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La vallée du fleuve Sénégal fait face, depuis le 29 novembre dernier, à des incursions de criquets pèlerins en provenance de la République islamique de Mauritanie, dans un contexte régional marqué par une situation acridienne particulièrement préoccupante chez le pays voisin.Les premières observations ont été enregistrées dans les régions nord du Sénégal, alors que la Mauritanie connaît une forte activité acridienne, avec plusieurs essaims en phase de reproduction. Face à cette menace, la Direction de la protection des végétaux (DPV) a rapidement mis en place un dispositif de surveillance et de lutte précoce afin de contenir la propagation du ravageur.Ce dispositif comprend quatre (4) équipes de surveillance, trois (3) équipes de traitement dotées d’unités montées sur véhicules pickup (UPV), appuyées par deux drones positionnés à Richard-Toll et à Ogo. En parallèle, un stock de 4 000 litres de pesticides a été prépositionné à Richard-Toll/Dagana, Ogo/Matam et Dahra (région de Louga), permettant une capacité de traitement estimée entre 3 000 et 4 000 hectares.Les zones actuellement touchées concernent principalement les départements de Dagana, Podor, Saint-Louis et Louga, avec des incursions signalées jusqu’à Keur Momar Sarr. Des dégâts localisés, parfois sévères, ont été observés sur des cultures maraîchères telles que la tomate, le gombo et la pomme de terre, ainsi que sur les cultures fourragères et l’arachide de contre-saison.À ce jour, 1 020 hectares ont été traités, avec l’utilisation de 1 020 litres de pesticides, notamment dans les localités de Louboudou Doué, Gankette Baila, Louboudou (Keur Momar Sarr), Keur Momar Sarr, Khéune, Diangambal, Lampasr et Diama (Pol Ndoss). Aucune présence active d’essaims n’est actuellement signalée sur le territoire national.Toutefois, malgré l’accalmie observée, le risque d’une nouvelle invasion demeure élevé. La situation reste critique en Mauritanie, où quatre (4) essaims en reproduction ont été signalés, constituant les principaux foyers des incursions précédentes.La surveillance renforcée est maintenue sur l’ensemble des zones à risque, tandis qu’une évaluation globale de la situation est en cours avec l’appui des experts de la Commission de lutte contre le criquet pèlerin dans la région occidentale (CLCPRO).Selon les services techniques, les capacités actuelles de la DPV ne permettraient pas de faire face efficacement à une invasion acridienne de grande ampleur. Un renforcement urgent des moyens logistiques, matériels et phytosanitaires est ainsi engagé, avec l’appui de l’État, dans une logique de préparation et d’anticipation.À ce stade, la situation est sous contrôle, mais elle demeure hautement évolutive. Un appui soutenu de l’État reste indispensable pour prévenir une invasion majeure et sécuriser durablement les productions agricoles du nord du Sénégal.Le Sénégal, pour sa part, réaffirme son engagement à poursuivre ses efforts dans ce domaine, en étroite collaboration avec les pays frères de la région, la CLCPRO et l’ensemble des partenaires techniques et financiers.L’apport de ce projet a été très significatif pour le Sénégal et a porté sur le renforcement des capacités de la DPV de mon département, notamment dans :- La formation d’un point focal drones pour la surveillance et la lutte ;- La formation sur la maitrise de l’utilisation des biopesticides ;- La formation d’un chargé de communication en lutte anitacridienne ;- La formation sur l’exploitation et l’utilisation de PlantNet pour la reconnaissance des plantes ;La formation sur les techniques de pulvérisation aérienne et de suivi environnemental

Babacar sene Journal Agropasteur

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