Depuis 2022, le projet a accompagné la transition agroécologique de plus de 1400 exploitations agricoles familiales selon la note du CARI . Les activités de formation aux techniques de production, d’appui à la commercialisation ou encore de sensibilisation à la nutrition ont directement bénéficié à 1043 agricultrices membres de groupes de paysans mis en place à l’échelle des villages d’intervention du projet.Un projet pour la participation des femmesDès le début du projet, les interventions ont été conçues afin d’assurer une participation importante des femmes. Ainsi, les groupes de paysans devaient être composer d’au moins 50% de femmes, afin de bénéficier de l’accompagnement du projet.Par la suite, les groupes ont été consultés pour choisir les techniques et nouvelles pratiques sur lesquelles leurs membres souhaitaient être accompagnés. Cela a permis de prendre en compte les besoins spécifiques des femmes et de les intégrer aux programmes de formation. Par exemple, l’introduction de l’élevage de volailles correspondait aux intérêts et aux connaissances existantes des femmes.D’autres aspects ont été pris en compte afin de susciter une participation active des femmes dans les groupes de paysans tout au long du projet : les animateurs du projet se sont rendus régulièrement dans chacun des villages pour organiser les activités de formation et de partage d’expériences au sein des groupes, ce qui a réduit les difficultés liées aux déplacements des agricultrices et agriculteurs. D’autre part, les horaires des réunions et des formations ont été adaptées aux responsabilités domestiques des femmes.Au fil du projet, l’obtention de résultats tangibles a aussi favorisé l’implication continue des femmes. Elles ont constaté des avantages aux pratiques amenées par le projet, tels que l’amélioration de la gestion de l’eau, l’accroissement des rendements, la diversification de l’alimentation, et même l’augmentation des revenus provenant de la vente de produits tels que les légumes, les œufs et poulets.Cette stratégie du projet a été efficace en encourageant les femmes à s’engager dans les groupes et à participer active activement dans les activités de production, mais aussi dans des rôles de leadership au sein du groupe. L’intention étant d’assurer une réelle implication des femmes dans les prises de décision au sein des groupes. A la fin de la première phase du projet (2022-2025), les groupes de paysans mis en place sont composés en moyenne de 70% de femmes, dépassant ainsi les ambitions initiales. Sur les 63 chefs de groupes désignés par leurs pairs, 31 sont des femmes.Cette importante participation des femmes est aussi favorisée par le contexte socio-culturel : les femmes jouent déjà un rôle central dans l’agriculture à petite échelle et la sécurité alimentaire des ménages. Elles sont les gardiennes des connaissances agricoles traditionnelles, de la conservation des semences et des décisions nutritionnelles au sein des ménages. Ces rôles existants ont rendu culturellement acceptable et même facile leur participation aux activités du projet Kilimo Endelevu Arusha.C’est donc la fusion entre l’approche mise en œuvre par le projet et le contexte socio-culturel qui a permis aux femmes de s’impliquer dans les activités du projet. Ce qui est intéressant à noter, c’est que la plupart des hommes, même ceux qui ne participaient pas aux activités de groupe, soutiennent leurs conjointes parce qu’ils voient la valeur du projet.Le projet Kilimo Endelevu Arusha 2022-2025 est la 1ère phase d’un programme de 9 ans dont l’objectif est de contribuer à la résilience des populations de la région d’Arusha en Tanzanie face aux dérèglements climatiques et environnementaux, à travers un soutien aux exploitations agricoles familiales pour assurer leur durabilité et leur contribution accrue à la souveraineté alimentaire et nutritionnelle du territoire.Ce projet est le fruit d’un partenariat entre l’association CARI, l’ONG belge Iles de Paix, l’ONG tanzanienne RECODA et l’organisation paysanne MVIWAARUSHA. Ce projet est le fruit d’un partenariat entre l’association CARI, l’ONG belge Iles de Paix, l’ONG tanzanienne RECODA et l’organisation paysanne MVIWAARUSHA. Pour atteindre leur objectif, les partenaires agissent simultanément sur plusieurs maillons des systèmes alimentaires : au niveau des parcelles et des territoires, de la production à la consommation, et auprès de la diversité d’acteurs jouant un rôle dans le système alimentaire.Le projet Kilimo Endelevu Arusha est soutenu par l’Agence Française de Développement (AFD), la coopération Belge (DGD), MIROVA Foundation et la Région Occitanie.Babacar Sene Journal Agropasteur (ONG CARI)
