Le Conseil municipal de Labgar s’est réuni le jeudi 10 juillet 2025 dans la salle de délibération de la mairie, sous la présidence du Maire et en présence du sous-préfet de Dodji. À l’ordre du jour figurait l’adoption de la Convention Locale de Gestion des Ressources Naturelles, élaborée en partenariat avec le Centre d’Études, de Recherche et de Formation en Langues Africaines (CERFLA).Cette convention, approuvée à l’unanimité par les conseillers municipaux, a pour objectif de garantir la conservation et l’utilisation durable des ressources naturelles, en vue de répondre aux besoins divers et croissants des populations, tout en préservant les fonctions écologiques, productives et culturelles de l’environnement.Un cadre de gestion concertée et préventive qui constitue un véritable outil avec lequel le CERFLA appuie la Commune de Labgar basé sur les lois et règlements nationaux. Ce processus participatif a permis d’élaborer un document qui encadre non seulement l’usage des terres, mais aussi la réglementation des coupes de bois, les modalités d’installation des transhumants, l’exploitation des parcours du bétail, la gestion des ressources pastorales (eaux, pâturages naturels), ainsi que l’utilisation des infrastructures et équipements pastoraux.La Convention Locale se veut un ensemble de mesures conformes à la législation en vigueur, définies de manière consensuelle par les communautés locales. Elle vise à réglementer l’accès aux ressources naturelles, à impliquer les populations dans leur gestion durable, à prévenir les conflits et à encourager des comportements citoyens responsables.La mise en place de cette convention fait suite à un constat largement partagé par les communautés : une baisse alarmante de la productivité des ressources naturelles, notamment des pâturages et des espèces de cueillette (Produits Forestiers Non Ligneux – PFNL), ainsi qu’une diminution de la disponibilité des eaux de surface pour l’abreuvement du bétail ; une véritable urgence environnementale dont la Convention Locale constitue une véritable réponse.Face à ces enjeux, les acteurs locaux se sont engagés à adopter des règles de gestion strictes, visant à préserver et restaurer les ressources naturelles, à garantir une cohabitation pacifique et à promouvoir des activités durables.La convention repose sur une base juridique solide axée sur neuf articles fondamentaux, s’appuyant sur les textes de référence tels que le Code pastoral, le Code forestier, le Code de l’eau et le Code pénal. Ces dispositions couvrent aussi bien la gestion des parcours, la création et la gestion des zones de mise en défens, la protection et la restauration des pâturages, la gestion des points d’eau, la transhumance et les installations temporaires, la santé animale, la divagation du bétail, la lutte contre le vol de bétail, et l’exploitation forestière..Un dispositif de suivi est mis en place autour du Conseil municipal, garant de l’application de cette convention, en charge de mobiliser les ressources, de coordonner la mise en œuvre, et de suivre les actions à travers un comité de suivi, présidé par le président de la Commission environnement de la commune.L’adoption de la Convention Locale marque ainsi l’aboutissement d’un processus structuré du diagnostic du territoire à l’élaboration participative du document. La prochaine étape sera la validation administrative par arrêté, émis par l’autorité préfectorale, pour officialiser l’appropriation locale du dispositif.Babacar sene Journal Agropasteur
