Le Partenariat pour la crevette durable (SSP) et la Chambre nationale d’aquaculture (CNA) ont annoncé, lors d’une séance inaugurale tenue à Guayaquil, le lancement du Groupe de travail sur l’énergie. Cette plateforme de concertation vise à stimuler la transition du secteur de la crevette vers des sources d’énergie plus propres et à renforcer la sécurité énergétique d’une filière stratégique pour l’économie équatorienne.
L’initiative, lancée en collaboration avec la Corporation pour la promotion des exportations et des investissements (CORPEI), réunit producteurs, transformateurs, fournisseurs d’aliments pour animaux et autorités publiques. Son objectif est d’élaborer une feuille de route pratique et évolutive permettant au secteur crevettier de diversifier sa matrice énergétique et de réduire sa dépendance aux combustibles fossiles.
« Le secteur de la crevette, principale source de devises du pays et premier employeur privé, a besoin d’une énergie stable et fiable pour soutenir sa croissance et sa viabilité à long terme. Les investissements privés et une étroite coordination avec les autorités sont essentiels pour faire avancer les projets énergétiques », a souligné José Antonio Camposano, président exécutif de la CNA.
Pour Pamela Nath, directrice de SSP, la transition énergétique n’est plus seulement un engagement environnemental :
« Elle constitue désormais une stratégie clé pour renforcer la compétitivité et moderniser le secteur crevettier. Il est crucial d’éliminer les obstacles, de disposer de cadres réglementaires clairs et d’assurer la stabilité qui génère la confiance et favorise l’investissement. »
La première phase du plan d’action, qui a mobilisé plus de 30 participants, s’est concentrée sur l’identification des freins à une transition rapide dans les zones d’élevage. Les résultats obtenus orienteront la mise en place de mécanismes réglementaires et opérationnels destinés à garantir une meilleure fiabilité énergétique.
De son côté, Eduardo Egas, président exécutif de la CORPEI, a insisté sur la nécessité d’une vision partagée :
« L’avenir du secteur dépend de sa capacité à adopter des sources d’énergie plus propres et plus efficaces. Avec le Groupe de travail sur l’énergie, nous voulons coordonner ces efforts, lever les obstacles et attirer les investissements pour accélérer la transformation du secteur. »
Babacar Sene Journal Agropasteur
