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À la COP30, le Fonds International de Développement Agricole a présenté de nouvelles preuves démontrant qu’investir dans les petits producteurs et productrices agricole vu le contexte d’évolution du climat est générateur de fortes retombées économiques et sociales.L’organisation exhorte gouvernements et partenaires à passer à l’échelle et à accélérer les investissements pour l’adaptation des populations rurales, qui sont la colonne vertébrale de l’approvisionnement alimentaire et des écosystèmes ruraux nationaux et mondiaux.Le FIDA lance ainsi sa nouvelle publication démontrant l’intérêt économique à financer l’adaptation climatique (Adaptation Finance: Building the Investment Case) et soulignant comment l’adaptation climatique peut être un moteur d’opportunités économiques.Le rapport illustre également comment rendre « bancables » les projets d’adaptation en intégrant des indicateurs d’impact financier et social permettant de quantifier les retombées réelles et de lier résultats en matière développement et performance des investissements.« Nous devons cesser de considérer les investissements dans l’adaptation comme étant à fonds perdus et commencer à les voir comme une opportunité économique.Les projets FIDA le montrent: les investissements dans l’adaptation en zones rurales peuvent conjuguer des résultats de développement répondant aux priorités nationales avec des rendements financiers et satisfaire à la fois les gouvernements et les investisseurs publics et privés », a déclaré Alvaro Lario, Président du FIDA.Cette publication montre comment un projet FIDA au Bangladesh a généré un retour sur investissement de 35% par an et permis 11% d’augmentation de revenus pour 5 millions de personnes en construisant des marchés et des routes pour y accéder qui puissent résister aux aléas climatiques.« Les investissements dans l’adaptation climatique ne permettent pas seulement de protéger les moyens d’existence des plus pauvres de ce monde. Ils sont une opportunité stratégique et économique. En préservant la capacité des pays à produire des aliments, à créer des emplois et à favoriser la croissance, ces investissements renforcent également la stabilité économique et sociale », a expliqué Alvaro Lario.Chaque dollar investi dans l’adaptation peut produire un rendement de plus de 10 dollars . Bon nombre de ces rendements découlent de la création d’emplois ou d’une hausse des revenus, et de dividendes sociaux et environnementaux, comme l’amélioration de la santé ou de la biodiversité.Le projet FIDA au Bangladesh montre comment les infrastructures et marchés résistants aux aléas climatiques ont permis de réduire les coûts de transport des agriculteurs de 60%, de stimuler les échanges commerciaux de 75% et de réduire les pertes après récolte de 30%. Il a également créé des milliers d’emplois par du travail à l’échelle locale.D’autres données du FIDA montrent qu’investir dans les zones rurales reculées peut susciter une vraie transformation, plusieurs projets FIDA ont ainsi permis aux agriculteurs et agricultrices d’augmenter leurs revenus de 50%, selon la dernière évaluation d’impact du FIDA.Dans le cadre des projets évalués, les petits producteurs et productrices alimentaires qui ont bénéficié d’investissements entre 2022 et 2024 ont vu leur revenu moyen augmenter de 34%, leur production de 35% et leur accès aux marchés de 34%.À l’échelle mondiale, un investissement de 1 800 milliards d’USD dans les systèmes d’alerte rapide, les infrastructures résistantes aux aléas climatiques, l’amélioration de l’agriculture dans les zones arides, la protection des mangroves et la résilience des ressources en eau pourrait générer 7100 milliards d’USD en coûts évités et avantages sociaux et environnementaux.Actuellement, plus de 60 millions de personnes exercent des activités dans le cadre de solutions fondées sur la nature, des solutions inspirées par la nature et s’appuyant sur elle, comme la reforestation, la restauration des écosystèmes côtiers ou la gestion durable des sols. De telles activités sont susceptibles de créer jusqu’à 32 millions de nouveaux emplois d’ici 2030.Les besoins en matiére de financement de l’adaptation dans les pays en développement étant 12 à 14 fois plus élevés que la réalité des flux actuels , les investissements privés sont plus urgents que jamais. Le FIDA, qui agit comme une plateforme d’investissement, favorise les solutions qui regroupent les financements, déploient des instruments d’atténuation des risques, donnent lieu à des politiques favorables et font le lien entre les investisseurs dans le cadre de structures de financement mixte qui acheminent directement les ressources vers les communautés rurales.Les communautés rurales abritent 80% des populations les plus pauvres de la planète, et sont en première ligne des inondations, sécheresses et modifications des régimes de conditions météorologiques. Les petits producteurs et productrices agricoles produisent un tiers des aliments dans le monde et jusqu’à 70% sur le continent africain. Ils sont essentiels pour leur communauté, leur pays et la sécurité alimentaire du monde entier. Pourtant, ils reçoivent moins de 1% du financement mondial de l’action climatique.En marge de la COP 30 à Bléme au Brésil , Le FIDA a procédé au lancement de la publication « Adaptation Finance- Buiiding the investment cose.Cette publication démontre la viabilité économique des investissements dans l’adaptation, présente des modèles financiers qui ont fait leurs preuves et répertorie les instruments permettant d’attirer des capitaux et elle aide à réduire l’écart entre l’intérêt du secteur privé pour l’équilibre entre rendements financiers et prévision des risques, et les résultats à plus long terme en matière de développement. Il s’agit d’un guide pratique à destination des décideurs politiques, des institutions financières et des partenaires de développement. Babaclimat Bélem 2025 Brésil(Source FIDA Communiqué de presse no IFAD/88/2025)

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