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Lancé dans les zones de Cayar, Mballing et Thiaroye, le projet Make Artisanal Fish Processing Viable Again (MAFVA) a permis, en six mois, d’améliorer les conditions de travail des transformatrices de poisson grâce à des équipements modernes et des formations ciblées. Lors de l’atelier de restitution tenu à Dakar, les bénéficiaires ont salué les résultats obtenus tout en appelant à une phase de consolidation pour assurer la durabilité des acquis. Après six mois de mise en œuvre dans les localités de Cayar, Mballing et Thiaroye, le projet Make Artisanal Fish Processing Viable Again (MAFVA) a tenu, ce mercredi, un atelier de restitution des résultats. À cette occasion, les bénéficiaires ont salué les réalisations enregistrées, tout en appelant à une phase de consolidation pour assurer la pérennisation des acquis.Financé par la Norvège et mis en œuvre en partenariat avec Enda Énergie, le projet MAFVA vise l’amélioration des conditions de transformation artisanale du poisson au Sénégal, une activité largement dominée par les femmes où elles représentent plus de 75 % des acteurs).Parmi les principales avancées, le projet a permis l’organisation de trois sessions de formation axées sur l’hygiène et la qualité, au bénéfice de 39 acteurs de la filière. Une quatrième session, dédiée à la gestion administrative et financière, a rassemblé 22 femmes membres de groupements de transformatrices.Dans une logique d’amélioration de la logistique, quatre tricycles ont été remis : deux à Cayar et deux à Thiaroye, facilitant ainsi le transport des produits. Côté équipements, le projet a réalisé la construction et la réhabilitation de fours de fumage : 36 à Cayar, 24 à Mballing et 16 à Thiaroye.En matière d’infrastructures, l’installation de 14 lampadaires solaires sur les trois sites a contribué à améliorer les conditions de travail, notamment en solaire, tout en réduisant l’empreinte carbone des activités de transformation.Le projet s’inscrit dans une dynamique de transformation durable du secteur, en introduisant des technologies plus respectueuses de l’environnement, à l’instar du « four Nopalé, » reconnu pour sa faible consommation de bois de chauffe. Ce progrès technologique contribue non seulement à la lutte contre la déforestation, mais aussi à la réduction des pertes post-capture, tout en garantissant une meilleure conservation des produits halieutiques.Lors du point de presse organisé en marge de l’atelier, plusieurs voix se sont élevées pour saluer les avancées significatives du projet. Mme Maïmouna Diouf, cheffe du projet MAFVA, Mme Diaba Diop, présidente du Réseau des Femmes pour la Pêche Artisanale, M. Christophe Messinger, représentant du GIZ/Cluster Climat-Énergie, ainsi que M. Tafsir Mouhamadou Gaye, représentant du ministère de la Pêche, ont unanimement reconnu la pertinence du projet et ont insisté sur la nécessité de consolider ses résultats à travers une phase de suivi et d’accompagnement renforcé.Le plaidoyer en faveur d’une seconde phase du projet MAFVA témoigne de l’engagement des acteurs locaux à faire de la transformation artisanale du poisson un levier de développement durable, inclusif et résilient.Babacar Sene Journal Agropasteur/babaclimat

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