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Réunis dans la capitale française à l’occasion de la réunion ministérielle du Groupe des Sept (G7) consacrée à l’environnement, les ministres ont officiellement reconnu la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse comme des défis mondiaux systémiques ainsi que des multiplicateurs de risques pour la sécurité internationale.Cette reconnaissance marque une étape politique majeure dans la lutte contre ces crises environnementales interdépendantes, qui affectent déjà gravement les écosystèmes, les moyens de subsistance, la sécurité alimentaire et hydrique, tout en aggravant les tensions économiques et sociales, particulièrement dans les régions fragiles ou touchées par les conflits.Un appel fort à renforcer la restauration des terres et la résilience climatique inscrit dans leur déclaration commune où les ministres se sont engagés à intensifier les actions en faveur de la restauration des terres dégradées de la résilience face à la sécheresse de la gestion durable des terres et d’investissements publics et privés accrus.Ils ont souligné l’importance stratégique du lien entre dégradation des terres et sécurité mondiale, rappelant que les pressions environnementales exacerbent la concurrence pour les ressources naturelles, favorisent les déplacements de populations et accentuent les risques d’instabilité.Selon les données présentées, plus de 40 % des conflits intra étatiques survenus au cours des six dernières décennies ont été liés à des différends autour des ressources naturelles, notamment la terre et l’eau.Une crise mondiale aux impacts économiques massifs affecté aujourd’hui, jusqu’à 40 % les terres mondiales par la dégradation, générant des pertes économiques estimées à 900 milliards de dollars par an.Par ailleurs 3,2 milliards de personnes vivent dans des zones touchées ; les systèmes alimentaires et hydriques sont de plus en plus fragilisés ;les moyens de subsistance de millions de familles sont menacés.La CNULCD appelle à combler le déficit de mise en œuvre en se félicitant de cette avancée diplomatique, qui selon la Secrétaire exécutive de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD), Yasmine Fouad, a insisté sur la nécessité de transformer les engagements politiques en actions concrètes.« La dégradation des terres et la sécheresse ne sont plus des questions marginales. Elles façonnent déjà la vie quotidienne de millions de personnes », a-t-elle déclaré.Elle a ajouté que « Restaurer les terres est un investissement dans la paix, la résilience et la stabilité à long terme. Nous faisons face non pas à un déficit de connaissances, mais à un déficit de mise en œuvre. »Des initiatives financières pour soutenir l’action et accompagner cette dynamique sont prises . La présidence française en a annoncé plusieurs dont la Nature & People Finance Alliance, destinée à mobiliser davantage de financements publics et privés pour la protection des écosystèmes et la restauration environnementale.En faisant cap sur la COP17 en Mongolie, les ministres ont également identifié la COP17 de la CNULCD, prévue en août 2026 en Mongolie, comme une échéance décisive pour obtenir des résultats concrets.Pour Yasmine Fouad :« La COP17 doit être le moment où les engagements se traduisent par des progrès visibles, notamment dans les régions les plus vulnérables. »Une reconnaissance historique que constitue la déclaration du G7 mais aussi une avancée diplomatique significative, positionnant désormais la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse non seulement comme des enjeux environnementaux, mais aussi comme des priorités économiques, sociales et sécuritaires mondiales.Elle renforce ainsi le rôle central de la CNULCD dans la coordination internationale pour restaurer les terres, prévenir les crises futures et promouvoir une paix durable fondée sur la résilience environnementale.

Babacar sene journal Agropasteur

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