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 À l’initiative du pôle de compétitivité français VEGEPOLIS VALLEY, en mission en Côte d’Ivoire, des acteurs ivoiriens et français du secteur du végétal se sont réunis à Treichville, à Abidjan, pour échanger sur les perspectives de collaboration entre les deux pays.Implanté dans quatre régions françaises (Pays de la Loire, Auvergne–Rhône-Alpes, Bretagne et Centre-Val de Loire), VEGEPOLIS VALLEY rassemble et accompagne les acteurs de toute la chaîne de valeur du végétal, de la génétique aux usages.Cette mission s’inscrit dans le cadre du Projet “Accélérateur du Végétal en Côte d’Ivoire” (AVECI), financé par France AgriMer et coordonné par VEGEPOLIS VALLEY.Autour d’un déjeuner au Débarcadère de Treichville, les participants ont discuté de pistes de coopération visant à renforcer les échanges techniques, industriels et institutionnels entre la Côte d’Ivoire et la France. Pour VEGEPOLIS VALLEY, ces échanges s’inscrivent pleinement dans les objectifs du projet AVECI, qui s’achève en décembre 2025.
Le programme vise notamment à renforcer les partenariats décentralisés entre régions, favoriser l’émergence de projets collaboratifs et bâtir des relations durables et de confiance entre les communautés professionnelles ivoiriennes et françaises.La mission a été coordonnée par Claudia D’Oliveira De Ramos, Responsable de Projets et Réseaux Internationaux chez VEGEPOLIS VALLEY.Parmi les acteurs présents, Michel Dalee a présenté son entreprise, spécialisée dans la fabrication de granulés issus de résidus végétaux et forestiers, destinés à remplacer le charbon de bois pour la cuisson. L’entreprise propose également des cuisinières adaptées.« L’objectif est de proposer une alternative au charbon pour lutter contre la déforestation, tout en protégeant la santé des femmes qui, aujourd’hui encore, inhalent de grandes quantités de fumée lors de la cuisson », explique-t-il. Les granulés seraient également moins coûteux que le charbon, améliorant ainsi le pouvoir d’achat des ménages.
Selon lui, cette rencontre est une opportunité d’identifier des partenaires pour créer des entreprises, des emplois et monter des projets adaptés aux réalités locales.Le projet AVECI intègre également des volets de recherche et de formation, fondamentaux pour développer des solutions durables.
Laurent Balique, chargé d’affaires pour l’IRD et le CIRAD, a présenté le projet CONNECT AO, qui sera mis en œuvre en 2026. Ce programme, axé sur la Côte d’Ivoire et le Sénégal, vise à faciliter l’accès du secteur privé à la recherche à travers un consortium d’intelligence collective associant chercheurs, entreprises, institutions et bailleurs.Pour Herman Christian Kouassi, Directeur général de SUP AGRO, ces échanges représentent une opportunité de tisser des partenariats avec des écoles françaises afin de renforcer la formation agricole des jeunes et mettre en place des programmes d’échange académique.Diallo Oumar, PCA de la coopérative SCOOPAAK, active dans le cacao, le café et les intrants agricoles, a salué cette initiative qui permet aux acteurs d’exposer les défis rencontrés par les producteurs. Il a notamment souligné le besoin de partenaires pour fournir des machines d’épandage d’engrais, afin de limiter les risques pour les planteurs.De son côté, Dion Bonka Béranger, porteur du projet de labellisation de l’huile rouge de Man en Indication Géographique Protégée (IGP), voit en cette rencontre une occasion d’élargir les collaborations pour structurer davantage la filière.La rencontre a également mis en lumière le dynamisme du secteur de la transformation.
Victor Nono, Président-fondateur d’ASFOOD, est revenu sur les activités de son entreprise qui valorise les produits vivriers africains à travers des mini-usines conteneurisées transformant fruits et légumes en jus ou purées pouvant être conservés à température ambiante. Il voit la Côte d’Ivoire comme une plateforme stratégique pour étendre ses opérations à l’ensemble du continent.Une mission riche en perspectives, en Côte d’Ivoire durant laquelle , la délégation de VEGEPOLIS VALLEY a mené plusieurs rencontres institutionnelles, des échanges techniques et des visites de terrain. Elle a également présenté les grandes lignes d’un futur catalogue regroupant les acteurs du végétal en France et en Côte d’Ivoire.

Mireille Yapo

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