 23ᵉ Journée Africaine de la Médecine Traditionnelle a mis en lumière la nécessité de renforcer la base factuelle de cette pratique, encore largement utilisée sur le continent.
La communauté africaine a célébré, ce dimanche 31 août 2025, la 23ᵉ Journée Africaine de la Médecine Traditionnelle, autour du thème « Renforcer la base factuelle sur la Médecine Traditionnelle ».
À cette occasion, le président de Prometra International, Dr Erick Gbodossou, a rappelé l’importance de préserver et de valoriser ce patrimoine thérapeutique ancestral.
Le fondateur de Prometra a exprimé sa gratitude envers l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui a institué cette journée en Afrique, offrant aux praticiens traditionnels un espace de reconnaissance et de réflexion.
Selon lui, la médecine traditionnelle africaine, « aussi vieille que l’humanité », a constitué pendant des millénaires un art de guérir avant d’être marginalisée par la colonisation, l’essor de la biomédecine et plus récemment les avancées technologiques.
Dr Gbodossou a insisté sur la nécessité de documenter scientifiquement les savoirs endogènes, afin de contrer leur disparition progressive : « Nos guérisseurs et leurs connaissances s’éteignent peu à peu. L’urgence est de remettre en valeur cette médecine dans nos pays, notre sous-région et sur tout le continent. »
Prometra International rappelle que près de 80 à 85 % des populations en Afrique subsaharienne continuent de recourir aux praticiens traditionnels, non seulement pour les soins, mais aussi pour l’éducation à la santé.
Une réalité qui, selon son président, doit pousser les décideurs et les chercheurs à investir davantage dans la recherche et l’intégration de cette pratique dans les systèmes de santé.
Depuis plus de 50 ans, Prometra mène des programmes collaboratifs de recherche avec des institutions universitaires et scientifiques à travers le monde. Ces travaux ont abouti à plusieurs brevets, notamment dans le traitement de maladies considérées comme incurables par la médecine moderne.
L’organisation annonce même la découverte d’une nouvelle molécule « révolutionnaire » susceptible de transformer les approches médicales futures.
En conclusion, Dr Gbodossou a rendu hommage aux guérisseurs et guérisseuses africains, les appelant à « rester forts dans le maintien de leurs savoirs et pratiques, qui représentent l’avenir et la base de la médecine humaine de demain ».
Babacar Séne Journal Agropasteur -REJOMETRA)
