C’est une des conclusions issues du Rapport de l’évaluation de la vulnérabilité du secteur de la santé face aux changements climatiques suite l’ étude approfondie de la vulnérabilité du secteur de la santé face aux changements climatiques menée dans le cadre du Projet d’Appui au Plan National d’Adaptation du Sénégal (PNA-FEM), financé par le Global Environment Facility et le Programme des Nations Unies pour le Développement piloté par le Ministère de l’Environnement, du Développement Durable et de la Transition Écologique devenu Ministère de l’Environnement et de la Transition écologique .L’étude de vulnérabilité a mis en évidence l’urgence d’agir face aux impacts actuels et projetés des changements climatiques sur la santé au Sénégal. Les risques accrus de maladies climato-sensibles et émergentes, les effets cumulatifs des événements extrêmes et la menace spécifique des vagues de chaleur interpellent l’ensemble des acteurs. Bâtir un système de santé résilient et intégrant pleinement les changements climatiques est le « défi des défis ». Cela exige une approche holistique, combinant actions stratégiques, planification (incluant la budgétisation), politiques, programmes opérationnels et communication20. Le renforcement du dialogue inter-institutionnel, notamment entre les ministères en charge de la santé, de l’environnement, des transports (météorologie) et de l’intérieur (gestion des risques), est essentiel pour permettre des solutions intégrées, à l’image de l’approche « Une Seule Santé ». La réussite de l’adaptation dépendra de la capacité à mobiliser les financements nécessaires et à développer l’expertise pour transformer ces menaces en opportunités.Parmi les éléments de contexte l’on note la forte préoccupation pour le gouvernement du Sénégal face aux menaces multiples des changements climatiques qui pèsent sur les populations, les infrastructures de santé et, surtout, sur le système de santé dans son ensemble aboutissant à une bonne méthodologie épousant les recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ainsi que le cadre d’analyse des facteurs de vulnérabilité (Forces motrices, Pressions, État, Exposition, Effets et Actions), le cadre conceptuel de la résilience du système de santé(et des données climatiques et sanitaire et de modèles climatiques et d’impacts pour le paludisme tout en considérant que le climat du Sénégal est caractérisé par une variabilité marquée des températures et de la pluviométrie.L’étude a démontré également que la vulnérabilité actuelle du secteur de la santé au Sénégal se manifeste à plusieurs niveaux marqués par la déficience des ressources humaines, l’insuffisance de planification et de l’intégration des considérations climatiques dans les plans et programmes de santé qui doivent être ajustés pour prendre en compte la menace des changements climatiques, les problèmes récurrents dans la surveillance et dans la collecte, l’enregistrement et la communication de données , faiblesses infrastructurelles , l’étroitesse du financement intégrant peu le climat et les questions de santé liées au climat , le manque d’accès à l’information fiable, médias mal équipés pour diffuser l’information technique La typologie des groupes vulnérables aux impacts sanitaires des changements climatiques est diversifiée et s’ouvre aux nourrissons, enfants, femmes enceintes, personnes âgées, personnes atteintes d’affections chroniques, personnes pauvres et/ou défavorisées économiquement, et aux personnes travaillant à l’extérieur, aux albinos, drépanocytaires et les personnes handicapées sont également identifiés comme particulièrement vulnérables. Il a été noté dans cette étude que les projections climatiques indiquent des risques accrus d’émergence et de propagation de maladies avec des impacts projetés sur des maladies comme le paludisme, la dengue, les vagues de chaleur, les événements météorologiques et climatiques extrêmes, les facteurs aggravants tels que la pauvreté, l’absence d’assainissement adéquat et un accès limité à l’eau potable continuent d’exacerber la vulnérabilité des populations face à ces risques climatiques.C’est véritablement un impératif d’allier l’adaptation et le renforcement de la résilience du système de santé ;Somme toute de véritables défis face auxquels, l’étude souligne la nécessité de repenser tout le système de santé à la lumière des menaces climatiques et de renforcer sa résilience, capable d’anticiper, de contrer, de gérer, de résister et de s’adapter aux chocs et stress climatiques tout en améliorant la santé des populations.Pour cela des stratégies s’imposent en termes d’option d’adaptation reposant sur l’augmentation et l’amélioration des connaissances sur les risques climatiques. L’augmentation de l’accès, de la couverture géographique et de la qualité des services de santé et la . Promotion des structures de santé durables et résilientes aux phénomènes climatiques (incluant la réduction des émissions de GES).L’étude a révélé que l’OMS propose un cadre opérationnel en dix composantes pour renforcer la résilience. Les actions d’adaptation identifiées dans l’étude s’y réfèrent et couvrent notamment la direction et la gouvernance, le personnel de santé, le Suivi et l’évaluation, la recherche, les Technologies et les infrastructures la gestion des déterminants environnementaux, les Programmes de santé, la Préparation et la gestion des urgences, le Financement L’étude rappelle que le Sénégal participe à diverses initiatives régionales et internationales liées aux changements climatiques et à la santé (OMS, CEDEAO, Union Africaine)35…. L’Agenda 2063 de l’Union Africaine et les Objectifs de Développement Durable (ODD), notamment l’ODD 3 (Santé et bien-être) et l’ODD 13 (Lutte contre les changements climatiques), sont particulièrement pertinents..Babaclimat/Journal Agropasteur
