Placée sous le thème « Promouvoir des solutions durables, inclusives, fondées sur la science et les preuves pour l’Agenda 2030 », l’édition 2025 du FPHN évalue plusieurs ODD , ODD 3 sur la Santé et le bien-être, l’ODD 5 sur Égalité des sexes, l’ODD 8 sur le Travail décent et la croissance économique, l’ODD 14 sur la Vie aquatique et l’ODD 17 sur le Partenariats pour la réalisation des objectifs.Intervenante principale pour l’ODD 3 au Forum politique de haut niveau des Nations Unies, l’activiste indienne Shobha Shukla plaide pour une approche intégrée et équitable des droits à la santé et à l’égalité des sexes, face aux reculs observés dans la région Asie-Pacifique.« Le droit à la santé est indissociable de l’égalité des sexes et des droits humains. » C’est par ces mots que Shobha Shukla, a ouvert son intervention en tant qu’intervenante principale sur l’Objectif de Développement Durable (ODD) n°3 Santé et bien-être — au Forum politique intergouvernemental de haut niveau (FPHN 2025) des Nations Unies, qui se tient du 14 au 23 juillet au siège de l’ONU à New York.Unique représentante indienne sur le panel, Shobha Shukla s’exprimait au nom du Mécanisme d’engagement de la société civile pour la région Asie-Pacifique.Placée sous le thème « Promouvoir des solutions durables, inclusives, fondées sur la science et les preuves pour l’Agenda 2030 », l’édition 2025 du FPHN évalue plusieurs ODD , ODD 3 sur la Santé et le bien-être, l’ODD 5 sur Égalité des sexes, l’ODD 8 sur le Travail décent et la croissance économique, l’ODD 14 sur la Vie aquatique et l’ODD 17 sur le Partenariats pour la réalisation des objectifs.Le forum pour ne laisser personne de côté , rappelle le caractère intégré, indivisible et interdépendant des Objectifs de développement durable.Malgré tout des progrès en recul sont notés dans la région Asie-PacifiqueSelon Shobha Shukla, les avancées en matière de santé restent fragiles dans la région Asie-Pacifique. Elle alerte sur les difficultés persistantes dans l’accès universel aux services de santé, aux droits sexuels et reproductifs, à la couverture sanitaire universelle, ainsi qu’aux vaccins, diagnostics et traitements abordables.Ancienne enseignante de physique et directrice exécutive fondatrice du CNS, elle coordonne également le programme « Santé sexuelle, équité et droits (SHE & Droits) ». Militante féministe, elle insiste sur l’impact des inégalités de genre sur la santé et estime que « Les objectifs de l’ODD 3 ne peuvent être atteints sans progresser sur l’ODD 5. »Une conjoncture inquiétante note Shukla qui dénonce une série de tendances alarmantes ; c’est aussi la montée des mouvements anti-droits et anti-genre, comme la Déclaration de Genève ; la réduction de l’aide au développement pour la santé et l’égalité des sexes ; les mesures d’austérité dans les pays endettés ; et la faible priorité accordée aux dépenses de santé.Elle appelle à une intégration effective des services de santé sexuelle et reproductive dans les systèmes de santé essentiels :« Ces services doivent inclure l’avortement médicalisé, les soins post-avortement, la santé mentale, l’hygiène menstruelle, et répondre aux besoins spécifiques des groupes marginalisés. »Présidente de l’Alliance mondiale des médias pour la résistance antimicrobienne (GAMA), Shobha Shukla exhorte les pays à adopter l’approche One Health pour freiner la résistance aux antimicrobiens. Elle rappelle aussi les responsabilités des industries du tabac et de la nicotine dans la dégradation de la santé publique :« Il est temps que les gouvernements fassent appliquer les articles 5.3 et 19 de la Convention-cadre de l’OMS pour tenir ces industries responsables. »C’est une nécessité impérieuse de porter le plaidoyer pour des réformes économiques équitables ; en cela elle plaide en faveur d’une refonte de l’architecture financière mondiale, appelant à des réformes transformatrices basées sur les droits humains, la justice, et l’égalité. Les dettes insoutenables du Sud global entraînent des coupes budgétaires dans les services essentiels comme la santé et l’éducation.« Les brevets doivent être suspendus, les règles commerciales révisées, et les intérêts commerciaux ne doivent plus primer sur la santé publique. »Elle rappelle également les inégalités flagrantes observées durant la pandémie de COVID-19, lorsque les pays riches ont stocké des vaccins pendant que d’autres manquaient cruellement de doses.Shobha Shukla insiste sur l’importance de recentrer les politiques de santé autour des personnes et de garantir des réponses transformatrices, sensibles au genre et fondées sur les droits. Un appel à l’action.« À moins de cinq ans et demi de l’échéance de l’Agenda 2030, il est urgent que les gouvernements redoublent d’efforts pour garantir l’égalité des sexes et le droit universel à la santé, sans laisser personne de côté. »Babacar sene Journal Agropasteur
