Lancée officiellement à Guayaquil, cette démarche vise à garantir que les travailleurs des fermes crevettières perçoivent un revenu décent leur permettant de vivre dignement avec leur famille. Pour ce faire, les entreprises membres du SSP utilisent la Matrice Salariale d’IDH, une plateforme numérique reposant sur la méthodologie reconnue Anker, qui permet de comparer les salaires réels versés avec le seuil du salaire vital régional.
« Aujourd’hui, les membres du SSP écrivent l’histoire. Nous prouvons qu’il est possible d’allier compétitivité, qualité et respect des normes sociales et environnementales les plus strictes », a déclaré Pamela Nath, directrice du SSP.
Cette initiative fait suite à un projet pilote mené en 2023 avec l’Aquaculture Stewardship Council (ASC), dont les résultats ont révélé que plusieurs fermes équatoriennes respectaient, voire dépassaient, le seuil du salaire vital dans la région côtière sud.
Pour Marjol van der Linden, responsable du programme Aquaculture à IDH, « mesurer les salaires décents avec des données concrètes est essentiel pour identifier les écarts et bâtir des stratégies de développement durable socialement responsables ».
De son côté, José Antonio Camposano, président de la Chambre nationale d’aquaculture, souligne que l’industrie crevettière équatorienne respecte déjà les normes nationales et internationales, ce qui facilite l’intégration de tels outils.
Cette avancée renforce l’engagement du SSP en faveur d’une aquaculture plus équitable et durable, intégrant à ses critères de qualité et de traçabilité une dimension sociale mesurable et vérifiable.
À propos du SSP
Le Sustainable Shrimp Partnership est une initiative regroupant les principaux producteurs équatoriens de crevettes, visant à transformer l’industrie par l’adoption de normes environnementales et sociales exigeantes, dans un esprit de collaboration et de transparence.
Babacar sene Journal Agropasteur (Source Communiqué de presse
