La République démocratique du Congo, qui détient à elle seule plus de 50 % des réserves en eau de l’Afrique et près de 25 % des eaux douces mondiales, fait face à un paradoxe alarmant : des millions de ses citoyens n’ont toujours pas accès à l’eau potable. Dans le même temps, sécheresse, déforestation, migrations climatiques et pressions géopolitiques menacent l’avenir du bassin du Congo, considéré comme le deuxième poumon écologique de la planète après l’Amazonie.C’est dans ce contexte que le CENADEP (Centre National d’Appui au Développement et à la Participation populaire) organise, ce mardi 19 août 2025 à Kinshasa, l’atelier national « Désertif’Action RDC : prévenir contre les effets néfastes de la sécheresse dans le bassin du Congo ».L’événement se veut un espace de réflexion et de plaidoyer autour de plusieurs enjeux majeurs :promouvoir une gouvernance équitable et durable des ressources en eau ;anticiper les risques liés à la sécheresse et à la désertification ;analyser les impacts du projet Transaqua sur la région ;valoriser les solutions locales telles que l’agroécologie ;renforcer la résilience des communautés face aux chocs climatiques.« Nous devons bâtir une vision collective et durable de la gestion de l’eau, car elle est à la fois une ressource vitale, un facteur de stabilité et un levier de souveraineté », souligne le CENADEP.À travers cette rencontre, les acteurs congolais et leurs partenaires entendent poser les bases d’une gouvernance solidaire de l’eau et de l’environnement, afin de protéger le bassin du Congo et garantir aux générations futures un avenir plus sûr.Babacar sene journal Agropasteur(Desertif’Actions2026)
