La récente visite du Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, dans les exploitations agricoles du ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Mabouba Diagne, s’inscrit dans une dynamique plus large : celle d’une véritable révolution agricole au Sénégal. Cette immersion au cœur du travail de la terre illustre la volonté des autorités de placer le secteur primaire au centre du projet de transformation économique et sociale du pays.Une agriculture au cœur du projet de souveraineté nationaleÀ travers les initiatives portées par le ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, l’État du Sénégal entend impulser une nouvelle dynamique agricole fondée sur la modernisation des exploitations, la valorisation du travail de la terre et la création d’emplois pour la jeunesse.Dans cette perspective, la visite du Premier ministre dans les champs du ministre Mabouba Diagne revêt une portée symbolique forte. Elle traduit la volonté des nouvelles autorités de replacer l’agriculture au cœur du développement national, non seulement comme secteur économique stratégique, mais aussi comme levier de souveraineté.Cette approche s’inscrit dans la vision défendue par Ousmane Sonko, pour qui la souveraineté alimentaire constitue l’un des piliers fondamentaux de l’indépendance économique du Sénégal.« J’ai passé une excellente journée dans les champs. Il n’y a rien de plus vrai que l’agriculture. Retournons-y tous ! Le pari de la souveraineté est d’abord un pari individuel », a déclaré le Premier ministre à l’issue de sa visite.Une révolution agricole fondée sur l’engagement citoyenAu-delà des politiques publiques et des investissements, la vision portée par le chef du gouvernement repose sur une idée centrale : la souveraineté alimentaire ne peut être atteinte sans l’engagement concret des citoyens, des producteurs et des entrepreneurs agricoles.Dans cette logique, l’agriculture est appelée à devenir un véritable projet de société, capable de mobiliser les jeunes, de valoriser les ressources locales et de réduire la dépendance du pays aux importations alimentaires.Cette approche marque une rupture avec les modèles de développement trop dépendants de l’extérieur. Elle privilégie la valorisation du potentiel agricole national, l’innovation locale et la responsabilisation des acteurs du secteur.L’intégration agriculture–élevage comme levier stratégiqueLa révolution agricole envisagée par les autorités sénégalaises ne se limite pas aux cultures végétales. Elle repose également sur le renforcement des systèmes d’élevage, qui constituent un pilier essentiel de l’économie rurale.Dans ce cadre, plusieurs initiatives sont menées à travers le Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel (PRAPS 2 SN), visant à améliorer la résilience des systèmes pastoraux et agropastoraux.Sous l’impulsion du Responsable de la composante Cultures Fourrageres du projet,l’Ingénieur Agronome, Zootechnicien , Youssoupha Ba, l’accent est notamment mis sur le développement des périmètres fourragers destinés à sécuriser l’alimentation du bétail.Selon lui, le développement durable de l’élevage sénégalais dépend en grande partie de la maîtrise de l’alimentation animale, un facteur déterminant pour améliorer la productivité et renforcer la résilience face aux aléas climatiques.Durant la semaine écoulée, les équipes techniques ont ainsi assuré le suivi de plusieurs périmètres fourragers exploités par des agropasteurs bénéficiaires du programme.Le secteur primaire comme socle du développementDans la vision du Premier ministre Ousmane Sonko, l’agriculture et l’élevage constituent les deux piliers fondamentaux du secteur primaire, considéré comme la base du développement économique du pays.L’intégration de ces deux secteurs apparaît ainsi comme un levier majeur pour stimuler la production nationale, renforcer la sécurité alimentaire et créer des emplois durables dans les territoires ruraux.La visite du Premier ministre dans les exploitations agricoles du ministre Mabouba Diagne envoie ainsi un signal politique clair : la transformation structurelle du Sénégal passera par une valorisation stratégique du travail de la terre et par l’émergence d’une véritable révolution agricole nationale.
Babacar sene journal Agropasteur
