En route vers le Forum social mondial (FSM) de Cotonou 2026, les caravaniers de la Caravane ouest-africaine Terre, Eau et Semences paysannes ont marqué une étape majeure à Lomé. Cette halte est placée sous le signe de la mobilisation des femmes avec la tenue du panel de l’Union des Femmes du Secteur Informel de l’Afrique (UFSI), qui réunit des participantes venues de plusieurs pays de la sous-région.Selon Mme Adama Lam Ka, présidente de la structure au Sénégal.Cette rencontre constitue un moment fort de la Caravane de la Convergence globale pour la lutte en faveur de la préservation des terres et de l’eau. Elle vise à renforcer la participation des femmes du secteur informel aux débats qui seront au cœur du Forum social mondial.Organisé autour du thème « Les femmes du secteur informel, piliers du développement local : quelles politiques pour une meilleure reconnaissance ? », le panel offre un espace de dialogue citoyen et de plaidoyer public. Les participantes y partagent leurs expériences, leurs initiatives et leurs propositions afin de promouvoir une meilleure prise en compte de leur contribution au développement économique, social et environnemental.Cette étape togolaise constitue également un rendez-vous stratégique avant la poursuite de la caravane vers le Bénin, pays hôte du Forum social mondial, créé en 2001 et devenu un espace mondial de convergence des mouvements sociaux, des organisations de la société civile, des syndicats, des chercheurs et des citoyens engagés pour la paix, la justice sociale et les droits humains.Selon Mme Adama Lam Ka Président de la Section Sénégalaise des Femmes du Secteur Informel » l’édition 2026 est placée sous le thème : « Gouvernance des ressources naturelles et luttes populaires face aux crises globales : quelles alternatives pour la paix, la cohésion sociale et le développement durable ? »Le panel de Lomé permettra de renforcer les partenariats locaux et internationaux, de porter la voix des communautés et de construire des alternatives concrètes en faveur d’un développement plus inclusif.Les échanges mettront en lumière la contribution essentielle des femmes du secteur informel au développement local, à la résilience des ménages et à la souveraineté alimentaire. Les participantes feront également le point sur les avancées enregistrées en matière d’accès au foncier, de participation aux instances de décision et d’autonomisation économique, tout en soulignant les défis qui demeurent.À travers cette mobilisation, les femmes du secteur informel demandent leur reconnaissance avant de réaffirmer leur volonté de jouer pleinement leur rôle dans les transformations sociales, économiques et environnementales de l’Afrique de l’Ouest. Elles rappellent qu’elles ne sont pas seulement des actrices de l’économie locale, mais aussi des bâtisseuses d’avenir, porteuses de solutions pour des communautés plus résilientes, inclusives et durables.La rencontre de Lomé apparaît ainsi comme l’une des étapes majeures de la Caravane de la Convergence, avant l’arrivée des deux caravanes à Cotonou où leurs voix viendront enrichir les débats du Forum social mondial 2026.Babacar sene journal Agropasteur
