À l’occasion de la Semaine nationale de l’État civil, célébrée du 17 au 22 novembre 2025, le Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel – Phase II (PRAPS2-SN) a placé la sensibilisation des communautés pastorales au cœur de ses priorités. En partenariat avec l’Agence Nationale de l’État Civil (ANEC), le projet a organisé, ce lundi 17 novembre à Kouthia Gaydi (département de Koumpentoum), une session d’orientation dédiée aux pasteurs, chefs de village et relais communautaires.Cette activité vise à renforcer la compréhension des communautés pastorales sur l’importance de la déclaration des naissances, un acte essentiel pour garantir l’accès aux droits fondamentaux tels que l’éducation, la santé ou encore la protection sociale.Le PRAPS2-SN, se constitue à travers ses actions comme un modèle de référence , acteur clé de l’accès des pasteurs à l’état civilDepuis le lancement de sa deuxième phase, le PRAPS2-SN a fait de l’amélioration de l’accès à l’état civil un axe stratégique de son intervention dans les zones pastorales. Constatant les difficultés persistantes liées à la mobilité du bétail, à l’éloignement des centres administratifs et au manque d’information, le projet accompagne l’ANEC dans la mise en place d’approches adaptées aux réalités des éleveurs.Ndéye Méry Mbaye, point focal de l’ANEC auprès du PRAPS2-SN, a rappelé les résultats concrets issus de cette collaboration :« Grâce à nos efforts conjoints, quatre audiences foraines ont déjà été organisées, permettant d’enrôler près de 9 328 pasteurs et agropasteurs.Des sessions de renforcement de capacités ont également été dispensées aux acteurs du PRAPS pour mieux accompagner les communautés dans les procédures d’état civil. »Ces actions ont permis d’étendre l’enregistrement des naissances dans des zones où les populations sont souvent laissées en marge des services administratifs.Il s’agira de garantir l’existence juridique des enfants des familles pastorales.Pour Mamadou Konté, Directeur des affaires juridiques et des partenariats de l’ANEC, l’enjeu est vital et en vaut la chandelle.« Déclarer un enfant à la naissance, c’est lui garantir une existence légale et lui ouvrir l’accès aux services sociaux essentiels.L’état civil n’est pas une formalité administrative, mais un droit fondamental que nous devons protéger. »C’est dans ce cadrre qu’une stratégie nationale renforcée par l’action du PRAPS2-SN est menée .L’initiative menée à Kouthia Gaydi s’inscrit dans un programme plus large visant à assurer une meilleure couverture en état civil dans les zones pastorales. Le PRAPS2-SN prévoit d’étendre ces sessions d’information à d’autres localités de ses zones d’intervention, afin de toucher un nombre croissant de familles d’éleveurs et d’agropasteurs.En soutenant l’enregistrement des faits d’état civil, le PRAPS2-SN contribue non seulement à la sécurisation des droits des populations pastorales, mais aussi à leur pleine inclusion dans les politiques publiques nationales. Babacar sene journal Agropasteur
