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Le Groupe de Travail Pluridisciplinaire (GTP), coordonné par l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM), a présenté ce mardi 2 septembre 2025 à la Direction de la météorologie son bulletin décadaire sur l’évolution de la saison des pluies.Comme à l’accoutumée, le GTP se réunit tous les dix jours pour faire le point sur la situation pluviométrique et dégager des perspectives. Le bulletin rendu public fournit des informations actualisées sur la situation hydrologique, pastorale, l’état de la végétation, le suivi des marchés ainsi que des recommandations à l’endroit des différents acteurs.Le Bulletin agrométéorologique de la troisième décade d’août 2025, publié par l’ANACIM et ses partenaires, révèle une pluviométrie globalement excédentaire sur le territoire national. Si ces précipitations favorisent la croissance des cultures et le reverdissage des pâturages, elles entraînent aussi une montée inquiétante des eaux dans le bassin du fleuve Sénégal et la résurgence de certaines maladies animales. Selon les données collectées, le cumul pluviométrique saisonnier varie entre 85,2 mm à Richard Toll et 994,9 mm à Tendouck. La comparaison par rapport à la normale révèle une situation globalement excédentaire à normale sur la quasi-totalité du territoire. Toutefois, des déficits ont été relevés dans certaines localités, notamment à Bambey, Fatick, Linguère, Bounkiling, Déaly, Fimela, Malem Hoddar, Sédhiou et Thilogne.Au nord, trois jours de pluie ont été enregistrés, avec des cumuls allant de 8,5 mm à Richard Toll à près de 150 mm à Louga, où un pic de 120,2 mm a été observé le 27 août.À l’ouest, Dakar et Thiès ont reçu entre 43 mm et 150 mm, avec des records notables : 172,6 mm à Thicky et 128 mm à Nguékhokh le 21 août.Dans le centre, la pause pluviométrique n’a pas dépassé quatre jours. La plupart des stations ont enregistré plus de 100 mm, des apports jugés bénéfiques pour les cultures.À l’est, les pluies sont restées plus faibles, notamment à Tambacounda et Kédougou, rarement au-dessus de 100 mm.Au sud, des pluies supérieures à 100 mm ont été mesurées à Bignona, Kolda et Oussouye, confirmant le rôle moteur de la Casamance dans la saison hivernale.Le cumul saisonnier varie de 85,2 mm à Richard Toll à 994,9 mm à Tendouck, plaçant la quasi-totalité du pays dans une situation normale à excédentaire, malgré quelques déficits localisés (Bambey, Fatick, Linguère, Sédhiou…).Somme toute des pluies intenses mais inégales selon les zonesLe GTP invite les acteurs du monde rural et les collectivités à rester vigilants et à mettre en œuvre les mesures adaptées afin de tirer le meilleur profit de la saison en cours.Le bulletin souligne une hausse continue des cours d’eau.À Bakel, le fleuve Sénégal a atteint 960 cm le 31 août, dépassant la cote d’alerte de 0,3 cm.À Matam, le niveau a progressé de 60 cm en dix jours, franchissant également la cote critique.À Podor, malgré une hausse de 52 cm, le niveau reste inférieur à celui de l’année passée.Dans la Falémé et le fleuve Gambie, les niveaux ont légèrement baissé, tandis que la Casamance connaît une montée modérée. Globalement, la vigilance est de mise dans la vallée du fleuve Sénégal où les risques de crue demeurent élevés.Le bulletin a informé sur la la situation pastorale contrastée.Le retour des pluies a favorisé la germination de nouveaux pâturages dans la zone sylvopastorale et au nord. Toutefois, ces jeunes repousses exposent le bétail à des risques de tétanie d’herbage et d’entérotoxémie. Les zones de Matam, du centre et du sud disposent de pâturages plus abondants. L’abreuvement du cheptel se fait surtout dans les mares et cours d’eau, réduisant la pression sur les forages.Pour les Maladies animales : 272 foyers suspects sont recensésLa surveillance zoosanitaire a permis d’identifier 272 suspicions de foyers de maladies animales durant la période.Les pathologies dominantes sont : la pasteurellose (46 foyers), l’entérotoxémie (17 foyers), la fièvre aphteuse (17 foyers), la peste des petits ruminants (17 foyers), la distomatose (16 foyers).Les services vétérinaires recommandent un renforcement de la biosécurité, des campagnes de vaccination et la vigilance des éleveurs face aux signes cliniques.Sur la situation de la Végétation et des marchés des évolutions encourageantes sont également obtenues.Les images satellitaires indiquent une amélioration du couvert végétal par rapport à la décade précédente, notamment dans le nord. Toutefois, des déficits persistent dans certaines zones agricoles et pastorales.Sur les marchés, la troisième décade d’août a été marquée par une baisse des prix des céréales locales (mil, maïs, sorgho, riz), une stabilité des céréales importées sauf le riz parfumé, et une hausse généralisée des légumes (manioc, chou, carotte, patate douce). De fortes disparités régionales persistent, avec des prix plus élevés en Casamance et au Sénégal oriental.Recommandations du GTP se confirment par l’appel aux populations et autorités locales à :–suivre de près les prévisions météo pour limiter les impacts des inondations ;-renforcer la veille hydrologique dans la vallée du fleuve Sénégal ;-sensibiliser les éleveurs sur les maladies animales et l’usage des services vétérinaires ;-intensifier la surveillance des ravageurs agricoles ;-maintenir une observation attentive des marchés pour anticiper les tensions alimentairesBabacar sene journal Agropasteur/babaclimat

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