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Le PRISISAN incarne l’engagement commun des Etats du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest à adopter une approche holistique et intégrée des systèmes d’information nationaux et régionaux sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle pour assurer une bonne gouvernance dans le secteur.Le Comité Permanent Inter-Etats de Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel (CILSS) a procédé au lancement officiel du Projet ce jeudi 13 février 2025 à Ouagadougou. L’initiative bénéficie de l’appui financier de l’Union européenne et vise à améliorer la résilience des systèmes alimentaires face aux multiples risques régionaux, par le renforcement et l’innovation des systèmes d’information sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel, en Afrique de l’Ouest et au Cameroun. D’une durée de cinq ans et d’un coût de 10 millions d’euros, le projet réhaussera les performances des dispositifs nationaux de prévention et de gestion des crises alimentaires et nutritionnelles et des systèmes nationaux d’information, en adoptant une approche inclusive et sensible au genre. Ses actions contribueront à accroître la qualité, la transparence, la responsabilité et l’efficacité des outils d’information.Le PRISISAN s’inscrit dans la dynamique de recherche de la sécurité alimentaire et nutritionnelle enclenchée par le CILSS depuis une cinquantaine d’années, au profit des Etats membres et reposant sur des dispositifs et outils mondialement reconnus tels que le Réseau de prévention des crises alimentaires (RPCA), le dispositif régional de Prévention et de gestion des crises alimentaires (PREGEC), le Cadre Harmonisé, les prévisions saisonnières, le Centre Sahélien des Pesticides.Une occasion pour le Secrétaire exécutif du CILSS, Dr Abdoulaye Mohamadou d’exprimer sa reconnaissance à l’Union européenne, partenaire technique et financier du PRISISAN, pour son soutien historique au dispositif régional de sécurité alimentaire et nutritionnelle. Dr Mohamadou a évoqué les défis liés au contexte sous régional et international marqué par la nouvelle configuration institutionnelle de l’espace communautaire ouest-africain et sahélien et la suspension temporaire des financements de l’Agence américaine pour le développement international (USAID). Il a dit sa foi en la régionalité technique dans la résolution des grandes questions du développement et réaffirmé le rôle stratégique et fédérateur du CILSS en matière de coopération technique et scientifique. Il a illustré ce propos par l’exemple du PRISISAN qui réunit des pays d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale, des pays sahéliens et des pays côtiers, des pays francophones et des pays anglophones.Pour sa part, le ministre délégué en charge des Ressources animales et halieutiques, représentant le ministre d’Etat en charge de l’Agriculture du Burkina Faso, Dr Amadou Dicko, a indiqué que le PRISISAN incarne l’engagement commun des Etats du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest à adopter une approche holistique et intégrée des systèmes d’information nationaux et régionaux sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle pour assurer une bonne gouvernance dans le secteur.M. Marc Duponcel, chargé d’affaires de l’Union Européenne au Burkina Faso, a mis en évidence la détermination de son organisation à soutenir les pays de la région à relever les défis existants.Babacar Sene Journal Agropasteur(source CILSS)

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